Hier, un groupe de Canadiens palestiniens et d’avocats des droits de la personne ont intentĂ© une poursuite contre le gouvernement fĂ©dĂ©ral canadien pour bloquer les exportations militaires canadiennes vers IsraĂ«l.
La poursuite a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e devant la Cour fĂ©dĂ©rale du Canada par Lawyers for International Human Rights (CLAIHR), l’organisation palestinienne de dĂ©fense des droits humains Al-Haq Law in Service of Man, un certain nombre de Canadiens dont les proches ont Ă©tĂ© tuĂ©s dans la bande de Gaza et des rĂ©fugiĂ©s palestiniens. demandeurs dans le pays.
La poursuite est intentĂ©e contre la ministre des Affaires Ă©trangères MĂ©lanie Joly pour bloquer l’exportation de produits et de technologies militaires vers IsraĂ«l parce que, selon les plaignants, le gouvernement Trudeau « viole les obligations juridiques nationales et internationales du Canada ».
« Il est cruel et répréhensible que notre gouvernement continue de fournir un soutien matériel aux atrocités israéliennes tout en coupant l’aide humanitaire aux victimes de ces mêmes atrocités », a déclaré Hammam Farah, l’un des plaignants.
Selon la poursuite, la loi canadienne sur les exportations exige que les exportations militaires soient suspendues s’il existe un « risque substantiel que l’Ă©quipement ou la technologie puisse ĂŞtre utilisĂ© pour commettre de graves violations du droit international ». Les plaignants estiment qu’il existe un risque dans cette affaire, Ă savoir le risque de gĂ©nocide dans la bande de Gaza.
Le gouvernement canadien a reconnu avoir autorisĂ© 28,5 millions de dollars en nouveaux permis d’exportation de produits et de technologies militaires vers IsraĂ«l au cours des deux premiers mois de la guerre contre le Hamas, mais a niĂ© que l’envoi incluait des armes ou des systèmes d’armes mortels, affirmant qu’il avait seulement approuvĂ© le exportation d’« armes non lĂ©tales ».
Les plaignants n’étaient pas satisfaits de cette « description délibérément vague des biens militaires que le Canada exporte vers Israël », et il y a trois semaines, ils ont écrit au ministre des Affaires étrangères pour demander des éclaircissements, mais n’ont reçu aucune réponse.
Entre temps ce mĂŞme groupe n’a jamais condamnĂ© les atrocitĂ©s du 7 octobre…raison de cette guerre Ă Gaza.





