Le plus haut diplomate du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a convoquĂ© mercredi l’ambassadeur israĂ©lien près du Saint-Siège, Oren David et l’ambassadeur amĂ©ricain Callista Gingrich, pour exprimer sa prĂ©occupation face au projet du Premier ministre Netanyahu d’appliquer la souverainetĂ© israĂ©lienne aux localitĂ©s juives des territoires libĂ©rĂ©s de JudĂ©e-Samarie, a rapportĂ© Reuters.
Le plan Netanyahu n’a pas encore Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© sous une forme complète et parfaitement comprĂ©hensible, mais on pense que les domaines qu’il entend mettre sous la loi israĂ©lienne dans un avenir proche reprĂ©sentent entre 10% et 15% de la totalitĂ© de la «Cisjordanie», et moins de 50% de la zone C, oĂą, selon l’Accord d’Oslo, IsraĂ«l jouit d’un contrĂ´le total.
NĂ©anmoins, Parolin a exprimĂ© «la prĂ©occupation du Saint-Siège concernant d’Ă©ventuelles actions unilatĂ©rales susceptibles de compromettre davantage la recherche de la paix entre IsraĂ©liens et Palestiniens, ainsi que la situation dĂ©licate au Moyen-Orient».
« IsraĂ«l et l’État de Palestine ont le droit d’exister et de vivre en paix et en sĂ©curitĂ©, Ă l’intĂ©rieur de frontières internationalement reconnues », a ajoutĂ© Parolin.
La nĂ©cessitĂ© impĂ©rieuse de la souverainetĂ© israĂ©lienne n’a rien Ă voir avec la solution Ă deux États, mais avec la sĂ©curitĂ© d’environ 3000 maisons juives qui sont Ă nouveau menacĂ©es après que la Haute Cour de justice a tuĂ© la loi de 2017 sur la rĂ©glementation. Le rĂ©sultat est que les propriĂ©tĂ©s appartenant Ă des Juifs dont les limites ont Ă©tĂ© inversĂ©es par le gouvernement israĂ©lien, dĂ©clarant l’achat de tout ou partie de celui-ci illĂ©gal – après que le gouvernement lui-mĂŞme dans de nombreux cas ait organisĂ© ces achats. Sans la protection de la loi sur les règlements, une ONG anti-israĂ©lienne peut Ă nouveau rassembler des demandeurs d’asile arabes qui diront Ă la Haute Cour que les propriĂ©tĂ©s juives leur appartiennent.
Mais en vertu de la loi israĂ©lienne, si une rĂ©clamation Ă©tait dĂ©posĂ©e contre ces biens, les demandeurs devraient prouver leurs rĂ©clamations devant un tribunal civil, oĂą les exigences en matière de preuve sont rĂ©elles – contrairement Ă la situation Ă la Haute Cour, qui ne vĂ©rifie pas les preuves. De plus, mĂŞme si une rĂ©clamation est reconnue par un tribunal civil, la solution ne serait pas la dĂ©molition de maison juive mais plutĂ´t sa juste valeur marchande.





