Contexte
- La France accorde des millions d’euros Ă des organisations non gouvernementales (ONG) françaises, israĂ©liennes et palestiniennes. Le financement direct est effectuĂ© par l’Agence Française de DĂ©veloppement (AFD) et le Consulat GĂ©nĂ©ral de France Ă JĂ©rusalem.
- Le financement indirect sâeffectue Ă travers des ONG françaises, telles que CCFD-Terre Solidaire et Secours Catholique, et via le Centre de dĂ©veloppement des ONG (NDC) basĂ© Ă Ramallah. Ces organisations financent Ă leur tour des ONG qui mĂšnent des activitĂ©s qui visent Ă diaboliser et Ă saper la lĂ©gitimitĂ© dâIsraĂ«l.
- Certaines ONG subventionnĂ©es par la France mĂšnent des campagnes et des activitĂ©s politisĂ©es qui sont contraires Ă la politique Ă©trangĂšre de la France au Proche-Orient qui soutient une solution à « deux Etats pour deux peuples » et avec la jurisprudence française qui considĂšre lâincitation au boycott Ă lâencontre dâIsraĂ«l comme une discrimination Ă raison de la nation, interdite par la loi.
I. Exemples d’ONG françaises politisĂ©es subventionnĂ©es par la France
- CCFD-Terre Solidaire. CCFD a reçu 368.000 âŹÂ de la France en 2012. Lâapproche biaisĂ©e de CCFD dans le conflit israĂ©lo-palestinien ne repose que sur le rĂ©cit des Palestiniens et de « partenaires » anti-israĂ©liens comme Zochrot, Breaking the Silence, Hamoked et Sadaka-Reut. Lors d’une confĂ©rence sur le conflit, par exemple, des reprĂ©sentants du CCFD ont dĂ©clarĂ© que les Palestiniens « rĂ©sistent […] en prenant aussi les armes, poussĂ©s par le dĂ©sespoir devant leur situation sans issue. » CCFD est membre de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine (voir ci-dessous).
- Secours Catholique a reçu 1.167.591 âŹÂ de la France en 2012. Les positions de Secours Catholique sur les questions fondamentales du conflit et ses rĂ©actions aux Ă©vĂ©nements marquants dĂ©montrent un parti pris Ă©vident. Secours Catholique utilise des termes de diabolisation tels que « mur de l’apartheid », et demande à la France et Ă l’UE dâinfliger des sanctions contre IsraĂ«l. Secours Catholique est Ă©galement membre de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine (voir ci-dessous).
- Association France Palestine SolidaritĂ© (AFPS) – a reçu 139.550 âŹÂ de la France en 2012. LâAFPS est trĂšs active en France dans lâorganisation de campagnes de BDS (boycott, dĂ©sinvestissement et sanctions) contre IsraĂ«l. AFPS parle du « camp dâextermination de Gaza » et Ă©crit « Il est inacceptable et inconcevable que le âjuif-bourreauâ se cache derriĂšre le âjuif victimeâ ! ». « Epuration ethnique », « Etat d’apartheid », « Halte Ă la chasse aux enfants palestiniens » figurent parmi les autres Ă©lĂ©ments de rhĂ©torique de lâAFPS.
En Mars 2013, une Cour d’appel française a rejetĂ© une action en justice intentĂ©e par l’OLP et l’AFPS contre Alstom, Alstom Transport et Veolia Transport, prĂ©tendant que par leur participation Ă la construction du tramway de JĂ©rusalem, ces sociĂ©tĂ©s Ă©taient complices de violations du droit international par IsraĂ«l. La Cour dâappel a rejetĂ© ces demandes, mettant en avant Ă la fois une absence de qualitĂ© et dâintĂ©rĂȘt Ă agir et une absence de dĂ©monstration de leurs allĂ©gations. En particulier, la Cour a notĂ© que le tramway n’Ă©tait pas illĂ©gal parce que le droit international relatif Ă lâoccupation permet la construction d’infrastructures de transport. La Cour a Ă©galement notĂ© quâ « la liciitĂ© de la cause ne peut reposer sur la seule apprĂ©ciation par un tiers dâune situation politique ou sociale ».
