L’État moderne du Liban a Ă©tĂ© Ă©tabli par les chrĂ©tiens maronites, comme un abri pour eux et d’autres communautĂ©s chrĂ©tiennes persĂ©cutĂ©es au Moyen-Orient. L’objectif des fondateurs de l’État libanais, expĂ©rimentĂ©s dans la persĂ©cution et le gĂ©nocide, Ă©tait de protĂ©ger et de cultiver, dans leur propre État, leur langue, l’aramĂ©en, et leur unique culture phĂ©nico-aramĂ©enne. La population musulmane du Liban n’Ă©tait pas un partenaire de cette vision nationale et, en raison de divergences d’opinions, les Maronites ont Ă©tĂ© contraints d’abandonner leurs ambitions nationales. N’ayant pas d’autre choix, ils acceptèrent la crĂ©ation d’un Etat de tous les citoyens qui, Ă leur grand regret, rejoignirent la Ligue arabe.
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Malheureusement, non seulement cette solution n’a pas apportĂ© la paix et le calme, mais elle a créé des tensions entre les principaux groupes nationaux et ethniques au Liban jusqu’Ă ce que la situation se dĂ©tĂ©riore finalement en une guerre sanglante. Les musulmans ne se considĂ©raient pas du tout comme faisant partie d’un pays libanais indĂ©pendant et ils nourrissaient plutĂ´t leur rĂŞve de s’unir Ă leurs frères tout en coopĂ©rant avec les Arabes de la rĂ©gion environnante.
Ces processus ont provoquĂ© une augmentation de l’extrĂ©misme dans la population arabe musulmane au Liban, affaiblissant les institutions Ă©tatiques et poussant de nombreux chrĂ©tiens Ă Ă©migrer de la terre de leurs ancĂŞtres dans laquelle ils avaient prospĂ©rĂ© pendant des gĂ©nĂ©rations. De plus, les tensions religieuses-nationales au Liban ont créé une discorde parmi les communautĂ©s chrĂ©tiennes, elles-mĂŞmes, qui jusqu’Ă la fin des annĂ©es 1950 avaient constituĂ© la majoritĂ© de la population et aujourd’hui – après d’innombrables guerres et tragĂ©dies –elles sont devenues une minoritĂ© persĂ©cutĂ©e dans leur propre pays. 80% des chrĂ©tiens dans les annĂ©es 1930 ne reprĂ©sentent plus que 35% de la population libanaise contemporaine.
Quelle est la leçon Ă tirer de l’histoire libanaise en ce qui concerne la loi nationale en IsraĂ«l? En tant que chrĂ©tien aramĂ©en maronite israĂ©lien, appartenant Ă la minoritĂ© et jouissant de la libertĂ© en IsraĂ«l, je comprends rĂ©ellement l’importance de cette loi. Oui, nos ancĂŞtres ont soutenu, pour des raisons idĂ©ologiques, la rĂ©alisation de la nation juive en Terre d’IsraĂ«l. Mais mon soutien Ă la loi nationale dĂ©coule aussi de l’amère expĂ©rience libanaise: je crois que le nationalisme juif dĂ©clarĂ© par la loi israĂ©lienne garantit en fait qu’elle continuera Ă ĂŞtre une dĂ©mocratie, et elle me promet aussi que je resterai en sĂ©curitĂ© en tant que membre d’une minoritĂ© religieuse.
L’expĂ©rience nous enseigne que la majoritĂ© juive en IsraĂ«l apprĂ©cie la dĂ©mocratie et est fidèle Ă ses principes.Par contre, l’Ă©tat de tous ses citoyens (c’est-Ă -dire l’Ă©tat de tous ses groupes nationaux) est susceptible de reproduire la tragĂ©die libanaise ici en IsraĂ«l.L’histoire rĂ©cente prouve qu’il y a de bonnes raisons de penser que sans la fortification de la loi de la nationalitĂ© juive, les tensions nationales et religieuses augmenteraient et s’intensifieraient. Soutenus par des Ă©lĂ©ments extĂ©rieurs au pays, les musulmans arabes d’IsraĂ«l chercheraient Ă se joindre Ă leurs frères palestiniens et, par la suite, Ă s’unir avec le monde arabe plus large qui nous entoure.
Il faut souligner que l’Etat juif est basĂ© sur les Juifs en tant que peuple et non sur la loi religieuse. Par consĂ©quent, IsraĂ«l est très diffĂ©rent des États religieux tels que les rĂ©publiques islamiques qui sont rĂ©gies par la charia.Pour les Juifs, il y a le droit Ă l’autodĂ©termination nationale, tout comme le Royaume-Uni, la Pologne ou l’Irlande. La loi nationale est nouvelle, mais son essence est ancienne: elle est l’aboutissement de l’ambition historique et de la rĂ©alitĂ© contemporaine; cette loi fondamentale, ainsi que les lois fondamentales antĂ©rieures promettent de maintenir la nature dĂ©mocratique d’IsraĂ«l.
