Dans une interview aujourd’hui (dimanche) avec Radio 103FM, l’ancien chef du MLA, le gĂ©nĂ©ral de division Yaacov Amidror, a Ă©voquĂ© la poursuite des combats dans la bande de Gaza et a dĂ©clarĂ© que la guerre ne devait pas s’arrĂȘter.
Selon lui, « à mon avis, il n’y a pas de lignes rouges, sauf deux : IsraĂ«l ne se retirera pas de tout Gaza dans le cadre de l’accord, IsraĂ«l n’arrĂȘtera pas la guerre Ă Gaza. En outre, tout fait partie des nĂ©gociations. La guerre ne doit pas ĂȘtre arrĂȘtĂ©e, et la bande de Gaza ne doit pas ĂȘtre quittĂ©e jusqu’Ă ce que la guerre soit terminĂ©e et qu’ils disent : « Nous allons nettoyer Gaza, Ă partir de maintenant c’est la zone A, nous n’avons plus rien Ă chercher Ă l’intĂ©rieur, alors nous sortons ». . »
Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© : « Ma vision du monde dit que la pression doit ĂȘtre maintenue, et ce n’est que sous le sentiment qu’il va ĂȘtre dĂ©truit que Sinwar libĂ©rera les personnes enlevĂ©es. Parce que s’il ne sent pas qu’il va ĂȘtre dĂ©truit, c’est dans son intĂ©rĂȘt de garder les personnes enlevĂ©es car ceci est son certificat d’assurance. Il renoncera au certificat d’assurance seulement s’il sent qu’il va ĂȘtre dĂ©truit avec les personnes enlevĂ©es. Sinwar doit comprendre que mĂȘme s’il dĂ©tient les personnes enlevĂ©es, il est va ĂȘtre dĂ©truit, et alors il aura intĂ©rĂȘt Ă mettre fin Ă la guerre en libĂ©rant les personnes enlevĂ©es.
Lorsqu’Amidror a appris qu’entre-temps les personnes enlevĂ©es mouraient Ă©galement en captivitĂ©, il a rĂ©pondu : « Nous ne pouvons rien y faire, Ă moins que quelqu’un ne veuille quitter Gaza et arrĂȘter la guerre, ce Ă quoi je ne suis pas prĂȘt. »
Amidror a Ă©voquĂ© la possibilitĂ© de diviser la bande de Gaza et de dĂ©clarer la partie sud de la bande comme un Ătat du Hamas dans lequel IsraĂ«l combat, et d’Ă©tablir le fait qu’ils ne pourront pas retourner dans la partie nord de la bande. « Ce que vous proposez est une dĂ©cision qui a la plus grande importance politique internationale », a-t-il dĂ©clarĂ©.
« Les AmĂ©ricains seront en retrait si cela n’arrive pas. Nous devrons vraiment tenir tĂȘte au monde entier. Je ne dis pas que ce n’est pas une bonne idĂ©e, mais il faut comprendre que c’est une idĂ©e que le le monde verra dâune maniĂšre terrible. »
« Il verra une occupation israĂ©lienne du nord de la bande de Gaza et il dira que cette guerre, qui Ă©tait une guerre dĂ©fensive aprĂšs le 7 octobre, est devenue une guerre visant Ă Ă©tendre l’empire israĂ©lien. Je ne suis pas sĂ»r que, dans le contexte international mais dans l’Ătat d’IsraĂ«l aujourd’hui, cela est possible. Mais si quelqu’un pense que c’est possible, ce n’est pas une mauvaise idĂ©e, du moins pas militairement, politiquement Ă mon avis. Au niveau international, ce serait difficile, voire impossible. »
« Quant Ă la suite, cela dĂ©pend de ce que nous rĂ©aliserons au cours de l’annĂ©e Ă venir. C’est pourquoi j’ai dit : « Nous n’avons pas besoin de dĂ©terminer quoi que ce soit, ni qui que ce soit qui sera notre partenaire sur le terrain en dĂ©terminant que nous le voulons Ă la fin de cette annĂ©e. Cette annĂ©e est une annĂ©e critique, nous devrons nettoyer la bande de Gaza. »
Concernant les propos du gĂ©nĂ©ral de brigade Dan Goldfosch, il a dĂ©clarĂ© qu’« un officier ne doit pas prĂȘcher au niveau politique, mĂȘme s’il est un excellent officier – et nous parlons d’un excellent officier – le chef d’Ă©tat-major a ses moyens de commandement, et je m’appuie sur ce que le chef d’Ă©tat-major a fait ».





