Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg convoqué devant la Justice iranienne

MalgrĂ© l’augmentation de l’utilisation des mĂ©dias sociaux, Khamenei et certains responsables iraniens semblent inflexibles dans le dĂ©sir de rĂ©primer les mĂ©dias sociaux.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Un juge iranien dans le sud de l’Iran a ordonnĂ© au fondateur de Facebook Mark Zuckerberg et au CEO de comparaĂ®tre au tribunal pour rĂ©pondre des plaintes par des individus qui disent que les applications Facebook appartenant Ă  Instagram et WhatsApp violent leur vie privĂ©e.

L’agence de nouvelles semi-officielle ISNA cite Ruhollah Momen Nasab, un responsable de la force paramilitaire Basij affirmant que le juge a Ă©galement ordonnĂ© le blocage des deux applications.

Un autre tribunal iranien a ordonnĂ© le blocage d’Instagram pour atteinte à la vie privĂ©e. Toutefois, les utilisateurs de la capitale, Ă  TĂ©hĂ©ran, ne pouvaient pas accĂ©der aux deux applications vers midi, ce mardi. En Iran, les sites Web et les applications Internet sont parfois bloquĂ©es, mais pas dĂ©finitivement.

Facebook est dĂ©jĂ  interdit dans le pays, ainsi que d’autres sites de rĂ©seaux sociaux comme Twitter et YouTube.

L’administration du prĂ©sident modĂ©rĂ©, Hassan Rouhani est opposĂ©e au blocage de ces sites, la semaine dernière, dans un discours, il a dĂ©clarĂ©  «Nous devons voir (Internet) comme une opportunitĂ©. Nous devons reconnaĂ®tre le droit de nos citoyens Ă  se connecter au World Wide Web », a dĂ©clarĂ© Rouhani selon l’agence de nouvelles officielle IRNA.

«Pourquoi sommes-nous si fragile? Pourquoi devons-nous nous recroqueviller dans un coin, en saisissant un bouclier et une épée en bois, de peur que nous prenions une balle dans cette guerre de la culture « a-t-il dit dans son discours de fin de semaine.

«MĂŞme s’il y a une attaque, il faut faire face par des moyens modernes, non pas des mĂ©thodes passives et lâches. « L’Iran a longtemps a eu une attitude contradictoire Ă  l’Ă©gard d’Internet. Les accès Ă  des sites comme Twitter, Facebook et Youtube sont bloquĂ©s pour la plupart des Iraniens, mais Khamenei lui-mĂŞme a rejoint Twitter et Facebook en 2009 et aujourd’hui, c »est un utilisateur prolifique des deux.

Ces jours-ci le chef suprĂŞme a envoyé plus d’une douzaine de tweets par jour en anglais, en farsi et en arabe. Son dernier, informe ses 53 900 followers que «MalgrĂ© les progrès industriel dans l’Ouest #, la nĂ©gligence et l’humiliation de la # famille et ses valeurs provoquent l’effondrement de l’Ouest dans le long terme. »

Sur sa page Facebook, oĂą il a 82 000 « likes », Khamenei offre des conseils spirituels, comme dire Ă  ceux qui cherchent un conjoint qu’il faut accepter un compromis: « une femme sans faille parfaite ou un mari irrĂ©prochable parfait ne peuvent pas ĂŞtre trouvĂ©s n’importe oĂą dans le monde. « Pourtant, Abdolsamad Khoramabadi, secrĂ©taire d’un comitĂ© d’Etat chargĂ© de sites de surveillance et de filtrage, a accusĂ© l’annĂ©e dernière Facebook, comme un projet de l’espionnage amĂ©ricain.

Les dirigeants iraniens rĂ©priment durement les utilisateurs d’Internet en 2009 comme ce fut le cas de l’annĂ©e de la réélection d’Ahmadinejad, quand une violente rĂ©pression des manifestations de rue a conduit aux plus graves troubles de l’histoire de la RĂ©publique islamique.