- La plateforme des ONG françaises pour la Palestine a reçu 261.200 ⏠de la France en 2010–2011. TrĂšs active dans lâorganisation de campagnes de BDS, la plateforme publie Ă©galement une sĂ©rie de brochures sur les rĂ©fugiĂ©s palestiniens et le droit au retour. La plateforme demande aussi la fin des accords entre l’UE et IsraĂ«l, consacrant toute une partie de son site Web pour rĂ©unir des « preuves » justifiant cette campagne. Les membres de la plateforme comprennent la Ligue française des droits de l’homme (LDH), Amnesty International, le RĂ©seau des ONG palestiniennes (PNGO) et le RĂ©seau des ONG environnementales palestiniennes (PENGON). La plate-forme entretient Ă©galement des liens avec des ONG radicales comme le ComitĂ© israĂ©lien contre la dĂ©molition des habitations (ICAHD) etIttijah.
II. Exemples d’ONG palestiniennes politisĂ©es financĂ©es par la France
Le Centre de dĂ©veloppement des ONG (NGO Development Center-NDC) a reçu une subvention de 5 millions dâeuros de lâAFD au titre du QuatriĂšme Projet dâONG palestiniennes (PNGO IV). En plus de son rĂŽle dâintermĂ©diaire financier entre divers bailleurs de fonds et les ONG bĂ©nĂ©ficiaires palestiniennes, le NDC publie Ă©galement ses propres documents, tels que :
- Le « Code de bonne conduite des ONG palestiniennes » qui exige des ONG palestiniennes bĂ©nĂ©ficiaires quâelles rejettent « toute activitĂ© de normalisation avec l’occupant, que ce soit au niveau politique-sĂ©curitĂ©, culturel ou politique de dĂ©veloppement. »
- « Un Cadre stratĂ©gique pour renforcer le secteur des ONG palestiniennes, 2013-2017 », qui « vise Ă fournir une orientation stratĂ©gique pour les ONG. Ce document liste les activitĂ©s de « campagne contre le Mur d’apartheid » et de « campagnes anti-normalisation » dans lâobjectif stratĂ©gique numĂ©ro un.
Financement via le PNGO IV du Centre de développement des ONG (NDC)
- Le Centre de dĂ©veloppement Ma’an a reçu348.578 $ en 2011-2012, dans le cadre du PNGO IV. Dans un document de 2009 intitulé « Le boycott, dĂ©sinvestissement et sanctions : Leçons apprises dâune solidaritĂ© efficace », le Centre de dĂ©veloppement Ma’an explique sous forme de manuel dĂ©taillĂ© lâimportance des campagnes de BDS internationales « contre l’apartheid » et comment Ă©laborer une campagne de BDS efficace. Le Centre de dĂ©veloppement Ma’an diabolise IsraĂ«l affirmant qu’« un nettoyage ethnique systĂ©matique du peuple palestinien est menĂ© par l’Etat dâIsraĂ«l dans [la VallĂ©e du Jourdain] ».
- Le ComitĂ© de soutien de lâagriculture palestinienne (Palestinian Agricultural Relief Committee-PARC) a reçu 334.859 $ en 2011-2012, dans le cadre du PNGO IV. PARC dirige une gamme de projets agricoles, Ă©conomiques et sociaux en Cisjordanie et Ă Gaza, principalement consacrĂ©s au dĂ©veloppement rural. Cependant, PARC est Ă©galement impliquĂ© dans des campagnes politiques dirigĂ©es contre IsraĂ«l et les sociĂ©tĂ©s israĂ©liennes en contradiction flagrante avec les financements publics destinĂ©s Ă promouvoir ces initiatives. De plus PARC utilise une rhĂ©torique de diabolisation telle que « apartheid » et d’autres termes Ă connotation raciste : « L’occupation a continuĂ© son agression, sa politique de colonisation, la construction du Mur d’Apartheid, la judaĂŻsation de JĂ©rusalem, le siĂšge et la restriction de l’ensemble des mouvements du peuple palestinien par les postes de contrĂŽle qui visent Ă pĂ©nĂ©trer et Ă rompre l’unitĂ© des consciences collectives, nationales et libĂ©rales ».
