Les services de renseignement israĂ©liens pensaient que le Hamas prĂ©parait « une attaque spĂ©cifique » et n’ont pas agi de peur de « gaspiller » une source

Les renseignements israĂ©liens ont interprĂ©tĂ© l’activation des cartes SIM Ă  Gaza la nuit prĂ©cĂ©dant le massacre du 7 octobre du Mouvement de rĂ©sistance islamique palestinien (Hamas) comme « un autre exercice » et ont estimĂ© que, dans le cas le plus extrĂŞme, le Hamas prĂ©voyait seulement un raid ponctuel, a rapportĂ© hier soir la chaĂ®ne publique israĂ©lienne (KAN).

Il a Ă©galement Ă©tĂ© rapportĂ© que parmi les membres des services de renseignement qui ont observĂ© les mouvements inhabituels, certains craignaient que, s’il s’agissait d’une fausse alerte, et que les services de renseignement soient « brĂ»lĂ©s ».

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De plus, les forces de sécurité craignaient que la mobilisation de troupes inutiles n’entraîne une escalade des combats, car elles espéraient que le Hamas pourrait interpréter cela comme une préparation israélienne à attaquer Gaza.

Ce lundi, il a Ă©tĂ© annoncĂ© qu’aux petites heures du 7 octobre, quelques heures avant le massacre, IsraĂ«l avait dĂ©tectĂ© que des centaines de membres de Nujba, l’unitĂ© d’Ă©lite du Mouvement de rĂ©sistance islamique palestinien (Hamas), avaient introduit des cartes SIM israĂ©liennes dans leurs tĂ©lĂ©phones, a rapportĂ© le radiodiffuseur public (KAN).

Noukhba

Ce sont les signaux reçus par les services de renseignement israĂ©liens et, sur la base de ceux-ci, des consultations ont Ă©tĂ© menĂ©es au sein du système de sĂ©curitĂ©. L’armĂ©e israĂ©lienne a notĂ© que le chef d’Ă©tat-major n’en Ă©tait pas informĂ© en temps rĂ©el.

L’objectif de cette dĂ©marche Ă©tait pour les membres du Hamas d’amĂ©liorer leur capacitĂ© Ă  communiquer entre eux une fois sur le territoire israĂ©lien. Selon la KAN, cela est connu depuis des mois et sa publication n’a Ă©tĂ© autorisĂ©e que ce lundi.

La veille de l’attaque, une consultation tĂ©lĂ©phonique a eu lieu entre le chef de l’armĂ©e, le directeur du Shin Bet (Service gĂ©nĂ©ral de sĂ©curitĂ©) et de hauts responsables tels que le directeur du renseignement militaire (Aman).

Cela est dĂ» Ă  des activitĂ©s inhabituelles dans la bande de Gaza qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rendues publiques. Les renseignements reçus confirmaient Ă©galement l’idĂ©e qu’il s’agissait d’un exercice.

Le chef de l’armĂ©e et d’autres responsables ont procĂ©dĂ© Ă  une Ă©valuation de la situation, Ă  la suite de laquelle il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de lever l’Ă©tat d’alerte.

Le directeur du Shabak a Ă©galement tenu une sĂ©ance interne sur la base des informations reçues. Cependant, une semaine après le massacre du 7 octobre, KAN a publiĂ© qu’une Ă©quipe spĂ©ciale de la police israĂ©lienne avait Ă©tĂ© envoyĂ©e de nuit dans la zone frontalière avec Gaza, suite Ă  des informations et Ă  une sĂ©ance de renseignement nocturne, mais qu’elle Ă©tait arrivĂ©e dans la zone quinze minutes après l’attaque du Hamas.