Parce que la Bible est la Parole de D.ieu, voici un livre d’un intĂ©rĂŞt capital pour l’homme d’IsraĂ«l et pour la nation des HĂ©breux
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Le destin de ces derniers restera consĂ©quent de leur attitude vis-Ă -vis du projet transcrit: « L’aspiration Ă Ă©difier une grande communautĂ© humaine qui gardera les voies de l’Éternel dans la justice et le droit implique prĂ©cisĂ©ment que cette communautĂ© ait une existence politique et sociale, qu’elle soit un royaume national.
Car ce ne sont pas seulement des individus sages et excellents, des hommes pieux, des moines et des saints, qui doivent vivre Ă la lumière de l’IdĂ©e divine, mais des peuples entiers.
Ils s’amĂ©liorent et Ă©voluent au rythme des progrès de la culture et de l’existence politique; ces peuples contiennent toutes sortes d’hommes, depuis l’Ă©lite intellectuelle et artistique, Ă©clairĂ©e et sainte, jusqu’aux couches plus larges, sociales, politiques et Ă©conomiques, jusqu’au prolĂ©tariat avec toutes ses ramifications, mĂŞme les plus basses et les plus frustes…….
Garder la Torah collectivement et dans son expression politique est un travail difficile, beaucoup plus difficile qu’individuellement et la tâche exigĂ©e pour constituer un ensemble et en faire une sociĂ©tĂ© politique est beaucoup plus compliquĂ©e que celle faite Ă titre individuel.
Car nous voyons bien l’Ă©chec de la morale humaine la plus simple jusque dans les dĂ©tails qu’elle inspire et l’emprise qu’elle a sur la vie. L’HumanitĂ© dans son ensemble en reste encore très loin, elle ne consent pas au devoir moral quand il s’agit de politique collective. » (Rav Abraham Itzhak Hacohen Kook)
Il les mettra au dĂ©fi de faire un choix et leur prouvera qu’ils ne peuvent demeurer devant l’Eternel tel qu’ils font et tel qu’ils sont. La Bible leur dĂ©montrera expressĂ©ment qu’ils se dupent et que leur duplicitĂ© les dissocie de D.ieu car en fuyant leur vocation ils provoquent un destin qui les poursuivra inexorablement.
Mais elle leur fera savoir aussi que D.ieu affectionne Ă jamais IsraĂ«l et qu’Il offre une solution infaillible pour le rencontrer et lui rester fidèle. La leçon biblique est unique et singulière, elle a conquis des millions d’hommes sans arme et sans utiliser la science. Elle a diffusĂ© plus de connaissances sur les choses humaines et divines que tous les philosophes du Monde.
Elle a exprimé des promesses de vie telles qu´il n´en a jamais été énoncées alors ni depuis.
L’Eden gâchĂ© lors des premiers pas d’une HumanitĂ© naissante se transformera en un Ă©ventuel paradis, quand la rĂ©vĂ©lation rencontrera la confiance d’IsraĂ«l.
Le Tana’h (La Bible) est le manifeste de D.ieu dans le langage des hommes, comprĂ©hensible pour tout le monde Ă travers les siècles. Bien qu’elle ait Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e durant une longue pĂ©riode, la Bible s’avère d’une remarquable uniformitĂ©, les artisans du Texte ne savaient rien les uns des autres et ils n’avaient pas dĂ©cidĂ© d’Ă©crire un livre.
Pourtant le voici, bien Ă©crit par des hommes que D.ieu mit en Ĺ“uvre afin de transcrire ses instructions. La Bible n’est point une lĂ©gende ouatĂ©e nous conduisant par tous les temps et tous les espaces dans un voyage sans histoire, bien au contraire, elle veut nous obliger Ă ressentir l’Ă©popĂ©e comme l’Histoire Ă part entière.
Notre entreprise est HĂ©braĂŻque, au sens rĂ©el du terme, parce qu’au fond mĂŞme de nos Ă©preuves il n’y a pas d’aventure mais la reprĂ©sentation d’une nouvelle idĂ©e de l’homme. La conduite vraie des HĂ©breux se trouve dans la dĂ©fĂ©rence portĂ©e au caractère rĂ©vĂ©lĂ© et suprĂŞme du Texte normatif, dans une rĂ©vĂ©rence qui n’est autre que le frĂ©missement que l’ĂŞtre souffre devant l’immanence du verbe Divin.
Pour l’HĂ©breu vĂ©ritable, la Bible n’est pas seulement sainte, elle est un porte-parole essentiel du Projet Divin.
Sa clameur, sa constance, sa vigueur restent en quĂŞte de la rĂ©ponse sensible de l’homme.
Propos divins dans la mesure où ils sont autoritaires, complets, ultimes, mais aussi prometteurs, initiateurs et émouvants.
