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 Le pere de Liri :  » Je ne lui permets pas de retourner Ă  l’armĂ©e, je veux qu’elle revienne Ă  la vie »

Après avoir Ă©tĂ© dĂ©tenue pendant 477 jours dans la bande de Gaza, Liri Elbag a Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e dans le cadre de la deuxième vague de l’accord actuel sur les otages. Cette semaine, elle est rentrĂ©e chez elle après avoir subi un premier traitement Ă  l’hĂ´pital avec les quatre observatrices avec lesquelles elle a Ă©tĂ© kidnappĂ©e – et malgrĂ© l’expĂ©rience difficile, elles ont dĂ©cidĂ© de revenir et de servir dans l’armĂ©e. « Nous ne l’approuvons pas, nous voulons qu’elle revienne Ă  la vie », a dĂ©clarĂ© Eli Elbag, le père de Liry, dans une interview avec Ophira & Levinson aujourd’hui (vendredi).

« Elle est techniquement toujours une soldate, au final nous ferons ce qu’elle veut. Nous leur avons dit d’attendre, de rentrer Ă  la maison et de voyager un peu dans le monde », a poursuivi Elbag Ă  propos de la demande des observatrices et a ajoutĂ© Ă  propos du retour de sa fille : « Je flotte toujours et je suis heureux, mais pas complètement heureux. C’est difficile pour moi d’ĂŞtre heureux parce que les tirs ont repris grâce Ă  840 anges au paradis – les policiers, les soldats qui sont tombĂ©s. Je veux dire Ă  leurs familles que c’est grâce Ă  leurs enfants, mon cĹ“ur est fort. Je dis au Premier ministre de continuer Ă  ĂŞtre courageux et de ne pas Ă©couter les voix de fond, de regarder les photos des filles qui sont revenues et de les ramener toutes Ă  la maison ».

« Elle s’est mĂŞlĂ©e de tout », a dĂ©clarĂ© Elbag Ă  propos du retour de Liry au domicile familial. « Elle a cuisinĂ©, elle cours pour le premier repas de Shabbat Ă  la maison après 490 jours. Une longue route attend tout le monde, ils Ă©taient dans un cauchemar, avec des violences psychologiques et de l’anxiĂ©tĂ©. Je veux protĂ©ger Liri, c’est une hĂ©roĂŻne. Elle m’a dit : « Il faut faire sortir tout le monde et vite, on a vĂ©cu l’enfer lĂ -bas ». Je ne veux pas entrer dans les dĂ©tails pour ne pas blesser les familles dont les proches sont encore lĂ -bas. La deuxième chose qu’elle m’a dite, c’est que les terroristes Ă©taient ravis de nous voir sĂ©parĂ©s et qu’ils voulaient que nous soyons divisĂ©s. Ils ont vu la fracture dans le peuple et ils Ă©taient heureux. »

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A-t-elle vu les manifestations ?
« Elle a dit qu’elle avait vu les manifestations et nous voir nous battre, cela lui avait donnĂ© de la force et une raison de vivre. »

Avait-elle une idée des raisons pour lesquelles sa libération était retardée ?
« Les terroristes lui faisaient peur et lui disaient tous les jours qu’elle serait comme Gilad Shalit et que l’État ne voulait pas la libérer. »

Dans une vidéo diffusée depuis sa captivité, Liri apparaît brisée et effrayée. Aviez-vous peur  ?
« J’ai regardĂ© la vidĂ©o plusieurs fois, quand elle parlait de sa famille, j’ai vu la vraie Liry et elle souriait. Quelque chose n’a pas fonctionnĂ© pour moi, c’Ă©tait tout un spectacle. Elle nous a donnĂ© un signe de vie. »

Vous lui avez tout demandé ?
« Vous n’avez pas le droit de poser des questions. Si vous rencontrez des personnes kidnappĂ©es, ne posez pas de questions et ne les prenez pas toujours dans vos bras. Les gens veulent les prendre dans leurs bras, mais tout le monde ne peut pas s’y adapter et c’est difficile pour eux. DĂ©solĂ© pour tous ceux qui nous ont soutenus pendant cette pĂ©riode, nous avons besoin de paix. Ils ont traversĂ© des Ă©preuves lĂ -bas, leur sauter dessus ne fait pas toujours du bien. »

Contre sa volontĂ©, Elbag est devenu une figure très connue dans le pays. Lorsqu’on lui a demandĂ© si elle continuerait en politique, il a rĂ©pondu : « Non, Ă  moins que la politique ne change. » Levinson a rĂ©pondu : « Cela ne changera pas sans de bonnes personnes comme vous pour le faire », et Elbag a admis : « Bien sĂ»r que cela m’intĂ©resse, mais je ne suis pas un politicien. J’ai parlĂ© avec mon cĹ“ur, je n’ai pas lu les livres. Je n’avais pas peur et je n’ai pas peur, je dis ma vĂ©ritĂ© et je pense Ă  l’autre cĂ´tĂ©. J’aimerais que des hommes d’affaires qui savent gĂ©rer viennent et gèrent le pays comme une entreprise et non comme de la politique. »