De nombreux IsraĂ©liens se trouvaient dans la zone du grave tremblement de terre au Maroc cette nuit (entre vendredi et samedi), et en IsraĂ«l, ils se prĂ©parent dĂ©jĂ Ă les Ă©vacuer du lieu de la catastrophe dans les plus brefs dĂ©lais. Les compagnies d’assurance transporteront d’abord les IsraĂ©liens Ă Casablanca et de lĂ , ils seront rapatriĂ©s en IsraĂ«l.

Selon le ministère des Affaires Ă©trangères, jusqu’Ă prĂ©sent, 402 IsraĂ©liens se trouveraient au Maroc. À l’heure actuelle, 17 IsraĂ©liens sont toujours dĂ©finis comme Ă©tant dĂ©connectĂ©s. On estime que la plupart d’entre eux ne sont pas disponibles Ă cause du Shabbat. Le ministère des Affaires Ă©trangères et d’autres agences continuent d’essayer de les contacter tous, directement ou par l’intermĂ©diaire de leurs familles. Jusqu’à prĂ©sent, aucun IsraĂ©lien n’a Ă©tĂ© touchĂ© par le tremblement de terre.
« Nous avons pris toutes les mesures possibles pour nous assurer qu’il n’y ait pas de victimes israĂ©liennes », a dĂ©clarĂ© l’ambassadeur d’IsraĂ«l au Maroc, David Gubrin, lors d’un entretien avec N12. « Nous sommes en contact Ă©troit avec la cellule de situation, le service consulaire et un bureau Ă l’extĂ©rieur. Nous avons ouvert dès samedi tĂ´t un commissariat Ă Rabat Ă l’ambassade, afin de recevoir le plus de signalements possible des autoritĂ©s locales et d’avoir une idĂ©e de la situation des victimes. »

« Le consulat israĂ©lien au Maroc est arrivĂ© il y a quelques heures Ă Marrakech et nous y avons Ă©galement ouvert une salle de situation », a-t-il poursuivi. « Elle a rencontrĂ© plusieurs groupes israĂ©liens et vĂ©rifiĂ© quels Ă©taient les besoins. Pour notre plus grand plaisir, les gens se sont organisĂ©s, ont rĂ©ussi Ă prendre correctement leurs affaires et ont pris en charge leurs vols. Certains d’entre eux, Ă notre grande surprise, ont quand mĂŞme dĂ©cidĂ© de continuer le voyage . Nous prĂ©parons actuellement une opĂ©ration de sauvetage et nous sommes prĂŞts et prĂ©parĂ©s Ă l’appel des Ă©vacuĂ©s.

Les diffĂ©rentes compagnies d’assurance et de secours ont dĂ©jĂ annoncĂ© leur intention d’Ă©vacuer les voyageurs israĂ©liens qui se trouvent dans la zone sinistrĂ©e, et devraient Ă©mettre des vols spĂ©ciaux pour une Ă©vacuation rapide vers IsraĂ«l depuis la ville de Casablanca. Par ailleurs, l’État d’IsraĂ«l s’apprĂŞte Ă fournir une aide humanitaire au Maroc, État membre des accords d’Abraham. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou, le ministre de la DĂ©fense Yoav Galant et le ministre des Affaires Ă©trangères Eli Cohen ont demandĂ© Ă toutes les parties autorisĂ©es de se prĂ©parer Ă envoyer une dĂ©lĂ©gation officielle et attendent de vĂ©rifier quels sont exactement les besoins du Maroc.
« C’Ă©tait effrayant aux niveaux, ceux qui ne l’ont pas vĂ©cu ne comprennent pas Ă quel point c’est puissant », a dĂ©clarĂ© Siegel Shemer de Tel Aviv dans une conversation avec N12. « Nous avons passĂ© toute la nuit dehors Ă Marrakech et nous ne pouvions pas retourner Ă l’hĂ´tel. Ma mère est vieille et s’est endormie lĂ -bas, je suis restĂ©e Ă©veillĂ©e toute la nuit. J’ai parlĂ© Ă tout le monde pour voir comment on allait partir.  »
« Les gens sont descendus avec des bĂ©bĂ©s, des personnes handicapĂ©es en fauteuil roulant qui ne pouvaient pas descendre », a-t-elle poursuivi. « Vers 08h30 un reprĂ©sentant de Rescue and Rescue m’a parlĂ©, et m’a dit qu’après leurs tests nous pouvions partir. J’ai commandĂ© notre chauffeur et nous sommes allĂ©s Ă Casablanca, j’ai essayĂ© de rĂ©server un vol pour IsraĂ«l et ils m’ont demandĂ© 900$ pour un billet d’avion. J’espère revenir ce soir.
Eli Cohen-Friedman, 23 ans, originaire de Binyamina, restĂ© Ă Marrakech s’est sauvĂ© jusqu’Ă Casablanca, et s’est entretenu avec N12 – après qu’une grande partie de son Ă©quipement ait Ă©tĂ© retrouvĂ©e dans une structure autour de laquelle les bâtiments se sont effondrĂ©s. « Je suis avec deux amis qui voyagent avec moi », a-t-il dĂ©clarĂ©. « Nous Ă©tions dans l’auberge au deuxième Ă©tage lorsque le tremblement de terre a commencĂ©. Nous avons couru ensemble jusqu’au rez-de-chaussĂ©e pour sortir. Il y avait beaucoup de poussière dans l’embrasure de la porte et nous ne pouvions pas respirer. Je pensais qu’il y avait un incendie, mais rĂ©trospectivement, nous avons rĂ©alisĂ© qu’un mur s’Ă©tait effondrĂ© Ă cĂ´tĂ© de l’auberge. »
« Après quelques minutes, nous avons dĂ©cidĂ© de courir vers une place proche, Jemaa al-Fanna », a-t-il poursuivi. « Nous avons vu des blessĂ©s en chemin, mais nous avions très peur que les bâtiments autour de nous ne s’effondrent, alors nous avons couru avec tous ceux qui le pouvaient et avons passĂ© toute la nuit lĂ -bas. Nous sommes très fatiguĂ©s et essaierons probablement de quitter le Maroc pour le Portugal demain. « .
Ilan Adib est venu avec son Ă©pouse Tali en voyage Ă Marrakech pour fĂŞter ses 35 ans de mariage et son 60ème anniversaire. « Nous Ă©tions dans un club en train de jouer Ă l’extĂ©rieur et tout Ă coup, tout s’est mis Ă bouger », a-t-il dĂ©clarĂ©. « Les gens ont commencĂ© Ă paniquer partout et nous avons essayĂ© de leur expliquer qu’ils devaient aller dans un espace ouvert. Cela a mis quelques instants pour comprendre et rĂ©aliser. Ma femme est arrivĂ©e lĂ -bas avec une entorse Ă la cheville dont je me suis occupĂ©e. »

