« Tout ce que fait le gouvernement est pour la survie politique. Il nĂ©glige la rĂ©silience nationale et crĂ©e une fois de plus une division au sein de la population », a accusĂ© Lieberman. « Je parle de la loi de non-conscription des ultra-orthodoxes. Netanyahou est prĂŞt Ă promulguer cette loi et il est pratiquement impossible d’accepter cette situation. Nous devons prĂ©parer l’armĂ©e israĂ©lienne dans un premier temps Ă deux nouvelles divisions et dans un premier temps. la deuxième Ă©tape comporte trois divisions supplĂ©mentaires, il est donc impossible d’exempter les ultra-orthodoxes de la conscription ».
Lieberman, l’ancien ministre de la DĂ©fense, a parlĂ© durement de la performance de Netanyahu dans la guerre et a affirmĂ© que « les cannibales du Hamas et de Sinwar depuis son trou dirigent la guerre mieux que le Premier ministre ». Selon Lieberman, tous les responsables de l’Ă©chec du 7 octobre « devraient partir – le Premier ministre, le ministre de la DĂ©fense et le chef d’Ă©tat-major en premier ».
Lieberman a Ă©galement critiquĂ© l’opacitĂ© de l’armĂ©e, selon ses propres termes, et la difficultĂ© d’entendre les critiques de l’extĂ©rieur. « L’armĂ©e est fermĂ©e et ne tolère aucune critique. J’ai Ă©crit un document qui dĂ©crit exactement ce qui s’est passĂ© le 7 octobre, j’ai mis en garde Ă plusieurs reprises contre un tel scĂ©nario, j’ai dit que notre situation Ă©tait pire qu’elle ne l’Ă©tait avant la guerre du Kippour. Mais ils ont sous-estimĂ© mon document, sous-estimĂ© le gĂ©nĂ©ral Brik et rĂ©duit au silence les observatrices. C’est pourquoi le concept de Tsahal selon lequel elles n’initient pas mais contiennent doivent ĂŞtre fondamentalement modifiĂ©s. Par exemple, dans le nord aujourd’hui, ils n’initient rien, ils ont cĂ©dĂ© toute une superficie de terre. Nous devons Ă©tablir une nouvelle zone de sĂ©curitĂ© car aucune solution diplomatique n’a rĂ©ussi. » Selon lui, la dissuasion que nous avions a Ă©tĂ© perdue, « tous les phoques en sandales du YĂ©men nous attaquent ».
La force de missiles contre l’Iran
Au sujet de la menace iranienne, Lieberman a appelĂ© l’armĂ©e israĂ©lienne Ă crĂ©er une force de missiles : « Il n’est pas nĂ©cessaire de mettre en danger des pilotes et des avions coĂ»teux lors d’une attaque. Comme je le pensais par le passĂ©, il faudrait Ă©tablir une force de missiles qui permettrait de toucher n’importe quelle cible en Iran en 8 minutes. »

Lieberman a critiquĂ© le fait que des « officiers militants », comme il le dit, comme le gĂ©nĂ©ral de brigade Ofer Winter, soient libĂ©rĂ©s de l’armĂ©e, et a critiquĂ© les nominations dans l’armĂ©e israĂ©lienne. « Prendre les commandants de terrain et les donner en exemple au sein de l’ACA, supprimer toute initiative, tout cheval au galop, c’est une erreur. » Concernant les rĂ©primandes envers les officiers de l’armĂ©e, il dit : « Il est interdit de supprimer les dĂ©clarations des gĂ©nĂ©raux et des commandants qui ont pris l’initiative. Je rappelle Ă tous la rĂ©volte des gĂ©nĂ©raux en 1967. Il ne suffit pas d’attendre une commande d’en haut. Si vous sentez que quelque chose ne va pas, vous devez le dire. »
Connection avec les Jordaniens
Lieberman a soulignĂ© que « le taux d’intĂ©rĂŞt actuel dans l’Ă©conomie nuit Ă la capacitĂ© des jeunes couples Ă acheter un appartement. C’est le cas lorsqu’il y a un dĂ©ficit budgĂ©taire de 7 %, et ce dĂ©ficit va continuer Ă croĂ®tre, mais il n’y a aucune rĂ©flexion « .
En ce qui concerne le « jour d’après » dans la bande de Gaza, Lieberman a dĂ©clarĂ© que « l’AutoritĂ© palestinienne n’est pas une solution, elle est faible. Ce qu’il faut faire, c’est une solution sous le parrainage international tout en nous dĂ©connectant complètement de Gaza l’eau, pas de nourriture et pas d’Ă©lectricitĂ©. Les Jordaniens doivent ĂŞtre connectĂ©s Ă une solution plutĂ´t qu’Ă l’AutoritĂ© palestinienne. »
Le dĂ©putĂ© Lieberman a appelĂ© les ministres Gantz et Eisenkot Ă dĂ©missionner du gouvernement, affirmant qu’ils n’ont aucune influence. Ă€ la fin de son discours, Lieberman a Ă©voquĂ© les otages dĂ©tenus Ă Gaza et a dĂ©clarĂ© : « J’appelle les politiciens Ă ne pas faire de commentaires sur la situation. Toute dĂ©claration est blessante et prĂ©judiciable. »
En conclusion, il fait aussi preuve d’un peu d’optimisme : « Nous avons vu chez le peuple d’IsraĂ«l une garantie mutuelle, du volontariat, des sacrifices, mĂŞme dans le recrutement pour les rĂ©serves. Le gouvernement central et municipal s’est effondrĂ© et le peuple d’IsraĂ«l et le secteur privĂ© ont fonctionnĂ© fortement – et c’est la base.