Entre la Bible et les HĂ©breux contemporains s’Ă©labore une complicitĂ© qui n’a rien Ă envier Ă l’Histoire biblique de l’Ere prophĂ©tique. Elle demeure aujourd’hui encore comme une rencontre et un dialogue dans l’existence vĂ©cue par ces hommes, une expĂ©rience d’EternitĂ© pour IsraĂ«l.
L’Ă©laboration de l’Ĺ’uvre biblique s’Ă©tait faite par Ă©tapes, la canonisation en consacre le caractère inspirĂ©.
Les vingt-quatre livres composent Ă prĂ©sent l’ouvrage par excellence, la Bible, personnification de la Parole Divine ou le peuple d’IsraĂ«l devient le Peuple animĂ© par ce Livre.
C’est Ă partir de cette canonisation du Tana’h que se dessine le destin ultĂ©rieur du peuple juif.
Au moment prĂ©cis oĂą la Bible, en s’achevant, devient, de par la volontĂ© d’IsraĂ«l, l’organe du dialogue entre D.ieu et le Monde, les orientations dĂ©finitives de l’Histoire d’IsraĂ«l sont acquises.
Certaines n’y sont encore qu’en- germes, mais lorsqu’elles se manifestent plus tard, leur origine peut ĂŞtre facilement dĂ©celĂ©e en cet instant qui, plus que tout autre, fut crĂ©ateur d’histoire.
Comment produire un ouvrage si cohĂ©rent, en si parfaite consonance, alors que les thèmes dĂ©veloppĂ©s sont de ceux qui habituellement mobilisent des joutes oratoires pour des opinions divergentes au possible: l’univers, la crĂ©ation, le cĹ“ur et la raison, qui est D.ieu, qui est l’Homme, quelle lien existe-t-il entre eux?
La Bible bat tous les records de traductions et d’Ă©ditions diverses, elle est l’un des premiers livres Ă avoir Ă©tĂ© traduit, et le premier Ă avoir Ă©tĂ© Ă©ditĂ© par Gutenberg.
Plus de 600 millions de Bibles ou parties de Bible ont Ă©tĂ© Ă©ditĂ©es jusqu’Ă ce jour!
Plus que les Ĺ“uvres d’Homère, St-Augustin, Shakespeare, Voltaire, Karl Marx ou Mao TsĂ©-toung.
Des quantitĂ©s de livres disparaissent parfois en un temps record, pour quelle raison le texte biblique demeure-t-il si contemporain alors que nombre de ses chapitres appartiennent aux Ă©crits les plus anciens de l’HumanitĂ©?
Les progrès scientifiques et techniques n’ont nullement affaibli l’appĂ©tit et l’attrait du Tana’h (de la Bible), bien au contraire. Tandis que la jeunesse apprĂ©hende et affectionne les rĂ©cits et les leçons bibliques, des sages de tous temps savourent l’intelligence de sa pensĂ©e.
Des millions de gens se sustentent encore de ce livre, y puisant un sens de l’existence, une assistance, un rĂ©confort et un secours rĂ©gulier.
Au vu et su des leçons rĂ©vĂ©lĂ©es depuis plusieurs dĂ©cennies dans les diffĂ©rentes matières de l’exĂ©gèse biblique, de l’archĂ©ologie rĂ©gionale, de l’histoire comparĂ©e des religions de l’AntiquitĂ©, nous retrouvons dans la Bible une source abondante et conforme de renseignements, une mine incontestable de savoir du monde dans lequel s’est dĂ©veloppĂ©e, durant plus de 1500 ans, l’Histoire du peuple d’IsraĂ«l.
La Bible, Ĺ“uvre littĂ©raire, est l’ouvrage le plus exceptionnel qui n’ait jamais Ă©tĂ© rĂ©digĂ©.
Il se compose de matières distinctes: de littĂ©rature, d’histoire, de biographies, de poĂ©sies, de proverbes, d’expressions, d’hymnes, de lettres, de lois, d’instructions, de vĂ©nĂ©rations solennelles, de paraboles, d’Ă©nigmes, de prophĂ©ties, et toute autre figure du vocable humain.
Quiconque peut: le consulter pour ĂŞtre savant, l’approuver pour obtenir sa dĂ©livrance, le vivre concrètement pour ĂŞtre bĂ©ni ou en meubler sa conscience pour diriger son cĹ“ur.
Vous savez le dĂ©vorer en implorant avec dĂ©fĂ©rence, en l’apprenant assidĂ»ment, et il vous semblera nouveau Ă jamais, repu d’ĂŞtre et d’Ă©nergie.
L’Histoire d’IsraĂ«l se rĂ©vèle très singulière lĂ oĂą des hommes apparaissent brusquement, manifestant inlassablement qu’il est un autre contrat que politique, que l’Alliance avec D.ieu doit ĂŞtre sollicitĂ©e et accomplie sans relâche.
