IsraĂ«l a demandĂ© Ă l’administration Biden de nĂ©gocier l’expulsion des familles de la rĂ©gion de Sheikh Jarah Ă JĂ©rusalem. Une solution de compromis a Ă©tĂ© rĂ©cemment proposĂ©e par BAGATS.
La rĂ©gion de Sheikh Jarah est un « point chaud » sur la carte de JĂ©rusalem depuis plus d’une dĂ©cennie. Le fait est que les propriĂ©taires Juifs veulent rĂ©cupĂ©rer leurs biens . Ă€ l’heure actuelle, une trentaine de familles palestiniennes ont reçu les papiers d’expulsion.
Nakhalat Shimon, un cabinet d’avocats de familles juives, mène des poursuites contre les rĂ©sidents locaux au motif qu’ils vivent sur des terres achetĂ©es par des Juifs au 19ème siècle autour de la tombe de Shimon le Juste.
Les Palestiniens soutiennent qu’il ne s’agit pas seulement d’un diffĂ©rend foncier, mais d’une tentative de judaĂŻsation progressive de la rĂ©gion. Une nouvelle tentative d’expulsion en mai a dĂ©clenchĂ© une vague de violence Ă JĂ©rusalem, puis une nouvelle guerre avec le Hamas. Mais mĂŞme après la guerre, les Ă©meutes dans la rĂ©gion ne se sont pas arrĂŞtĂ©es.
Selon la proposition de la cour, les Palestiniens qui vivent dans la rĂ©gion depuis les annĂ©es 1950 seront dĂ©signĂ©s comme « locataires protĂ©gĂ©s » et ne pourront pas ĂŞtre Ă©vacuĂ©s avant des dĂ©cennies. En retour, ils devront payer un loyer modique Ă l’organisation de droite Nahalat Shimon, qui a achetĂ© le terrain.
Chaque mois, les rĂ©sidents des maisons paieront Ă la bonne organisation environ 1 500 shekels. Les rĂ©sidents pourront choisir qui ils considèrent comme les « locataires principaux » qui ne peuvent pas ĂŞtre expulsĂ©s. Les enfants du locataire principal bĂ©nĂ©ficient Ă©galement d’une protection contre l’expulsion sous certaines conditions. Ainsi, la menace d’expulsion est reportĂ©e de plusieurs dĂ©cennies.
Jusqu’Ă prĂ©sent, les habitants de la rĂ©gion rejettent un compromis.
« Nous avons demandĂ© aux AmĂ©ricains d’encourager les familles Ă le faire avant qu’il ne soit trop tard », a dĂ©clarĂ© un responsable anonyme au Times of Israel.