Ilan a ajoutĂ© : « Nous avons dĂ» rester debout jusqu’Ă ce que tout le monde attrape des transats et des chaises, et nous avons attendu des instructions qui arrivaient trop lentement. Nous voulons sortir d’ici et attendons les secours. » Son Ă©pouse Tali Adib a ajoutĂ© : « Je ne veux rien, juste rentrer Ă la maison ».
Nahmi Gainis, PDG de l’association Eyal, a dĂ©clarĂ© que chaque annĂ©e une dĂ©lĂ©gation de l’association se rend Ă Marrakech, et cette annĂ©e une dĂ©lĂ©gation encore plus nombreuse a Ă©tĂ© envoyĂ©e. « Nous sommes arrivĂ©s Ă Marrakech mercredi et le sĂ©isme nous a surpris en fin de journĂ©e vendredi lors du dĂ®ner, c’Ă©tait très puissant.
« Les voisins qui habitent près de la synagogue y sont entrĂ©s », a-t-elle ajoutĂ©. « Nous avons essayĂ© d’aider autant que possible et surtout de calmer les enfants et les gens. Lorsque la situation s’est calmĂ©e, nous avons commencĂ© Ă nous dĂ©placer vers la zone ouverte de Marrakech et Ă nous concentrer. Après quelques heures, nous avons commencĂ© Ă nous installer dans un hĂ´tel Ă la ville, qui a ouvert ses portes avec Ă©motion et nous a permis, Ă nous et Ă bien d’autres, de dormir maintenant, avec des matelas et des couvertures qu’ils nous ont fournis. A ce stade, nous ne pouvons toujours pas retourner aux riads (maisons d’hĂ´tes), et nous attendons Ă©galement ici les instructions et sommes en contact avec le ministère des Affaires Ă©trangères.


Gadi Nahimov, un IsraĂ©lien voyageant dans la zone du sĂ©isme avec sa femme Leah, a dĂ©clarĂ© : « Hier Ă midi, nous avons traversĂ© l’Ă©picentre. C’Ă©tait incroyable : il y avait une fĂŞte locale lĂ -bas, nous voulions rester, mais Ă la fin nous avons pas pu. « Et nous nous sommes Ă©loignĂ©s vers Essavira, qui est Ă environ une heure Ă l’ouest. Nous l’avons vraiment ressenti, nous sommes dans un hĂ´tel au troisième Ă©tage de la Kasbah de la ville, et nous avons tout de suite compris qu’il s’agissait d’un très fort tremblement de terre. Nous avons immĂ©diatement fui le bâtiment, ainsi que des milliers d’autres qui sont sortis des maisons et des bâtiments environnants. »
Gadi a dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait environ 23 heures et qu’ils Ă©taient sur le point de dormir dans leur chambre. « Ce n’est pas une sorte de tremblement de terre pour lequel ils disent : ‘Attendez, que se passe-t-il ici ?’, il Ă©tait clair que c’Ă©tait un tremblement de terre très grave », a-t-il dĂ©crit. « C’est une impuissance folle, on se demande tout de suite s’il faut essayer de se cacher ou de s’enfuir. Ce n’est pas comme les tremblements en IsraĂ«l quand on sent un lustre bouger, on a tout de suite peur du mur qui va s’abattre sur soi. » Il a dĂ©clarĂ© que mĂŞme s’il y avait une grande panique dans la rĂ©gion, apparemment aucun bâtiment de la ville ne s’est effondrĂ©. Jusqu’aux petites heures de la nuit, des milliers de personnes attendaient des instructions, et ne savaient pas s’il Ă©tait sĂ©curitaire de rentrer chez elles.

