Le lundi 6 juillet, une grève illimitĂ©e de travailleurs sociaux a commencĂ© en IsraĂ«l. Les travailleurs sociaux ne viendront pas travailler dans les administrations locales, au ministère de la protection sociale, dans les systèmes d’Ă©ducation et de santĂ©, à «Beati leumi», dans le dĂ©partement de rĂ©adaptation des anciens dĂ©tenus, dans le système judiciaire.
Tant que durera la grève, personne ne sera impliquĂ© dans la protection des enfants et des adolescents difficiles, il n’y aura pas de rĂ©unions du conseil de l’avortement, les appels des personnes âgĂ©es resteront sans rĂ©ponse et les cas de violence domestique ne feront pas l’objet d’enquĂŞtes. La dĂ©finition des enfants dans les internats cessera. En raison du manque d’opinion d’experts des travailleurs sociaux, le processus de rĂ©habilitation des criminels qui ont purgĂ© leur peine va s’arrĂŞter.
Ă€ 10 h 30, une association professionnelle de travailleurs sociaux organisera une manifestation sur la place Tel Aviv-Habima.
Les travailleurs sociaux exigent un salaire plus élevé, une protection contre les attaques et une charge de travail moindre.
«Nous subissons des agressions et nous avons aucune protection», a expliquĂ© le chef de leur association, Inbal Hermoni, aux exigences des travailleurs sociaux. – Nous terminons le mois avec un salaire honteux et travaillons avec une charge illogique. Il y a 1000 places vacantes dans le travail social, mais personne ne veut y aller Ă cause de la charge de travail Ă©levĂ©e, du salaire insignifiant et de l’Ă©pidĂ©mie de violence. L’ensemble du système de travail social est tari et abandonnĂ©. »
Le ministre de la Sécurité sociale, Itzik Shmuli, a qualifié la grève de « tout aussi juste ».
Après les manifestations de travailleurs sociaux Ă JĂ©rusalem fin juin, des reprĂ©sentants du ministère des Finances les ont rencontrĂ©s et ont exprimĂ© leur volontĂ© d’augmenter les salaires. Cependant, selon le journal Haaretz, le ministère des Finances a demandĂ© que l’Ă©pidĂ©mie de coronavirus soit tolĂ©rĂ©e jusqu’Ă la fin de la crise.
Les travailleurs sociaux n’ont pas organisĂ© de telles grèves depuis 2011.
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