Les habitants de Sdérot ont saisi la Haute Cour : « Ils ont peur de rentrer chez eux »

Les derniers Ă©vacuĂ©s de Sderot et des localitĂ©s autour de Gaza, qui se trouvent encore dans des hĂ´tels ou dans d’autres solutions de logement temporaires, devront quitter leur chambre demain (jeudi) et retourner chez eux ou louer un appartement, avec une aide financière de base fournie par l’État. Après qu’un certain nombre de kibboutzim des environs ont dĂ©posĂ© une requĂŞte auprès de la Haute Cour exigeant de prolonger l’Ă©vacuation et d’augmenter l’aide, les habitants de Sderot se tournent dĂ©sormais Ă©galement vers la Cour pour demander l’aide du tribunal.

 Au centre de la requĂŞte adressĂ©e Ă  la Haute Cour se trouve l’argument principal selon lequel les rĂ©sidents ont « peur de rentrer chez eux ».

 

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« Je veux rentrer chez moi Ă  Sderot, ce n’est pas du tout la question », a partagĂ© Michal, une mère de quatre enfants qui vit Ă  l’hĂ´tel Laguna Ă  Eilat depuis octobre, « mais pas dans cette situation, la guerre continue. J’ai une fille de 23 ans qui a des besoins particuliers et elle ne veut pas retourner Ă  Sderot dans cette situation. Je sais que la plupart des habitants sont rentrĂ©s, mais cela ne veut pas dire qu’ils le peuvent, nous ne pouvons pas oublier les visages des terroristes sont ne sortent pas de nos tĂŞtes. Le plan que propose l’État est une plaisanterie ».

MalgrĂ© les inquiĂ©tudes, la vie Ă  Sderot est revenue Ă  la normale autant que possible. Selon l’armĂ©e israĂ©lienne, la ville est dĂ©finie comme « une ville dans laquelle il n’y a aucun obstacle Ă  la sĂ©curitĂ© pour vivre », contrairement aux localitĂ©s adjacentes en bordure de Gaza, oĂą il existe un danger rĂ©el et donc l’Ă©vacuation des habitants. Les activitĂ©s estivales, les camps d’Ă©tĂ© et les spectacles se sont dĂ©roulĂ©s comme d’habitude et devraient se poursuivre. Jusqu’Ă  la fin des vacances, les commerces de la ville sont Ă©galement Ă  nouveau ouverts. MalgrĂ© les difficultĂ©s, ils tentent de se relever le plus rapidement possible, dans l’ombre de la guerre, lorsque les explosions de la bande de Gaza se font entendre en arrière-plan et qu’une alerte rouge se fait entendre Ă©galement depuis quelques jours.

Terroristes à Sdérot

« Il y a des gens qui sont capables de vivre avec, et il y en a qui ne le sont pas. » Les terroristes le 7 octobre
( Photo : privé )
Le centre de rĂ©silience de la ville travaille 24 heures sur 24 avec des Ă©quipes renforcĂ©es. La police, l’armĂ©e israĂ©lienne et l’inspection municipale ont multipliĂ© les patrouilles dans les rues pour renforcer le sentiment de sĂ©curitĂ© des habitants. Aujourd’hui, Sderot est occupĂ©e Ă  prĂ©parer l’annĂ©e scolaire et l’ouverture de tous les Ă©tablissements d’enseignement le 1er septembre. « Les habitants de Sderot font preuve d’une rĂ©silience inhabituelle et comprennent la complexitĂ© de la situation », a-t-il dĂ©clarĂ©. « D’un cĂ´tĂ©, les combats Ă  Gaza se poursuivent, mais d’un autre cĂ´tĂ©, nous devons aussi apprendre Ă  vivre en sachant que, au moins Ă  ce stade , il est possible que tous les quelques jours, les terroristes Ă  Gaza rĂ©ussissent Ă  lancer des roquettes et que des alarmes soient activĂ©es. Nous sommes toujours en guerre, Tsahal opère dans la bande de Gaza et atteindre les objectifs de la guerre est un long processus. Le front intĂ©rieur doit faire preuve de patience. »
MalgrĂ© les efforts visant Ă  assurer un sentiment de sĂ©curitĂ© et la difficultĂ© de trouver un logement temporaire, certains rĂ©sidents ne veulent pas retourner chez eux et insistent pour sĂ©journer dans des hĂ´tels. « Si nous rentrons chez nous, c’est comme si nous retournions au 6 octobre », a conclu Michal. « Je ne veux plus entendre d’alerte, j’espère que la Haute Cour interviendra et nous aidera. Certaines personnes sont capables de vivre avec cette maladie, d’autres non. Nous ne pouvons pas et j’attends de l’État qu’il intervienne et ne nous laisse pas de cĂ´tĂ©. Nous ne sommes pas transparents. »