Ă€ partir d’aujourd’hui, la politique de test changera et la plupart des citoyens subiront des tests antigĂ©niques, pas des tests PCR. Ă€ cet Ă©gard, l’effervescence a commencĂ© dans les pharmacies.
Les citoyens vaccinĂ©s de moins de 60 ans pourront passer le test Ă domicile, les non vaccinĂ©s doivent se rendre au point de test pour cela. Ă€ cet Ă©gard, des questions sont dĂ©jĂ posĂ©es sur l’honnĂŞtetĂ© des candidats qui doivent dĂ©clarer un rĂ©sultat positif pour une vĂ©rification plus approfondie, mais tout le monde n’est pas censĂ© le faire.
Les consommateurs font le plein de tests Ă usage domestique, mais il y a une question encore plus importante que de cacher les rĂ©sultats, quelle est la fiabilitĂ© d’un test d’antigène ?
Les statistiques mondiales montrent que ces tests ne dĂ©terminent pas un rĂ©sultat positif dans 15 Ă 30 pour cent des cas. L’expĂ©rience de Channel 12 semble encore plus triste. Un homme en bonne santĂ© a reçu un test positif, et le journaliste de la chaĂ®ne, qui a Ă©tĂ© infectĂ© par un coronavirus, a probablement fait deux tests. L’un a montrĂ© un rĂ©sultat positif, l’autre nĂ©gatif.
Channel 13 rapporte que le test d’antigène montre le rĂ©sultat correct dans environ la moitiĂ© des cas. Selon la chaĂ®ne, les non vaccinĂ©s ont une probabilitĂ© d’erreur encore plus Ă©levĂ©e – 72 %.
Cependant, le passage aux tests antigĂ©niques n’est pas une invention du ministère israĂ©lien de la SantĂ© – cette politique est appliquĂ©e dans de nombreux pays en raison de la charge de travail Ă©levĂ©e des laboratoires. L’onde Omicron balaie littĂ©ralement la capacitĂ© du système mĂ©dical Ă diagnostiquer une maladie. De plus, la situation fin janvier sera bien pire. La vague devrait diminuer dans environ un mois.
Le ministère de la SantĂ© a dĂ©cidĂ© de transfĂ©rer les tests des personnes vaccinĂ©es de moins de 60 ans entre leurs propres mains. Ă€ partir de vendredi prochain, ces personnes devront acheter des packs de tests d’antigènes avec leur propre argent dans les pharmacies et les succursales de la chaĂ®ne Pharm. Cela a immĂ©diatement créé un buzz qui peut naturellement conduire Ă une pĂ©nurie de ce produit important.
Le propriĂ©taire de l’un des rĂ©seaux a dĂ©clarĂ© au journal The Marker que les tests d’antigènes ont Ă©tĂ© achetĂ©s Ă un rythme fou ces derniers jours. Bien que les tests soient en stock maintenant, des pĂ©nuries sont attendues bientĂ´t. « Les gens achètent des quantitĂ©s folles. D’un autre cĂ´tĂ©, quelqu’un qui a achetĂ© cinq paquets de 10 chacun n’aura plus Ă courir après eux de sitĂ´t », a-t-il dĂ©clarĂ©. Une certaine satisfaction professionnelle du commerçant se fait sentir ici. Et pas en vain, le chef du syndicat des mĂ©decins David Papo a affirmĂ© dans une interview Ă la radio « Reshet Bet » que les pharmacies vendent des tests d’antigènes 30 % plus chers qu’elles n’en achètent. Lorsqu’on lui a demandĂ© si c’Ă©tait trop, Papo a rĂ©pondu par une question : « Est-il acceptable de vendre des fraises Ă 90 shekels par kilogramme ? »
Mais le chef du syndicat s’est empressĂ© de rassurer le public : dans un avenir proche, de nouveaux importateurs vont entrer sur le marchĂ©, et les prix des tests vont baisser. Ils sont dĂ©jĂ moins chers qu’avant. « Il y a un mois, le test coĂ»tait 50 shekels, et aujourd’hui le coĂ»t moyen est de 25-30. »
Chez Super-Pharm, un test d’antigène coĂ»te 34,9 shekels. Le second est 50 % moins cher. Un pack de 5 coĂ»tera 79,9 shekels, ce qui signifie que chacun coĂ»tera plus de la moitiĂ© du prix d’achat d’un.
Dans le rĂ©seau Be, mĂŞme arithmĂ©tique : 29,9 NIS pour un un test coĂ»te et cinq coĂ»te 79,9. Il est plus rentable d’acheter 20 tests pour 299 shekels, 15 shekels par test.
Cette logique d’Ă©conomie va conduire Ă une pĂ©nurie de tests.
Le mĂŞme propriĂ©taire du rĂ©seau pharmaceutique affirme qu’il vend chaque jour environ 200 000 paquets de tests dans ses succursales et plusieurs centaines de milliers d’autres en vrac. Il soutient que les fabricants chinois sont maintenant principalement occupĂ©s Ă rĂ©pondre Ă l’Ă©norme demande de tests aux États-Unis. Il a rĂ©cemment demandĂ© Ă son fournisseur 15 millions de tests, mais il a dit qu’il Ă©tait occupĂ© et ne s’est pas prĂ©sentĂ© depuis.
Selon le journal, les tests disponibles sur le réseau Be dureront une à deux semaines, mais avec une demande aussi croissante, il y aura bientôt une pénurie.
L’industrie se dit surprise par la dĂ©cision du ministère de passer aux tests Ă domicile pour les personnes vaccinĂ©es car personne ne les a consultĂ©s et n’a demandĂ© s’il y avait suffisamment de tests dans les entrepĂ´ts pour rĂ©pondre Ă la demande.
Non seulement il est impossible de contrĂ´ler l’utilisation des tests Ă domicile par des personnes ayant pu ĂŞtre en contact avec des malades, mais il y a aussi le danger d’une pĂ©nurie de tests.





