Le renseignement américain révèle que le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei se cache dans un lieu secret et ne communique que par messagers, rendant les négociations avec l’administration Trump lentes et difficiles

Le Guide suprême de la République islamique d’Iran, Mojtaba Khamenei, se terrerait dans un lieu secret, ne communiquant avec l’extérieur qu’à travers un réseau labyrinthique de messagers à l’ancienne — sans téléphone, sans communication électronique, sans contact direct. C’est ce que révèle le renseignement américain à travers des officiels cités par CBS News.

Cette situation insolite a une conséquence directe et concrète : elle paralyse les négociations en cours entre Washington et Téhéran autour d’un éventuel accord nucléaire. Les messages envoyés par l’administration Trump mettent des jours à parvenir au Guide suprême, et ses réponses mettent autant de temps à revenir. Des hauts responsables américains indiquent que même les officiels iraniens mandatés pour négocier avec l’équipe Trump se heurtent à des difficultés profondes pour communiquer à l’intérieur de leur propre gouvernement.

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Une forteresse de silence

Mojtaba Khamenei n’a pas été vu ni entendu officiellement en public depuis avant le début de la guerre. Selon les sources citées par CBS, la quasi-totalité des dirigeants iraniens ne voient plus la lumière du jour, confinés depuis des semaines dans des bunkers ultra-fortifiés, évitant de se parler sauf en cas d’absolue nécessité. « Regarder leur tentative de communiquer entre eux ressemble presque à une sitcom. Ils sont complètement exaspérés », confie un responsable américain.

Ces précautions extrêmes sont directement liées à la crainte d’une élimination ciblée. Mojtaba Khamenei, qui a été blessé lors des frappes américano-israéliennes dans le cadre de l’opération « Epic Fury », cherche à éviter le sort de son père, Ali Khamenei — qui dirigeait l’Iran depuis 1989 jusqu’à sa mort le 28 février 2026, le premier jour de la guerre. Le renseignement américain et israélien avait réussi à localiser et neutraliser une grande partie de la direction iranienne au cours du conflit, ce qui explique la psychose actuelle de sécurité au sommet du régime.

Un accord en suspens

Malgré ce contexte de communication dégradé, un haut responsable américain affirme que le Guide suprême a accepté en principe les grandes lignes du projet d’accord en cours de rédaction. Donald Trump a lui-même posté sur Truth Social qu’il attendait une réponse définitive dans les prochains jours.

Mais les retards s’accumulent mécaniquement : chaque proposition envoyée par Washington transite par cette chaîne humaine de messagers avant d’atteindre Khamenei, puis repart dans l’autre sens. « Chaque information qu’il reçoit est périmée, et ses réponses arrivent avec un long décalage », explique l’un des officiels américains. C’est ce décalage structurel qui explique, selon Washington, les formules sibyllines que l’on entend régulièrement : « le Guide suprême a accepté le cadre » ou « nous attendons encore sa réponse sur les points finals de l’accord ».

Un régime en survie

Ce tableau brossé par les services de renseignement américains donne à voir un régime fonctionnant en mode survie, où la communication est sacrifiée sur l’autel de la sécurité personnelle des dirigeants. L’Iran post-guerre ressemble, selon ces descriptions, à un État dont le centre de décision est physiquement inaccessible — une anomalie diplomatique qui complique considérablement tout processus de négociation sérieux avec l’extérieur.

Pour approfondir le contexte des tensions entre l’Iran et l’Occident sur le dossier nucléaire, vous pouvez lire ces articles publiés sur notre site : Il est temps : les sanctions contre l’Iran entreront à nouveau en vigueur cette nuit et Trump pose un ultimatum à l’Iran : un accord nucléaire dans les six semaines.

 

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