Dans la ville d’Eshtehard, en Iran, a eu lieu la veillĂ©e funèbre de Medhi Karami, le multiple champion national de karatĂ© exĂ©cutĂ© par le rĂ©gime samedi dernier. Pendant l’enterrement, on peut voir le père de Medhi pleurer de façon incontrĂ´lable, allongĂ© sur la tombe fleurie, faisant ses adieux Ă son fils.
Mohammad Mehdi Karami, 22 ans, et Mohammad Hosseini, 39 ans, tous deux citoyens iraniens, avaient Ă©tĂ© reconnus coupables du meurtre d’un membre de la milice Basij lors de la rĂ©cente vague de troubles.
Ils faisaient partie d’un groupe d’accusĂ©s dans l’affaire du meurtre de Ruhollah Ajamian, membre du Basij, tuĂ© le 3 novembre Ă Karaj, Ă 40 kilomètres Ă l’ouest de TĂ©hĂ©ran, lors d’une violente Ă©meute.
Selon Tasnim, le membre du Basij a été battu à mort par des émeutiers avec des pierres, des couteaux, des machettes et des coups de poing américains.

Un autre problème liĂ© Ă l’exĂ©cution des deux hommes Ă©tait qu’ils n’avaient pas rencontrĂ© leurs proches avant d’ĂŞtre exĂ©cutĂ©s. Selon les mĂ©dias, Karami avait rencontrĂ© ses parents et son frère la semaine dernière. Mais Hosseini n’a pas reçu la visite de ses proches.
Karami et Hosseini ont Ă©tĂ© accusĂ©s de Moharebeh, ce qui signifie littĂ©ralement faire la guerre Ă Dieu. Il s’applique Ă quelqu’un qui prend les armes pour tuer, terroriser et harceler les gens d’une manière qui cause l’insĂ©curitĂ©.
Les troubles en RĂ©publique islamique d’Iran ont commencĂ© le 16 septembre après la mort de Mahsa Amini. également âgĂ©e de 22 ans, qui Ă©tait sous la garde de la police de la moralitĂ©, arrĂŞtĂ©e pour ne pas avoir portĂ© correctement le hijab.





