La chienne de l’armĂ©e Zili est morte Ă Naplouse mardi matin lors de l’opĂ©ration de Tsahal visant Ă capturer Ibrahim al-Naplouse. Après la fusillade, la chienne a Ă©tĂ© la premiere Ă entrer dans l’appartement et a Ă©tĂ© abattu par les terroristes.
La mort de la chienne bien méritée a provoqué le déferlement attendu de réactions dans la presse et les réseaux sociaux.
Ben Silberstein, qui a servi avec elle, qui l’a Ă©levĂ©e et qui porte son nom (ses amis l’appellent Zili), a Ă©crit un article sur Facebook à propos de cette rĂ©action.
Il écrit avoir reçu un nombre sans précédent de messages de soutien, notamment de députés et du Premier ministre.
« Je ne rentrerai pas dans les dĂ©tails de mon service militaire, car ce n’est pas intĂ©ressant, et aussi parce que tout le monde ne l’aimera pas.
Je dois admettre que j’ai des sentiments mitigĂ©s – d’une part, la tristesse face Ă la perte d’une chienne que je connaissais depuis le jour de sa naissance et je suis fier qu’elle soit appelĂ© un hĂ©roine, et d’autre part, ce matin, j’ai parlĂ© avec une habitante de Naplouse, qui m’a dit qu’elle n’avait quittĂ© la maison qu’Ă minuit Ă cause des bruits de coups de feu et d’explosions entendus près de chez elle. Et aussi du grand nombre de blessĂ©s lors des activitĂ©s des forces de sĂ©curitĂ© ce matin Ă Naplouse.
Je ne soutiens pas le terrorisme et je crois qu’il doit ĂŞtre vaincu. Mais je ne connais pas exactement les 40 personnes qui ont souffert, si elles ont Ă©tĂ© impliquĂ©es dans des activitĂ©s terroristes.
La rĂ©alitĂ© dans laquelle nous vivons est celle dans laquelle une chienne israĂ©lienne assassinĂ©e reçoit plus de couverture mĂ©diatique qu’une fillette palestinienne de 5 ans tuĂ©e Ă Gaza. C’est une rĂ©alitĂ© oĂą vous n’essayez pas de rĂ©soudre le conflit, mais seulement de le gĂ©rer. Une rĂ©alitĂ© qui fera beaucoup plus de morts – chiens, soldats et civils.
La mort d’une fillette de 5 ans m’attriste, l’apathie face Ă sa mort m’attriste.
Et la vieille femme, mon amie très proche, qui vit dans l’occupation et qui a peur de quitter la maison, me touche plus au cĹ“ur qu’un chien qui a Ă©tĂ© tuĂ© lors d’activitĂ©s opĂ©rationnelles.
J’ai adorĂ© Zili. Et je sais qu’elle a fait beaucoup de bonnes choses pour me protĂ©ger, moi et tous mes amis. Et mĂŞme maintenant – j’espère que cela m’aidera Ă soulever une question dont il est important de discuter et qui, je l’espère, me protĂ©gera, moi et mes amis, Ă l’avenir.





