Alors qu’une confrontation avec le Hezbollah au Liban semble toujours se profiler Ă l’horizon, et face Ă l’escalade de la violence depuis Gaza, les unitĂ©s des Forces de dĂ©fense israĂ©liennes (FDI) continuent de s’entraĂ®ner intensivement.
Au Liban comme Ă Gaza, les fantassins risquent de se retrouver en plein champ et dans les zones bâties, et pour se prĂ©parer Ă cela, le commandement des forces terrestres a ouvert il y a trois mois un centre de formation avancĂ©e sous le nom d’«arène d’entraĂ®nement».
Ces jours-ci, les unitĂ©s d’infanterie arrivent pour une session de formation d’une semaine au complexe, situĂ© dans le centre d’IsraĂ«l, dans un complexe actuellement créé et exploitĂ© par la sociĂ©tĂ© Elbit Systems, qui travaille avec le ministère de la DĂ©fense dans la crĂ©ation de technologies appliquĂ©es Ă la protection du pays.
Contrairement aux complexes d’exercices tels que le Centre national d’entraĂ®nement des forces terrestres (Mali) Ă Tze’elim, et d’autres installations oĂą les unitĂ©s s’entraĂ®nent ensemble – divisions, brigades, bataillons et compagnies – ce nouveau centre sera dĂ©diĂ© Ă la formation individuelle de chaque soldat de combat.
Dans l’enceinte – surnommĂ©e «gym de guerre» – les soldats se concentrent sur quatre thèmes principaux : la guerre urbaine, le tir Ă courte portĂ©e, les premiers secours et le «krav magá» (combat au corps Ă corps). La journĂ©e d’entraĂ®nement commence Ă 9 heures du matin et dure jusqu’Ă 20 heures.
Les entraĂ®neurs personnels – d’anciens guerriers de combat issus d’unitĂ©s d’Ă©lite – suivent chaque soldat tout au long de la journĂ©e et finissent par passer en revue avec eux ce qui doit ĂŞtre amĂ©liorĂ©.
Les diffĂ©rentes sections de l’enceinte permettent aux soldats de se sentir comme s’ils Ă©taient dans une vĂ©ritable zone de combat, avec leurs sens stimulĂ©s pour une conscience et un rĂ©alisme accrus. Par exemple, la section de premiers soins est construite comme un labyrinthe rempli de fumĂ©e et de coups de feu, dans lequel un soldat doit continuer Ă se battre tout en soignant un soldat blessĂ© simulĂ© jusqu’Ă ce que le saignement cesse.
Pour ce faire, les militaires ont retenu les services d’une sociĂ©tĂ© privĂ©e appelĂ©e Extreme Simulations, spĂ©cialisĂ©e dans la formation d’organisations d’intervention d’urgence telles que le MDA et United Hatzolah.
Actuellement, la 11e brigade de rĂ©serve de Yiftach s’entraĂ®ne sur place. Le colonel Yair Hirsch, commandant d’Ă©tat-major de la brigade, a dĂ©clarĂ© au Jerusalem Post que l’entraĂ®nement personnel de chaque soldat de combat offre Ă l’unitĂ© un grand avantage au fait que tout se concentre sur le dĂ©veloppement des compĂ©tences de chaque soldat.
«Notre objectif est qu’Ă la fin de la journĂ©e, l’instructeur s’assoie avec le soldat et lui montre ses rĂ©alisations : ses performances sur le champ de tir, sa position lors du tir et ce qu’il doit amĂ©liorer.
La 11e brigade est une brigade commando, et la plupart de ses soldats sont des anciens de l’unitĂ© de reconnaissance Egoz. Les bataillons de la brigade sont spĂ©cialisĂ©s dans le combat sur deux types de terrain: forestier et urbain. Mais bien que le complexe se concentre sur ce dernier, il permet un entraĂ®nement au tir rĂ©el Ă l’intĂ©rieur.
« Pouvoir utiliser le tir rĂ©el fait une Ă©norme diffĂ©rence », a dĂ©clarĂ© Hirsch. « Les FDI ne font gĂ©nĂ©ralement pas cela, et c’est important pour l’expĂ©rience d’apprentissage et les sens du soldat. »
Hirsch a Ă©galement soulignĂ© l’importance de l’emplacement du lieu. «Nous nous entraĂ®nons gĂ©nĂ©ralement dans des champs de tir dans la vallĂ©e du Jourdain ou dans le dĂ©sert, et c’est un dĂ©fi pour de nombreux rĂ©servistes qui doivent quitter leur vie quotidienne et leurs familles. Cet endroit est plus proche d’eux. Tout ce qu’ils ont Ă faire est de se prĂ©senter », a-t-il dĂ©clarĂ©.





