Lieberman accuse Netanyahu : « il a promis Ă  l’État de Halacha de clore les affaires pĂ©nales »

Le ministre des Finances Avigdor Lieberman a dĂ©clarĂ© sur la Douzième chaĂ®ne que le bloc fort du Likud avec les partis religieux est basĂ© sur « l’accord de Netanyahu – l’État de Halacha pour la clĂ´ture des affaires pĂ©nales ». Le rejet de la suprĂ©matie des lois et des tribunaux laĂŻcs est la principale chose qui unit le politicien avec ses partenaires ultra-orthodoxes et cimente le bloc religieux de droite. »

Les parties de Smotrich et les kahanistes de Ben-Gvir soutiennent avec enthousiasme les projets du Likoud de « rĂ©former » le système judiciaire, ce qui signifie en fait l’Ă©limination de l’indĂ©pendance du pouvoir judiciaire et de l’État de droit. Les sionistes religieux d’extrĂŞme droite voient dans la situation actuelle une occasion unique d’accomplir leur objectif programmatique – Ă©liminer la dĂ©mocratie libĂ©rale occidentale et transformer IsraĂ«l en un « vĂ©ritable État juif » vivant selon les lois religieuses de la Halakha.    

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La menace contre le bloc religieux de droite de Netanyahu est venue d’un cĂ´tĂ© inattendu. L’un des partis ultra-orthodoxes, le bloc Torah &Judaisme, est au bord de la scission : ses deux partis constitutifs, le lituanien Degel HaTorah et le hassidique Agudat Yisrael, ne parviennent pas Ă  un accord. Après le dĂ©part de Yaakov Litzman, Moshe Gafni, le chef de Degel HaTorah, revendique la direction du bloc et aggrave le conflit avec le nouveau chef du hassidique Agudat Yisrael, Ă  cinq jours de la clĂ´ture des listes Ă©lectorales, il n’y a plus moyen de faire des compromis. 

La principale pierre d’achoppement dans les nĂ©gociations est la question de l’admissibilitĂ© de l’enseignement des matières obligatoires dans les Ă©coles ultra-orthodoxes. Le ministère de l’Éducation a proposĂ© un programme allĂ©chant aux Ă©coles religieuses privĂ©es – un financement Ă  100 % pour ceux qui commenceront Ă  enseigner les mathĂ©matiques et l’anglais aux enfants. Les hassidim balti veulent profiter de cette opportunitĂ©, mais cela est inacceptable pour les litvaks plus conservateurs.

Si Degel HaTorah et Agudat Yisrael se rendent aux urnes sĂ©parĂ©ment, le parti de Gafni pourrait entrer Ă  la Knesset, les sondages lui promettent cinq sièges, mais le parti hassidique sera exclu et le bloc de Netanyahu perdra la chance d’obtenir les 61 sièges convoitĂ©s. Par consĂ©quent, le chef de l’opposition fait tous les efforts imaginables pour rĂ©gler la question d’une manière ou d’une autre. Selon le correspondant de TheMarker, Meirav Arlozorov, il promet aux ultra-orthodoxes, s’ils gagnent, de changer le principe du financement des Ă©coles – afin que les Ă©coles religieuses privĂ©es qui n’enseignent pas les matières gĂ©nĂ©rales soient Ă©galisĂ©es en financement budgĂ©taire avec les Ă©coles publiques.

Un journaliste proche du ministère des Finances accuse  » Netanyahu est prĂŞt Ă  dĂ©truire l’Etat, Ă  enterrer son avenir pour gagner les Ă©lections. Le financement intĂ©gral du budget des yeshivas qui n’enseignent ni l’hĂ©breu, ni les mathĂ©matiques, ni les langues Ă©trangères, ni les sciences naturelles, privera le gouvernement du seul levier sur l’Ă©ducation des enfants qui grandissent dans des familles religieuses – et la proportion de ces enfants en IsraĂ«l augmente chaque annĂ©e. «Â