Les processus en Iran ont été identifiés — et en Israël, on sait déjà quand la guerre reprendra

Pendant que Donald Trump postait sur Truth Social la suspension du Project Freedom, et que les marchés financiers reprenaient des couleurs sur fond d’espoir diplomatique, une autre cérémonie se tenait en Israël — plus discrète, mais tout aussi significative. Sur la base aérienne de Tel Nof, le chef d’état-major des Forces de défense israéliennes, le général Eyal Zamir, prenait la parole lors de la passation de commandement de la Force aérienne, accueillant le nouveau commandant, le général Tomer Tisler.

Son discours n’avait rien d’un éloge protocolaire.

« Nos forces sont déployées sur tous les fronts »

Le général Zamir a prononcé des mots qui tranchent avec le climat apparent d’apaisement : « En ce moment même, nos forces sont déployées sur tous les fronts, combattant et prêtes à la plus haute alerte face à tout scénario — de près et de loin. Tsahal, dans l’ensemble de ses dispositifs, maintient une haute vigilance. Nous suivons avec attention les événements dans le Golfe persique ; nous sommes prêts à répondre avec force contre toute tentative d’atteinte à Israël. »

Ce n’est pas le discours d’un commandant qui croit que la guerre est terminée. C’est celui d’un chef militaire qui sait que la pause diplomatique est, au mieux, temporaire.

Ce que les renseignements israéliens voient en Iran

Le titre de l’article d’Avi Ashkenazi dans Maariv est explicite : les processus en Iran ont été « identifiés ». Sans détailler ce que ces processus recouvrent exactement — reconstitution de capacités militaires, réorganisation du commandement, reconstitution de stocks de missiles et de drones — l’évaluation des services de renseignement israéliens pointe vers une conclusion que Jérusalem ne cache plus vraiment : l’Iran se prépare à la suite.

Le Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS) note que même dans un environnement de cessez-le-feu, l’incitation iranienne à la représailles reste forte : Téhéran a un passé de planification d’attaques pour venger des figures de premier plan, et les pertes récentes — plus de 250 hauts responsables éliminés — sont sans précédent dans leur ampleur. Aderaba

Le cessez-le-feu d’avril : une pause, pas une paix

Après plus de cinq semaines de combats, les États-Unis et l’Iran ont convenu d’un cessez-le-feu les 7 et 8 avril, auquel Israël a dit adhérer. Dans les semaines qui ont suivi, le conflit s’est transformé en un jeu d’intimidation mutuelle autour du détroit d’Ormuz. Blogger

En mi-avril, des négociations séparées ont abouti à un cessez-le-feu étendu jusqu’à fin mai. Mais aucun accord formel n’a été signé. Aucun protocole. Aucune garantie. Ce que le général Zamir observe depuis Tel Aviv, ce sont des processus qui indiquent que la fenêtre diplomatique est étroite — et que si elle se ferme sans accord, c’est l’armée qui reprendra le relais. Vous Avez Dit Arabe

La Force aérienne : pilier central de la stratégie israélienne

La cérémonie de Tel Nof n’était pas qu’un passage de témoin symbolique. Zamir a adressé des mots forts au nouveau commandant : « Vous avez développé de nouvelles capacités défensives et offensives ; vous avez institutionnalisé une coopération étroite et sans précédent avec nos partenaires américains ; vous avez mis au point des techniques de combat, de supériorité aérienne et de destruction des systèmes antiaériens ennemis — vous avez laissé nos ennemis bouche bée, et les avez dépouillés de la majeure partie de leurs capacités. C’est le standard de la Force aérienne israélienne. »

Ce bilan est aussi un avertissement. La Force aérienne israélienne a montré ce qu’elle sait faire. Elle est prête à recommencer.


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