Il est instructif de voir comment les politiciens jordaniens justifient leur soutien Ă l’UNRWA dans ce pays.
Les deux millions de Palestiniens de Jordanie qui utilisent les services de l’UNRWA – dont la grande majoritĂ© sont des citoyens jordaniens Ă part entière – se font dire qu’un jour ils devraient «retourner» en IsraĂ«l et qu’ils ne devraient donc pas trop se sentir trop bien en Jordanie.
Yahya al-Saud, chef du comitĂ© palestinien au parlement jordanien, a donnĂ© diverses raisons fausses pour expliquer pourquoi l’UNRWA devrait exister en Jordanie.
« La Jordanie n’est plus en mesure de supporter plus de charges Ă cause des diffĂ©rentes vagues d’asile qu’elle a accueillies », a-t-il dĂ©clarĂ©, dont la dernière Ă©tait l’asile syrien, qui a dĂ©passĂ© 1,3 million de rĂ©fugiĂ©s.
Mais les Palestiniens sont en Jordanie depuis 70 ans. Ce sont des citoyens. La Jordanie paye beaucoup d’argent pour les rĂ©fugiĂ©s syriens, qui sont dans le besoin – et qui ne sont pas citoyens. En d’autres termes, les citoyens jordaniens d’origine palestinienne accordent moins d’importance Ă la Jordanie qu’aux rĂ©fugiĂ©s syriens.
Quel beau message Ă leur envoyer !
Le fonctionnaire a soulignĂ© que « l’Etat jordanien ne remplacera aucun service fourni par l’UNRWA ».
Parce que certains citoyens jordaniens ne sont pas vraiment jordaniens.
Et on leur rappelle leur statut fragile chaque jour.






