L’Institut INNS pour les Ă©tudes de sĂ©curitĂ© nationale de l’UniversitĂ© de Tel Aviv a prĂ©sentĂ© aujourd’hui au prĂ©sident un rapport annuel avertissant de la probabilitĂ© accrue de guerre après la liquidation du gĂ©nĂ©ral iranien Kassem Suleimani.
Le document a Ă©tĂ© ajustĂ© après cet Ă©vĂ©nement dramatique. Dans leurs prĂ©visions pour la nouvelle annĂ©e 2020, les chercheurs de l’INNS Ă©crivent que la probabilitĂ© d’une guerre cette annĂ©e a considĂ©rablement augmentĂ©, et le plus grand danger d’IsraĂ«l vient du nord, de l’Iran, du Hezbollah, du rĂ©gime d’Assad et des milices pro-iraniennes.
« La destruction de Suleimani donne un poids supplĂ©mentaire Ă la possibilitĂ© d’une escalade et Ă la nĂ©cessitĂ© de formuler une nouvelle stratĂ©gie israĂ©lienne », Ă©crivent les auteurs du rapport.
Les principaux facteurs qui pourraient conduire à la guerre, selon les experts de l’INNS tiennent compte de la détermination et de la persévérance de l’Iran dans la fabrication d’armes nucléaires, et deuxièmement, des efforts iraniens pour établir des bases en Syrie et ailleurs afin de faire la guerre à Israël à partir de là .
Un autre dĂ©fi auquel IsraĂ«l est confrontĂ© est les organisations terroristes nourries autour d’IsraĂ«l par l’Iran. Nous parlons en particulier de l’Ă©quipement Ă grande Ă©chelle du Hezbollah de missiles de haute prĂ©cision. Le Hamas, quant Ă lui, cherche Ă conclure un accord avec IsraĂ«l et Ă allĂ©ger le blocus de la bande de Gaza.
Le rapport de l’Institut indique que la question reste ouverte de savoir si la liquidation de Suleimani est un tournant dans le recours Ă la force par les États-Unis contre l’Iran, ou s’agit-il d’une frappe prĂ©ventive ciblĂ©e conçue pour renforcer uniquement la force de dissuasion amĂ©ricaine. Le chef de l’INNS, Amos Yadlin, l’ancien chef du renseignement militaire d’AMAN, a Ă©voquĂ© le fait qu’il n’y avait pas encore de rĂ©ponse Ă cette question l’autre jour sur la chaĂ®ne ITV 12. Comme la possibilitĂ© d’une retraite, Yadlin a soulignĂ© un tweet publiĂ© par Trump immĂ©diatement après l’assassinat de Suleimani : « Les Iraniens sont mauvais en guerre et bons en nĂ©gociations ».
« La situation dans laquelle l’Iran et les États-Unis dĂ©cident quoi faire ensuite augmente l’incertitude, l’instabilitĂ© et l’explosivitĂ©, qui Ă©taient dĂ©jĂ très Ă©levĂ©es au Moyen-Orient », selon l’Ă©tude de l’INSS.
Les analystes prĂ©sentent plusieurs options pour le dĂ©veloppement d’Ă©vĂ©nements, y compris l’escalade, qui se transformera en une guerre Ă grande Ă©chelle entre l’Iran et les États-Unis, dans laquelle IsraĂ«l sera impliquĂ©.
Un scĂ©nario similaire pourrait ĂŞtre rĂ©alisĂ© si l’Iran frappe IsraĂ«l en rĂ©ponse Ă la liquidation de Suleimani. Le Hezbollah se joindra Ă cette guerre et la «troisième guerre du Liban» commencera, qui sera beaucoup plus destructrice que la seconde. Ensuite, les forces pro-iraniennes en Syrie et en Irak les rejoindront, ainsi que l’Iran lui-mĂŞme, et cela deviendra la Première Guerre du Nord.
L’INNS estime que l’Iran ne fera pas de percĂ©e sur la voie des armes nuclĂ©aires au cours de l’annĂ©e Ă venir et estime qu’IsraĂ«l devrait se prĂ©parer Ă deux options. Le premier est la reprise des nĂ©gociations entre Washington et TĂ©hĂ©ran, dont la probabilitĂ© a diminuĂ© après l’assassinat de Suleimani et la seconde est l’approche de l’Iran Ă l’égard des armes nuclĂ©aires.
Dans les deux cas, IsraĂ«l a besoin d’une comprĂ©hension mutuelle et d’un programme de coopĂ©ration Ă©troite avec les États-Unis.





