La crise Ă©conomique en Europe et en Russie porte un grand coup dans plusieurs secteurs de l’Ă©conomie israĂ©lienne, en particulier dans l’agriculture et le tourisme.
Parmi les agriculteurs israĂ©liens particulièrement touchĂ©s, il y a les fabricants de poivrons, carottes et pommes de terre, suite Ă la compĂ©titivitĂ© qui a Ă©tĂ© minĂ©e par la baisse de l’euro.
A la suite des légumes israéliens, il y a aussi les fabricants locaux. Le dernier espoir des exportations de légumes était vers la Russie, mais ces derniers mois le rouble a chuté de 50%.
Le Chef de l’agriculture dans le conseil rĂ©gional de Sha’ar Hanegev, Harmony Haim a dĂ©clarĂ© au journal « The Marker » que de nombreuses fermes ont rĂ©duit leur superficie afin de soutenir en quelque sorte le prix du marchĂ© israĂ©lien, seule solution aux producteurs nationaux.
La situation la plus difficile est pour les « moshavim » situĂ©s dans le dĂ©sert d’Arava oĂą la monoculture est pratiquĂ©e avec 90% des agriculteurs de poivrons. La chute du rouble les entraĂ®nent au bord de la catastrophe. Au lieu de jeter les lĂ©gumes, tous les produits sur le marchĂ© israĂ©lien ont atteint des prix infĂ©rieurs au minimum, ce qui permet Ă l’Ă©conomie un peu de rentabilitĂ©.
Harmony note que les agriculteurs et les Ă©leveurs sont aussi dans une situation difficile en raison de l’offre excĂ©dentaire importante et des prix bas dans les chaĂ®nes de vente au dĂ©tail.
Après l’accord signĂ© entre la Russie et l’Égypte sur la rĂ©duction des droits de douane, ce voisin du sud d’IsraĂ«l est devenu un concurrent sĂ©rieux, et les lĂ©gumes Ă©gyptiens sont beaucoup moins chers. Le coĂ»t du travail dans les deux pays est incommensurable.
La crise du Rouble agit aussi sur le tourisme, en particulier dans les hĂ´tels Ă Eilat, oĂą, selon Shabtai Shay, Ă la tĂŞte de l’association des hĂ´tels Ă Eilat, vit en cette pĂ©riode une crise importante oĂą d’habitude les touristes en provenance de Russie rĂ©servent 45% des nuitĂ©es. Shay a dĂ©clarĂ© que cet hiver cinq vols de Moscou ont Ă©tĂ© annulĂ©s, et Ă Saint-PĂ©tersbourg 4, après la faillite de plusieurs sociĂ©tĂ©s de voyage russes.
Cela signifie que les hĂ´tels d’Eilat manqueront d’environ un millier de touristes par semaine. Les israĂ©liens qui voyagent Ă Eilat viennent principalement lors des vacances et en fin de semaine, et surtout l’Ă©tĂ©, ce qui ne peut pas compenser la chute du marchĂ© russe. Les travailleurs de l’industrie Ă Eilat notent que les prix d’Eilat sont «trop Ă©levĂ©s» Ă cause des Russes, surtout en hiver, alors qu’en Jordanie et dans le SinaĂŻ, les offres sont plus attractives.