Le grave tremblement de terre a Ă©tĂ© ressenti Ă des centaines de kilomètres de la rĂ©gion de Marrakech, et de nombreux IsraĂ©liens rĂ©sidant dans d’autres rĂ©gions du pays ont fait part d’une grande panique, y compris de la part des habitants. Liyad Dayan, qui voyage dans la rĂ©gion de Fès avec sa grand-mère, a dĂ©clarĂ© : « Nous avons ressenti la secousse la nuit et le riad a bougĂ©. Au dĂ©but, nous n’avons pas compris ce qui se passait, puis nous avons regardĂ© sur Internet pour comprendre. « Il y a des policiers dans les rues et nous ne sommes pas autorisĂ©s Ă nous promener pour le moment. Nous attendons les instructions du pays, ma grand-mère est terrifiĂ©e et nous attendons qu’ils nous sauvent. La plupart des membres de la famille Ă©taient censĂ©s retourner en IsraĂ«l de Marrakech, nous attendons les instructions. »
Les compagnies d’assurance en IsraĂ«l se prĂ©parent Ă l’Ă©vacuation des IsraĂ©liens du Maroc
Les compagnies d’assurance israĂ©liennes ont annoncĂ© ce matin qu’elles s’apprĂŞtaient Ă Ă©vacuer les voyageurs israĂ©liens qui se trouvent au Maroc. Dans le mĂŞme temps, le ministère des Affaires Ă©trangères a de nouveau prĂ©cisĂ© qu’Ă l’heure actuelle, aucun citoyen israĂ©lien connu n’a Ă©tĂ© blessĂ© Ă la suite du tremblement de terre. Le ministère des Affaires Ă©trangères nous a informĂ© que la consule israĂ©lienne au Maroc, Dorit Avidani, se rend dans la zone du bruit et s’efforcera de dresser un tableau complet de la situation.
La compagnie d’assurance PassportCard a annoncĂ© qu’elle se prĂ©parait Ă secourir ses assurĂ©s qui se trouvent dans la zone sinistrĂ©e : « Les urgences de PassportCard travaillent sur un plan de sauvetage aĂ©rien et terrestre pour Ă©vacuer ses assurĂ©s de la zone sinistrĂ©e. Nous appelons tous nos assurĂ©s Ă contactez le centre de service client dans les plus brefs dĂ©lais. Par tĂ©lĂ©phone +972-98920930 ou par WhatsApp +972-50-6708544″.
La compagnie d’assurance Phoenix a annoncé qu’elle offrirait à tous ses assurés un vol de retour immédiat vers Israël.
Selon le communiquĂ© de la compagnie, les vols en provenance de Marrakech sont dĂ©jĂ complets en raison de la catastrophe, Phoenix autorisera donc leurs assurĂ©s Ă se rendre en IsraĂ«l via Casablanca. « Le centre Phoenix offre aux assurĂ©s la possibilitĂ© de partir immĂ©diatement vers IsraĂ«l et d’Ă©viter de sĂ©journer dans des zones dangereuses, par crainte de rĂ©pliques », Ă©crivent-ils. « Le centre d’urgence est prĂŞt Ă recevoir les demandes des assurĂ©s de la rĂ©gion et de leurs familles.
ICL enverra dans la journĂ©e une Ă©quipe de son unitĂ© de secours pour assister les opĂ©rations de secours au Maroc. Il s’agit d’une Ă©quipe qui a suivi une formation approfondie et a pris une part significative dans les efforts de secours lors du grave tremblement de terre survenu en Turquie il y a environ six mois.
La compagnie d’assurance AIG a annoncĂ© avoir Ă©tabli un contact tĂ©lĂ©phonique avec la plupart de ses assurĂ©s sĂ©journant au Maroc. « En coopĂ©ration avec le centre d’urgence mis en place avec l’unitĂ© de secours de Magnus, la sociĂ©tĂ© envoie des bus de secours de Marrakech Ă Casablanca », a-t-on indiquĂ©. « En outre, l’entreprise Ă©labore des plans de sauvetage supplĂ©mentaires pour ses clients, si nĂ©cessaire. »
L’industrie aĂ©rospatiale a Ă©galement proposĂ© son aide au gouvernement marocain Ă la suite de la catastrophe. « L’industrie aĂ©rospatiale est prĂŞte Ă apporter toute l’assistance qui sera nĂ©cessaire aux forces de secours marocaines, y compris par des moyens technologiques avancĂ©s, et ce en coordination avec le gouvernement israĂ©lien, le ministère de la DĂ©fense et le ministère des Affaires Ă©trangères », a Ă©crit le prĂ©sident de l’Israel Aerospace Industries Amir Peretz au roi Mohammed VI du Maroc.






