Après l’annonce sur Channel 7 de la transformation du cours d’officiers blindĂ©s en un cours mixte, les rabbins prĂ©cisent que le service dans le corps blindĂ© est problĂ©matique pour les soldats qui observent la Halacha, et ils recommandent donc Ă leurs Ă©tudiants de servir dans d’autres unitĂ©s Ă partir de maintenant.
« Il nous est difficile de dĂ©crire notre chagrin », Ă©crivent les rabbins. « Sans prĂ©avis, Tsahal a introduit des cadettes dans la compagnie de cours d’officiers blindĂ©s avec les cadets, et maintenant le cours est mixte d’une manière qui n’est pas conforme Ă la Halacha et vous empĂŞche d’y servir. »
Parallèlement Ă cela, les rabbins Medan et Gordin prĂ©cisent que « l’armĂ©e israĂ©lienne est notre armĂ©e Ă tous, c’est la nĂ´tre et notre chair, et nous serons toujours obligĂ©s de tout faire pour y servir de la manière la plus bĂ©nĂ©fique et la plus sacrificielle.  »
La lettre :
Cette lettre est une lettre d’excuses pour vous, et nous nous Ă©crivons Ă nous-mĂŞmes. Le besoin d’excuses l’emporte sur la honte, et donc voici la lettre devant vous : depuis que nous vous connaissons, tout comme les cohortes qui vous ont prĂ©cĂ©dĂ©, la grande majoritĂ© d’entre vous rĂŞvait de servir dans les unitĂ©s d’infanterie difficiles, qui vous permettent de progresser dans les cours, les postes et les grades jusqu’au commandement ainsi qu’en tant qu’officier.
Cette annĂ©e, selon ce qui nous a Ă©tĂ© communiquĂ© par Tsahal, au moment de votre enrĂ´lement, il y avait un besoin urgent de remplir les rangs spĂ©cifiquement dans les unitĂ©s blindĂ©es, qui est Ă©galement un corps important et stimulant. , nous vous avons convoquĂ© la veille de l’enrĂ´lement, et nous vous avons implorĂ© en langage clair de vous conformer Ă la demande, et de vous enrĂ´ler dans l’unitĂ© blindĂ©e Ă la place de l’infanterie. Vous, avec votre noblesse d’âme et votre comprĂ©hension des besoins de Tsahal Ă ce moment-lĂ , avalez rĂ©pondu Ă notre demande, et vous vous ĂŞtes tous enrĂ´lĂ©s dans cette unitĂ©.
« Comme les cohortes devant vous, nous espĂ©rions aussi que les soldats qui en sont dignes et qui veulent aller au commandement et l’officier y arriveront effectivement. Il nous est difficile de dĂ©crire notre chagrin. Sans prĂ©avis, Tsahal a admis des cadettes dans la compagnie de cours d’officiers blindĂ©s avec les cadets, et maintenant le cours est impliquĂ© d’une manière qui ne respecte pas les limites de la Halacha et vous empĂŞche d’y servir. Ce qui est contraire Ă l’accord que nous avions convenu avec vous.
 » Nous nous excusons et demandons votre pardon. DorĂ©navant, nous conseillerons malheureusement Ă nos Ă©lèves d’Ă©viter de s’enrĂ´ler dans le Corps blindĂ© jusqu’Ă ce que l’exclusion soit corrigĂ©e. EspĂ©rons tous des jours meilleurs, des jours oĂą les soldats de la Torah ne seront pas forcĂ©s d’ĂŞtre exclus des unitĂ©s combattantes, des jours oĂą Tsahal honorera davantage ses promesses. Souvenons-nous aussi en ce moment que Tsahal est l’armĂ©e de tous de nous, c’est nous-mĂŞmes et notre chair, et nous nous engageons toujours Ă tout faire pour le servir de la manière la plus utile et la plus sacrificielle. »
Dans l’ordre de service conjoint qui a provoquĂ© un tollĂ© Ă l’Ă©poque oĂą Gadi Eisenkot Ă©tait chef d’Ă©tat-major, il Ă©tait Ă©crit que les religieux devaient avoir une voie distincte au niveau de l’entreprise et que dans des cas exceptionnels un cadre limitĂ© serait Ă©tabli, avec approbation.
Un officier du Corps blindĂ© a dĂ©clarĂ© Ă Channel 7 : « Il faut comprendre que dans l’armurerie il n’y a pas de peloton, tout fonctionne dans une compagnie, donc tout est ensemble, y compris l’hĂ©bergement sur le terrain, et y compris les sĂ©ries de batailles. Il y a lĂ une confusion extrĂŞme, dans les 2 derniers cycles, ils ont mis une seule cadette, une fille. Ce n’est pas dans les unitĂ©s de combat manĹ“uvrantes parce que les gardes-frontières ne manĹ“uvrent pas et en plus : il y avait un clair directive de ne pas le combiner avec les religieux. S’ils ont commencĂ© un cours maintenant, cela signifie que le plan a Ă©tĂ© approuvĂ© il y a au moins 4 mois par l’officier en chef des blindĂ©s, le gĂ©nĂ©ral de brigade Hisham Ibrahim, et il y a 6 Ă 8 ans par le commandant de Shizphon, le colonel Shagib Dahan. On ne sait pas comment le grand rabbin militaire, le gĂ©nĂ©ral de brigade Rabbi Eyal Karim, a Ă©tĂ© exclu du processus, et on ne sait pas comment le rabbin Shizphon et le rabbin Mazzi, ses reprĂ©sentants sur le terrain – ne le voient pas comme un adresse pour traiter un problème aussi grave. C’est ridicule. »
L’organisation Torat Lehima alerte depuis longtemps sur la « mixitĂ© croissante des sexes » au sein de Tsahal, sous la pression de la Haute Cour de justice, des organisations fĂ©ministes et de la conseillère du chef d’Ă©tat-major en matière de genre, qui, selon elles , nuit aux opĂ©rations, au climat social et au respect de la Halacha dans les FDI. Il y a quelques mois, l’organisation rĂ©vĂ©lait qu’au cours des commandants de chars Ă Shizpon, les nouveaux commandants avaient fait Ă©tat d’une « ambiance de colonies » parmi les soldats et les femmes soldates, et d’un abaissement du niveau professionnel.
La rĂ©ponse du porte-parole de Tsahal : « Les affirmations faites dans l’article ne sont pas vraies. Le cours des officiers blindĂ©s se compose d’une seule compagnie, qui contient une section sur le genre. Tous les soldats de la yeshiva se sont vu proposer de passer Ă la section sur le genre s’ils Ă©taient intĂ©ressĂ©s. L’ordre de service commun est maintenu tout au long du parcours, tout en rĂ©pondant aux besoins des soldats sans diffĂ©rence. L’Ă©tat-major du rabbinat militaire est en contact Ă©troit avec les commandants Ă Shizphon, afin d’assurer conjointement une conduite optimale et conforme aux ordres. ‘




