L’État islamique dynamite le temple historique de Palmyre

Photo issue d’une vidéo de terroristes de Daesh, secteur de Palmyre, fin mai 2015. (AP/Keystone)
 
 
L’État islamique a dynamitĂ© le temple historique de Baal, situĂ© dans les ruines de la ville syrienne de Palmyre, a dĂ©clarĂ© l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme.

« Des sources fiables ont informĂ© l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme que l’État islamique a dynamité le temple de Baal situĂ© dans la ville archĂ©ologique de Palmyre, » dĂ©clarent les ONG.

Les extrĂ©mistes ont pris le contrĂ´le de la ville et de ses ruines grĂ©co-romaines, y compris la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, le 20 mai.

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L’Observatoire a dĂ©clarĂ© que les terroristes ont utilisĂ© une grande quantitĂ© d’explosifs pour dĂ©truire le temple et a indiquĂ© qu’il a Ă©tĂ© dĂ©truit près d’un mois après que les villageois ont quittĂ© les lieux.

Palmira est considĂ©rĂ© par l’UNESCO comme une relique unique du premier siècle. C’est un chef-d’Ĺ“uvre de l’architecture romaine et de l’urbanisme, par les colonnes de la cĂ©lèbre rue principale et le temple de Baal.

Cette ville est l’un des six sites syriens inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, avec les vieux quartiers d’Alep, Damas et Bosra et les villages anciens.

La destruction du temple a Ă©tĂ© dĂ©couverte cinq jours après que l’État islamique a exĂ©cutĂ© l’ancien chef de la Direction gĂ©nĂ©rale des AntiquitĂ©s et des MusĂ©es Ă  Palmira, Khaled al Asaad, le «directeur des idoles » de la ville.

L’archĂ©ologue Ă©minent, qui fut dĂ©capitĂ© en public et son cadavre pendu, a Ă©galement Ă©tĂ© accusĂ© par l’État islamique de reprĂ©senter le prĂ©sident syrien, Bachar al-Assad, « apostats congrès », se rĂ©fĂ©rant Ă  des confĂ©rences internationales sur les antiquitĂ©s.

Dernièrement en juin, les terroristes ont averti que les membres de l’État islamique avaient placĂ© des explosifs dans les ruines. Une information qui a Ă©tĂ© confirmĂ©e plus tard par le rĂ©gime syrien.

Depuis fĂ©vrier dernier, les radicaux de l’État islamique ont dĂ©truit plusieurs sites archĂ©ologiques et musĂ©es dans les zones qui dominent l’Irak .

Les ruines assyriennes Nimrud du XIIIè siècle. C et Hatra, patrimoine mondial de l’Unesco, le MusĂ©e des civilisations dans la ville de Mossoul et le site de Dur Sharrukin, capitale assyrienne pour une partie du règne de Sargon II (722-705 BC).