III.Exemples dâONG israĂ©liennes politisĂ©es financĂ©es par la France
- Zochrot a reçu 260.506 NIS de CCFD-Terre Solidaire en 2011. Zochrot vise à « sensibiliser le public Ă la Nakba palestinienne […] La mĂ©moire et la responsabilitĂ© que le public juif devra assumer sur la Nakba palestinienne sont les conditions de base Ă la paix entre les peuples, mais ce n’est pas suffisant. En plus de cela, les droits des rĂ©fugiĂ©s Ă revenir doivent ĂȘtre acceptĂ©s. » Zochrot accuse IsraĂ«l de « purification ethnique » et de « dĂ©placement forcĂ© et la dĂ©possession du peuple palestinien. »
- Sadaka-Reut a reçu 64.527 NIS de CCFD-Terre Solidaire et 98,312 NIS du Secours Catholique en 2012. Sadaka-Reut prĂ©sente un rĂ©cit manichĂ©en et unilatĂ©ral de la victimisation palestinienne et de la culpabilitĂ© israĂ©lienne. GrĂące Ă ses partenariats avec des groupes qui rejettent la lĂ©gitimitĂ© de la souverainetĂ© juive en IsraĂ«l et soulignent rĂ©guliĂšrement la prĂ©tendue discrimination systĂ©matique d’IsraĂ«l et la « Nakba », la perspective prĂ©sentĂ©e aux jeunes participants est simpliste, partiale et conflictuelle.
- Hamoked a reçu 60.000 âŹÂ du Consulat GĂ©nĂ©ral de France Ă JĂ©rusalem en 2010-2012 et 69.948 âŹÂ de CCFD-Terre Solidaire en 2011-2012. HaMoked accuse IsraĂ«l de « crimes de guerre » avec une rĂ©fĂ©rence seulement symbolique aux tirs « sporadiques » de roquettes du Hamas contre les civils israĂ©liens. HaMoked a appelĂ© la guerre de Gaza de 2009 une « opĂ©ration punitive » et a relayĂ© l’allĂ©gation non vĂ©rifiĂ©e selon laquelle « plusieurs prisonniers … Ă©taient maintenus dans des fosses… apparemment creusĂ©es par l’armĂ©e. » Pendant la guerre de Gaza, HaMoked a dĂ©formĂ© le droit international de façon Ă criminaliser les actions israĂ©liennes, prĂ©tendant à tort que « les bombes Ă phosphore et Ă fragmentation » sont « des armes illĂ©gales interdites par le droit international humanitaire. »
IV. Exemple dâorganisation internationale politisĂ©e financĂ©e par la France
- Diakonia a reçu 20.000 âŹÂ du Consulat GĂ©nĂ©ral de France Ă JĂ©rusalem en 2012-2013. Les projets de Diakonia, tels que « Soutenir les organisations de la sociĂ©tĂ© civile en Palestine » et le Programme de droit international humanitaire font la promotion du rĂ©cit palestinien et de la guerre juridique contre IsraĂ«l, exploitent et dĂ©forment le droit international. Diakonia finance Ă©galement de nombreuses ONG hautement politisĂ©es, dont le Centre alternatif d’information (AIC), Al Haq,Sabeel, Physicians for Human Rights Israel (PHR- I), Womenâs Affairs Technical Committee, Al Mezan,Mossawa et le RĂ©seau euro-mĂ©diterranĂ©en des droits de l’homme.
Source :Â http://ngo-monitor.org





Qu’en est-il de la traçabilitĂ© de ces « dons » ???