
« Lorsque les portes ont Ă©tĂ© fermĂ©es, les fidèles se sont prĂ©parĂ©s Ă fuir la synagogue pour se prĂ©parer Ă une fusillade en masse, le rabbin Neil Cooper a veillĂ© Ă ce que cela se produise avant de devoir sortir les Torah de l’arche ».
Dix minutes plus tard, les fidèles étaient de retour sur les bancs, les portes ouvertes et se préparaient à entendre une partie hebdomadaire de la Torah. Ce fut le premier exercice réussi de simulation d’attaque dans cette synagogue de banlieue de Philadelphie.
Ce genre d’exercice surprise a Ă©tĂ© mis en place pour Ă©viter des drames futurs: « Surprendre les gens au dĂ©pourvu », a dĂ©clarĂ© Cooper cinq jours après l’exercice du 22 juin dans son Temple Beth Hillel-Beth El Ă Wynnewood. «Nous voulions Ă©galement que les gens sachent, plus que tout, que nous sommes au courant. Nous avons une procĂ©dure de sĂ©curitĂ©. Nous avons des gens qui surveillent.
Après une pĂ©riode de huit mois comprenant des tirs dans deux synago-gues, Ă Pittsburgh et Ă Poway, en Californie, des congrĂ©gations de tout le pays cherchent activement Ă savoir comment rĂ©agir si la terreur arrive Ă leur porte. Certains, comme Beth Hillel-Beth El, ont organisĂ© des scĂ©narios de tir actif pendant les services. D’autres ont des plans dĂ©taillĂ©s en place en cas d’attaque. D’autres ont formĂ© un groupe de fidèles Ă la façon de combattre des hommes armĂ©s lorsqu’ils franchissent la porte.
Les exercices de tir actif complètent une sĂ©rie de mesures de sĂ©curitĂ© adoptĂ©es par les congrĂ©gations depuis le massacre de Pittsburgh, au cours duquel un homme armĂ© a tuĂ© 11 fidèles en octobre. Ils vont de la fermeture de portes Ă la fermeture de fenĂŞtres en passant par le renforce-ment de la sĂ©curitĂ© armĂ©e. Certaines congrĂ©gations ont encouragĂ© les membres Ă porter des armes de poing lors de services, tandis que d’autres ont mis en place de nouvelles restrictions sur le port d’armes Ă feu dans la shul.