Contrairement Ă ceux qui s’opposent Ă la loi, je crois aussi que mettre l’accent sur la nationalitĂ© juive favorisera la solution des deux États, parce que cette loi met l’accent sur la valeur de la nationalitĂ© – et pas seulement la religion – sur l’identitĂ© d’un État. C’est une base importante sur laquelle construire la stabilitĂ© civique, se tenir ferme contre tous les Ă©lĂ©ments niant la judĂ©itĂ© de l’Ă©tat – Ă la fois en IsraĂ«l et Ă l’extĂ©rieur.
En outre, j’espère que dans l’Ă©tat du peuple juif, que nos ancĂŞtres ont soutenu, il y aura un moyen d’expression personnelle pour des minoritĂ©s loyales comme nous, qui prĂ©fèrent la plupart du temps vivre et s’intĂ©grer en elle. Et en mĂŞme temps, je prĂ©vois qu’on trouvera un moyen de maintenir, en IsraĂ«l, notre identitĂ©, notre culture et notre langue aramĂ©enne. Contrairement Ă de nombreux Palestiniens, nous cherchons Ă l’accomplir pacifiquement et en fraternitĂ© aux cĂ´tĂ©s de la majoritĂ© juive et non Ă la place de celle-ci. Vos frères, les Maronites-AramĂ©ens de Kfar Baram attendent l’accomplissement de la juste promesse de l’Etat d’IsraĂ«l, et je suis convaincu que maintenant que la nationalitĂ© du Peuple Juif est codifiĂ©e dans une Loi Fondamentale, les conditions vont mĂ»rir pour l’Ă©tablissement d’un règlement pour ma propre communautĂ©.
Capitaine (rĂ©serviste) Shadi Khalloul, du Mouvement AramĂ©en-ChrĂ©tien d’IsraĂ«l, fondateur du Programme PrĂ©-ArmĂ©nien ChrĂ©tien-Juif, Kinneret.
Et un sioniste druze a ses propres raisons de soutenir la loi, même si beaucoup de druzes ont exprimé des doutes à ce sujet:
 Je me tourne d’ici vers mes frères druzes et vers tout IsraĂ«l. Ces derniers jours, nous avons assistĂ© Ă la tentative malveillante des organisations de gauche et du New Israel Fund, qui tentent de creuser un fossĂ© dans l’importante alliance entre les citoyens druzes d’IsraĂ«l et nos frères juifs. Une alliance qui remonte aux jours de JĂ©thro, notre prophète et MoĂŻse. Il n’y a pas de druzes dans le monde qui puissent prĂ©tendre Ă une vie meilleure et plus libre que les citoyens druzes d’IsraĂ«l. Je demande Ă tous mes frères druzes de ne pas tomber dans ce piège des fous et de soutenir la loi de la nation telle qu’elle est. La loi ne nous prive en rien et prĂ©serve IsraĂ«l en tant qu’État-nation du peuple juif. C’est dans notre intĂ©rĂŞt Ă©vident. Parce que la gauche a faim de pouvoir, qui aspire Ă dĂ©truire l’Etat juif et Ă le transformer en un Ă©tat de tous ses citoyens et de ses habitants, nous ne sommes pas comptĂ©s aujourd’hui et nous ne comptons pas dans le futur. Ils vont nous utiliser et nous jeter.
Je suis Aata Farhat, chef du Conseil sioniste druze, un druze israélien et un fier partisan de la loi.
Ces deux non-Juifs comprennent la vérité: la loi est le moyen de préserver la démocratie, pas de la détruire. Parce que sans Israël étant un état juif, alors il est sur la pente glissante pour devenir finalement un autre état arabe raté, quelque chose qui est le but non déclaré de nombreux opposants à la loi.








L’Hébreu et l’Arabe sont des langues sémites, et elles ont donc beaucoup en commun.
Mais en dehors de ça, on remarquera que politiquement Bibi a dû accepter cette loi par la force, à cause et uniquement à cause de la pression faite par les ultras orthodoxes, car quelques jours avant il était contre. Petit à petit on remarquera que cette secte prend de plus en plus de poids et réforme discrètement les lois en sa faveur.
Bibi a fait l’erreur de s’allier à eux pour obtenir une majorité, mais c’est du donnant donnant et les orthodoxes le savent bien.
Mais ce que Bibi ne voit pas, c’est que la rue gronde, de plus en plus d’Israéliens en on mare de cotiser pour nourrir ces improductifs qui font leur loi, car a part emmerder le monde, ils n’apportent rien à notre pays.
la majorité des juifs vivant à l’étranger sont contre cette loi, et pour moi c’est aussi une grave erreur.