ScĂ©narios de blocage des routes et d’Ă©vacuation rapide des dĂ©partements. Les hĂ´pitaux du nord se prĂ©parent Ă un scĂ©nario de guerre contre le Hezbollah – et achèvent actuellement les derniers prĂ©paratifs. Les hĂ´pitaux n’ont pas reçu de nouvelles instructions concrètes ces derniers jours, mais la semaine dernière a eu lieu une conversation entre les hauts responsables du ministère de la SantĂ© et les hĂ´pitaux au cours de laquelle les prĂ©paratifs ont Ă©tĂ© filmĂ©s. Au cours de la conversation, il a Ă©tĂ© demandĂ© aux hĂ´pitaux d’augmenter le stock de doses de sang six jours Ă l’avance au lieu de quatre.
Deux scĂ©narios sont au centre de la prĂ©paration : « Elta » et « ĂŽle dĂ©solĂ©e ». Le premier scĂ©nario se concentre sur des pannes de courant pendant des pĂ©riodes prolongĂ©es susceptibles de perturber les opĂ©rations de l’hĂ´pital. En temps normal, l’activitĂ© hospitalière est soutenue par de nombreux groupes Ă©lectrogènes, un arrĂŞt complet de l’activitĂ© constitue donc un scĂ©nario particulièrement extrĂŞme. Quant au scĂ©nario d’Ă®le isolĂ©e, cela signifie couper l’hĂ´pital des routes d’accès, ce qui pourrait rendre difficile l’arrivĂ©e des blessĂ©s et des travailleurs, et perturber l’approvisionnement en matĂ©riel mĂ©dical et en nourriture.
Dans un scĂ©nario de guerre, le plus grand hĂ´pital du nord, Rambam, devrait accueillir une partie importante des blessĂ©s. L’hĂ´pital dispose de 900 lits dans le complexe souterrain et la possibilitĂ© d’agrandir Rambam de 800 lits supplĂ©mentaires est Ă©galement en prĂ©paration avec une Ă©vacuation importante de patients des hĂ´pitaux de la rĂ©gion, notamment du Carmel, de Bnei Zion et de l’hĂ´pital de Pliman.
Ces jours-ci, la construction de l’hĂ´pital souterrain de l’hĂ´pital Emek est en cours d’achèvement, vers laquelle les services hospitaliers sont censĂ©s Ă©vacuer en cas de tirs de missiles et de drones. Selon le Dr Maor Meman, directeur de l’hĂ´pital Emek, la prĂ©paration est en cours, car la guerre se prĂ©sente de plusieurs manières. « Nous avons protĂ©gĂ© les infrastructures vitales de l’hĂ´pital, nous avons veillĂ© Ă augmenter le stock de lits protĂ©gĂ©s et l’avons doublĂ© de 150 Ă 300. De plus, nous avons ouvert un grand hĂ´pital protĂ©gĂ© qui permettra une continuitĂ© administrative. Nous nous sommes Ă©quipĂ©s de moyens de communication (tĂ©lĂ©phones qui fonctionneront sur un rĂ©seau d’urgence et nous permettront de communiquer). En six mois, nous avons construit 150 lits protĂ©gĂ©s sur le parking de notre nouveau bâtiment Beit Shulamit qui a Ă©tĂ© construit avec la possibilitĂ© d’hospitalisations complexes au niveau des soins intensifs et de la dialyse. De plus, nous avons veillĂ© Ă ĂŞtre Ă©quipĂ©s et approvisionnĂ©s conformĂ©ment aux directives du ministère de la SantĂ© et Ă disposer de tout le nĂ©cessaire en cas de scĂ©nario « Elta » ou « Ă®le dĂ©serte ».
Selon lui, « Au niveau de la formation du personnel, notre personnel a renforcĂ© l’hĂ´pital Soroka et a Ă©galement Ă©tĂ© mis en attente Ă Eilat dans le cadre de notre intĂ©gration dans l’effort. Nous avons Ă©galement pratiquĂ© l’atterrissage d’un hĂ©licoptère, un incident faisant plusieurs victimes et l’Ă©vacuation d’une salle, suite Ă un incendie. Pendant la guerre, le premier dĂ©fi sera de travailler sous la menace des missiles. Il faudra restreindre les activitĂ©s Ă©lectives (opĂ©rations et opĂ©rations planifiĂ©es) et se concentrer sur les activitĂ©s de sauvetage. L’hĂ´pital a une superficie importante et donc le mouvement entre les bâtiments sera un dĂ©fi dans la rĂ©alitĂ© des missiles et des drones.
Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que dans un scĂ©nario d’Alta ou d’Ă®le isolĂ©e, l’hĂ´pital devra fonctionner isolĂ©ment de son environnement, « c’est un scĂ©nario dans lequel nous nous dĂ©brouillerons seuls jusqu’Ă ce qu’au niveau national, tout revienne progressivement Ă fonctionner ». L’autre chose importante est la main-d’Ĺ“uvre. Nous devrions ĂŞtre confrontĂ©s Ă une pĂ©nurie de main-d’Ĺ“uvre rĂ©sultant du recrutement dans les rĂ©serves, les membres des familles Ă©tant dans la rĂ©serve et les travailleurs pourraient ne pas pouvoir se rendre Ă l’hĂ´pital en raison du blocage du travail dans les hĂ´pitaux Nous travaillons très dur pour nous prĂ©parer Ă n’importe quel scĂ©nario et faire face Ă n’importe quel scĂ©nario. »
Au centre mĂ©dical Nord (Puria), des prĂ©parations sont Ă©galement en cours pour abaisser les salles sous le niveau du sol. L’hĂ´pital a dĂ©clarĂ© que « de nombreux dĂ©partements et instituts sont protĂ©gĂ©s, comme les urgences, l’unitĂ© de soins intensifs, les salles de travail et d’accouchement, les salles d’opĂ©ration et de dialyse ». Cependant, nos laboratoires ne sont pas protĂ©gĂ©s. Pour des raisons de sĂ©curitĂ©, nous ne pouvons pas dĂ©tailler l’agencement complet des protections ou leur absence, mais en cas d’urgence, un sous-sol protĂ©gĂ© est amĂ©nagĂ© pour recevoir les patients des services actuellement non protĂ©gĂ©s. Nous restons prĂŞts et agissons conformĂ©ment aux instructions des rangs professionnels et du ministère de la SantĂ©.
L’hĂ´pital qui peut rĂ©sister Ă la portĂ©e des tirs continus est Ziv Ă Safed. Hier, le directeur de l’hĂ´pital, le professeur Salman Zarqa, a envoyĂ© une lettre Ă ses employĂ©s dans laquelle il les appelait Ă se prĂ©parer Ă un scĂ©nario de guerre. Le professeur Zarka a Ă©crit la lettre de sa propre initiative et elle ne se base pas sur les nouvelles instructions donnĂ©es par le ministère de la SantĂ© ces derniers jours. Dans sa lettre, il appelle les travailleurs Ă se rendre immĂ©diatement Ă l’hĂ´pital si la guerre Ă©clate et Ă se prĂ©parer Ă un sĂ©jour d’au moins 24 heures Ă l’hĂ´pital. Le directeur gĂ©nĂ©ral du ministère de la SantĂ©, Moshe Bar Siman Tov, s’est rendu Ă l’hĂ´pital la semaine dernière pour vĂ©rifier le niveau de prĂ©paration Ă la guerre.
Ce matin, le professeur Masad Barhoum, directeur du centre mĂ©dical GalilĂ©e Ă Nahariya, a envoyĂ© un message Ă tous les employĂ©s de l’hĂ´pital dans lequel il Ă©voque le scĂ©nario de guerre et rĂ©duit les quotas de vacances. « Je trouve qu’il est de notre devoir important d’affiner les idĂ©es suivantes pour nous tous », a Ă©crit Barhum. « Il ne fait aucun doute que la probabilitĂ© d’un Ă©vĂ©nement de guerre dans le nord augmente constamment et nous comprenons qu’elle puisse se produire sans aucun avertissement. Le niveau de prĂ©paration qui nous est demandĂ© est Ă©levĂ© depuis près de neuf mois, mais il semble maintenant qu’il n’en faudra pas plus. DisponibilitĂ©, accessibilitĂ© et immĂ©diatetĂ© – ce sont des principes que vous connaissez tous depuis un certain temps, mais leur importance Ă l’heure actuelle est plus critique.
Il a soulignĂ© que l’hĂ´pital se prĂ©parait Ă un fonctionnement prolongĂ© dans des conditions de personnel insuffisant ou partiel et de difficultĂ©s d’accès : « Nous nous prĂ©parons Ă ce que la rĂ©alitĂ© civile qui nous entoure change et Ă ce que la capacitĂ© des travailleurs d’arriver ou de revenir ou de maintenir un ordre ordonnĂ© la sĂ©quence des Ă©quipes en sera Ă©galement affectĂ©e. De plus, nous avons accumulĂ© un large inventaire dans tous les domaines afin d’ĂŞtre prĂŞts Ă agir dans un format « d’Ă®le isolĂ©e » pendant quelques jours. Compte tenu de tout cela et en raison de la situation. Étant donnĂ© qu’il s’agit d’une pĂ©riode de vacances et de loisirs, j’ai ordonnĂ© Ă la direction d’autoriser des vacances et des absences dans la limite de 33 pour cent maximum dans chaque dĂ©partement, aile ou section. J’espère que notre Ă©tat de prĂ©paration sera testĂ©, et c’est bien que nous y sommes prĂ©parĂ©s Ă l’avance Ă tous Ă©gards. »









