Menace virulente de Trump envers le régime de la terreur : « L’Iran sera anéanti »

Le président des États-Unis Donald Trump a publié, samedi, un message d’une virulence rare sur son réseau Truth Social, en réaction directe aux menaces d’assassinat visant sa personne et qui proviendraient d’Iran. Ces menaces, selon le texte du président, ont commencé à affluer régulièrement depuis Téhéran pendant les négociations, et se sont intensifiées après l’effondrement des pourparlers et les frappes massives menées par les États-Unis dans le sud de l’Iran.

« 1 000 missiles sont prêts à être tirés en direction de l’Iran, et des milliers d’autres les rejoindront immédiatement, si le gouvernement iranien met à exécution sa menace — proférée dans de nombreux recoins du monde — d’assassiner, ou de tenter d’assassiner, le président en exercice des États-Unis, et dans ce cas précis : moi ! », a écrit Trump. Il a ajouté : « Les ordres ont déjà été donnés, et l’armée américaine est prête, disposée et capable, pendant une année entière — avec possibilité de prolongation — de dévaster et d’anéantir complètement l’ensemble des régions de l’Iran. » Le président a conclu son message par une pique adressée aux Iraniens, reprenant la formule islamique bien connue : « Louange à Allah ! »

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Peu après ces déclarations tranchantes, une réponse officielle est arrivée du régime de la terreur iranien. Bien qu’il n’ait plus été vu en public depuis les premières frappes de l’opération « Rugissement du Lion », au cours desquelles Ali Khamenei aurait été éliminé, son fils Mojtaba a publié, juste après les menaces de Trump, une lettre officielle à l’occasion de la fin des funérailles de son père. Il s’agit d’un nouveau message rédigé, semble-t-il, par le fils de Khamenei, bien qu’aucune instance internationale n’ait encore réussi à vérifier si ce dernier est toujours en vie.

« Nous nous engageons à venger ton sang [celui de Khamenei père] et le sang de tous les tués dans les deux guerres, cette vengeance est la volonté de notre nation et elle doit être accomplie bientôt », peut-on lire dans le message attribué à Mojtaba. « La vengeance est l’exigence de notre peuple, et elle doit se concrétiser. Ces criminels, dont les noms sont inscrits du premier au dernier, emporteront dans leur tombe le souhait de mourir paisiblement dans leur lit. Ils doivent savoir que cela ne dépend pas de ma présence ni de celle d’autres responsables. Que nous soyons là ou non, cela arrivera, et bientôt. Des hommes libres du monde entier accompliront chacun leur part dans cette mission divine. »

Pour rappel, un rapport publié la veille par le Wall Street Journal indiquait qu’Israël avait transmis aux États-Unis des renseignements sur un nouveau plan iranien visant à assassiner Trump. Le président lui-même avait déjà évoqué ouvertement ces menaces lors de sa visite à Ankara, déclarant : « Ils veulent éliminer le dirigeant des États-Unis — moi. Je figure sur toutes les listes. J’ai vu ce matin que j’étais sur chacune de leurs listes. Jusqu’à présent, j’imagine que j’ai eu un peu de chance, mais peut-être que cela ne durera plus très longtemps. » Le fait que Trump revienne à plusieurs reprises sur cet objectif iranien de l’éliminer pourrait indiquer le sérieux avec lequel ces rapports et ces appels sont pris à Washington.

Les tentatives d’apaisement se poursuivent en parallèle

Tout au long du Shabbat, les pays médiateurs, le Qatar et le Pakistan, ont poursuivi leurs efforts pour « faire baisser les flammes » et renouer avec la voie diplomatique. Selon un rapport de Reuters, une délégation de médiation qatarie est arrivée en Iran dans la nuit afin de discuter de l’apaisement des tensions et de créer les conditions propices à la poursuite des pourparlers avec les États-Unis.

De son côté, CNN a rapporté que deux sources à Jérusalem affirment que l’administration Trump ne souhaite pas, pour l’instant, qu’Israël se joigne aux combats, par crainte de perdre le contrôle de l’affrontement. Parallèlement, de hauts responsables américains ont indiqué en coulisses que les États-Unis exigent de l’Iran qu’il déclare « dès aujourd’hui » que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la circulation et qu’il cesse ses tirs — faute de quoi il s’exposerait à de « graves conséquences ». Ces mêmes responsables évoquent également un pessimisme grandissant au sein de l’administration quant aux chances de parvenir à un accord nucléaire avec le régime iranien.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a publié de son côté une déclaration selon laquelle « l’Iran a jusqu’à présent respecté ses engagements, contrairement au secrétaire au Trésor américain, qui viole l’article 9 du mémorandum d’entente. Cette violation s’ajoute à une longue liste de violations et de faux pas commis par les États-Unis. » Peu de temps après, Araghchi s’est rendu en visite à Oman. Dans le même temps, Trump s’est entretenu dans la soirée avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

Sur ce même dossier, notre rédaction avait précédemment détaillé l’heure exacte à laquelle Ali Khamenei aurait été éliminé lors de l’opération « Rugissement du Lion », ainsi que le mystère entourant la disparition du commandant de la Force Qods, Ismaïl Qaani, toujours introuvable depuis le début de l’offensive.