La Grande-Bretagne chĂ©rit ses relations de longue date avec les autres dans cette partie du monde – notamment les Jordaniens, les Saoudiens et d’autres pays dans le Golfe. La famille royale a jouĂ© un rĂ´le symbolique central dans le renforcement de ces liens, avec d’innombrables visites rĂ©ciproques. Ces visites royales ont eu lieu – et les relations commerciales ont Ă©voluĂ©, y compris les ventes colossales d’armes, qui ont Ă©tĂ© maintenues au cours des dĂ©cennies – en dĂ©pit des critiques rĂ©pandues sur ces pays par les ONG des droits de l’homme de certains de ces rĂ©gimes.
Sensible aux intĂ©rĂŞts et aux prĂ©occupations de ses partenaires dans cette partie du monde, et bien consciente que les visites royales officielles en IsraĂ«l ne feraient pas bon mĂ©nage avec eux, la famille royale s’est Ă©cartĂ©e pendant des dĂ©cennies de l’État juif.
Aujourd’hui, cependant, ces intĂ©rĂŞts et prĂ©occupations ont commencĂ© Ă changer. Les autres alliĂ©s de la Grande-Bretagne Ă proximitĂ© sont prĂ©occupĂ©s par les menaces posĂ©es par le rĂ©gime Ă TĂ©hĂ©ran. Et dans ce face-Ă -face, ils et IsraĂ«l sont du mĂŞme cĂ´tĂ©.
La visite optimiste dĂ©clarĂ©e par le prince William « non politique » doit encore entrer dans sa phase diplomatique plus compliquĂ©e, quand il rencontrera les Palestiniens et, surtout, quand il visitera la vieille ville de JĂ©rusalem – dans ce qu’IsraĂ«l considère comme sa capitale souveraine, et ce que cet itinĂ©raire, au grand dĂ©sarroi d’IsraĂ«l, dĂ©signe comme faisant partie des «territoires palestiniens occupĂ©s».
Mais pour IsraĂ«l, un argument sur la terminologie est un très petit prix Ă payer pour l’approbation de la lĂ©gitimitĂ© fournie par un jeune, aimĂ©, sensible, et très senior britannique royal.
Les Saoudiens sont extrĂŞmement prudents en reconnaissant publiquement l’amĂ©lioration de leurs liens avec IsraĂ«l. Mais la visite du Prince William, reste une Ă©tape importante en soi pour IsraĂ«l, est aussi assurĂ©ment une indication significative d’un changement positif plus large dans les relations ici-bas.
Par David Horovitz