Il existe une rĂ©elle dichotomie entre deux mondes: celui, sĂ©culier, qui besogne dans l’immanence de l’Histoire terrestre et perçoit dans la royautĂ© le symbole de leur adhĂ©sion.
De l’autre côté, il y a les Prophètes, ceux qui aspirent indubitablement à l’accomplissement de cette Alliance promise par l’Eternel et acceptée par Israël.
DisculpĂ©e et remise au goĂ»t du jour cette Bible ne nous semble pas offrir uniquement des savoirs d’ordre chronologique et politique, mais les principes d’un très large rĂ©cit didactique et d’une solide entreprise spirituelle.
Ce sont des communautĂ©s et des cultures que nous voyons apparaĂ®tre et s’accroĂ®tre dans l’Histoire biblique; c’est un esprit religieux et philosophique que nous discernons dans ses actions et dans ses verbes.
Il nous faut traiter de sociologie et de philosophie de l’Histoire pour Ă©claircir les difficultĂ©s de l’histoire biblique.
Nous découvrons dans ces sujets quelque chose qui nous concerne et ne saurait nous laisser insensibles. Vouloir les présenter réclame tout à la fois un certain éloignement et une acuité, une détermination à augurer sans se laisser confondre, une alliance de la rigueur et de la clémence.
La Bible dut ĂŞtre sans cesse recopiĂ©e et publiĂ©e pendant plus d’un millĂ©naire, sans aucune imprimerie, mais sur papyrus ou parchemin.
Aussi possĂ©dons-nous des manuscrits beaucoup plus nombreux que pour les autres Ĺ“uvres classiques de l’AntiquitĂ©.
Les manuscrits de l’Ancien Testament ont Ă©tĂ© conservĂ©s soigneusement.
Les scribes d’autrefois avaient comme unique tâche la garde et la copie des Saintes Ecritures, ils y vouaient un soin infini, ils possĂ©daient un rĂ©pertoire comportant l’ensemble des lettres, des syllabes, des mots et des lignes de chaque livre de l’Ancien Testament, leur permettant de contrĂ´ler l’exactitude des copies.
Qui jamais prit la peine d’en faire autant pour les manuscrits des Ĺ“uvres d’Homère ou de Tacite? La prĂ©cision du Texte biblique actuel est extraordinaire.
La Bible est unique aussi parce qu’elle a survĂ©cu aux outrages successifs dont elle a Ă©tĂ© l’objet
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Des siècles durant, en effet, des hommes cherchèrent Ă la dĂ©truire; rois, empereurs ou chefs religieux se sont acharnĂ©s sur elle. Voltaire pour ne citer que lui, allĂ©guait que cela ne prendrait guère plus d’une centaine d’annĂ©es avant de retrouver la relique biblique tapis dans un recoin des Ă©choppes d’antiquaires!
Or, vingt-six ans plus tard, était créée la première des sociétés bibliques qui avait pour but la vulgarisation universelle du Tana’h (de la Bible) à un coût accessible pour tous.
Dès lors, les Saintes Ecritures n’ont cessĂ© de se populariser et leurs chiffres de distribution ont plus que centuplĂ©. Pourtant, depuis toujours, le peuple Ă©tait tenu Ă distance, dans une ignorance telle de la Parole Divine que pendant des siècles celle-ci demeura pratiquement inconnue.
MalgrĂ© ses opposants, les Textes Bibliques restent aussi rĂ©sistants qu’un rocher, et se propagent toujours davantage, pour le bien de ceux qui cherchent et le meilleur de ceux qui rencontrent la vĂ©ritĂ©.
Les Patriarches sont les hĂ©ros d’un milieu politique, social et Ă©conomique dans lequel ils manĹ“uvrent, ce lien n’est pas fixĂ© et confinĂ© Ă certains Ă©vĂ©nements du moment, mais il est en mouvement perpĂ©tuel.
Deux mouvements s’invitent dans la vie des Patriarches : le premier montre et expose la matĂ©rialitĂ© de certains dĂ©placements de population, de certains us et coutumes, de certaines aventures humaines.
Le second, proclame la puissance Divine de la PensĂ©e qui, sans jamais abandonner, propose Ă ces exodes, Ă ces traditions, Ă ces contingences de l’existence, le fond et la forme d’une croyance explicite et dirigĂ©e.
Il fallait conter le vĂ©cu des ancĂŞtres d’IsraĂ«l afin de souligner les consĂ©quences non seulement de leur prĂ©sence mais aussi de leur implication dans l’Histoire de tous et du tout.
Il fallait Ă©galement faire valoir la teneur intellectuelle et sacrĂ©e, singulière et invincible de ce pourquoi et vers quoi ils s’Ă©taient engagĂ©s.
Ainsi devenaient-ils l’expression des vocations futures de la Nation HĂ©braĂŻque, d’un peuple qui en se choisissant devait permettre le salut de l’HumanitĂ©.




