Le ministre jordanien des Affaires Ă©trangères, Ayman al-Safadi, a dĂ©clarĂ© lors d’une confĂ©rence de presse que la Jordanie offrait une rançon Ă IsraĂ«l pour des terres et d’autres biens privĂ©s d’agriculteurs juifs dans la rĂ©gion de Naharaim, mais IsraĂ«l a refusĂ©.
Samedi, les agriculteurs ont perdu l’accès Ă leurs terres, qui sont passĂ©es sous le contrĂ´le de la Jordanie. Dans une interview avec des mĂ©dias israĂ©liens, ils ont soulignĂ© que le traitĂ© de paix de 1994 oblige la Jordanie Ă respecter les droits de propriĂ©tĂ© privĂ©s des IsraĂ©liens, afin que le roi Abdullah « ne puisse rien faire » avec les terres acquises par leurs ancĂŞtres, il y a plusieurs dĂ©cennies.
Les agriculteurs du district de Tsofar pourront rĂ©colter leurs rĂ©coltes sur le territoire renvoyĂ© en Jordanie jusqu’au 30 avril 2020. Les FDI ont dĂ©clarĂ© qu’ils seraient autorisĂ©s Ă visiter leurs plantations sur prĂ©sentation de passeports Ă©trangers et sur accord prĂ©alable de l’armĂ©e.
Aujourd’hui, le roi Abdullah II et le prince Hussein II, hĂ©ritier du trĂ´ne, ont visitĂ© l’ancienne « île de la paix » de la rĂ©gion de Naharaim.
Après qu’IsraĂ«l a renvoyĂ© deux citoyens arrĂŞtĂ©s en Jordanie, l’ambassadeur de Jordanie n’est toujours pas revenu Ă Tel Aviv. Le ministre des Affaires Ă©trangères jordanien a dĂ©clarĂ© aujourd’hui que l’ambassadeur serait de retour dans quelques jours. «C’est maintenant un problème technique et logistique», a ajoutĂ© al-Safadi. Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que le traitĂ© de paix avec IsraĂ«l Ă©tait le « choix stratĂ©gique » de la Jordanie et que le pays entend s’y conformer, mais « pour que le monde soit global et durable, pour que les peuples l’acceptent », il est nĂ©cessaire de crĂ©er un État palestinien dotĂ© d’une capitale Ă JĂ©rusalem-Est.





