Les Ă©tudes de jumeaux identiques ont montrĂ© depuis longtemps comment la schizophrĂ©nie a une forte composante gĂ©nĂ©tique. Mais lorsque les chercheurs cherchent des gènes associĂ©s Ă la maladie , ils font face Ă une profonde confusion: des centaines de gènes semblent ĂŞtre impliquĂ©s. En d’autres termes, les chercheurs ne savent pas lequel de ces gènes est le vrai coupable.Des rĂ©sultats rĂ©cents suite Ă Â une collaboration unique entre des chercheurs de l’Institut des Sciences Weizmann et le Centre de santĂ© mentale Shalvata en IsraĂ«l, a suggĂ©rĂ© un moyen de sortir de ce bourbier gĂ©nĂ©tique. Dans cette Ă©tude, les chercheurs ont prĂ©sentĂ© un premier test :  la rĂ©gulation du calcium joue un rĂ´le central dans la schizophrĂ©nie, qui peut conduire Ă un meilleur diagnostic.
Le gĂ©nome dĂ©code un complexe de maladies des gènes qui pourrait expliquer la schizophrĂ©nie ou d’autres maladies gĂ©nĂ©ralement identifiĂ©es dans l’Ă©tude appelĂ©e association pangĂ©nomique. L’idĂ©e est de comparer les gènes de centaines de personnes, des patients et des personnes en bonne santĂ©, et chercher des petites diffĂ©rences dans seulement une ou deux lettres dans les sĂ©quences gĂ©nĂ©tiques qui composent les gènes.
Si certains changements se produisent le plus souvent chez les personnes avec une maladie comme la schizophrénie par rapport à la population en bonne santé, alors nous pouvons commencer à nous demander si le changement dans la lettre spécifique est relié à la maladie.
Mais avec des centaines de gènes candidats possibles, les donnĂ©es sont perdues dans l’indiffĂ©rence.
Le Dr Hertzberg Libi, qui n’est pas Ă©tranger aux dĂ©fis, s’est associé avec le professeur Eytan Domany  à l’hĂ´pital  Sinai. Le Prof. Vahram Haroutunian aux États-Unis, a lui aussi une base de donnĂ©es unique des renseignements obtenus auprès de cerveau post mortem et a fait don Ă son laboratoire, y compris les patients atteints de schizophrĂ©nie. Parmi ceux-ci, on peut mesurer les niveaux de molĂ©cules à partir des gènes diffĂ©rents.
En d’autres termes, les scientifiques peuvent utiliser cette information pour comprendre comment l’information gĂ©nĂ©tique est traduite en actions dans diverses cellules du cerveau.  L’Ă©quipe mĂ©dicale a maintenant deux types d’informations: les gènes identifiĂ©s dans l’Ă©tude, l’Ă©tude du gĂ©nome, et les taux d’ARNm de la base de donnĂ©es du cerveau, donnant une sorte de « filtre » pour identifier des sĂ©quences gĂ©nĂ©tiques associĂ©s Ă la maladie, mais Ă©galement exposĂ© Ă des motifs d’expression intĂ©ressants dans le cerveau.
Ensuite, l’Ă©quipe a commencĂ© Ă analyser leurs gènes dans une liste rĂ©duite. L’approche a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e au fil des ans et se concentre sur les actions du groupe de gènes, au lieu de chercher les effets d’un seul gène et cette stratĂ©gie a fonctionnĂ© pour l’information de la schizophrĂ©nie.Â
Toutefois, la question demeure:  il y a des centaines de façons dont ces gènes peuvent interagir et des milliers d’effets possibles de leurs actes. En outre l’analyse par ordinateur des donnĂ©es  rĂ©vèle que le groupe de gènes identifiĂ© est associĂ© avec le fonctionnement des canaux calciques dans les cellules. Les cellules nerveuses dĂ©pendent de ces canaux pour rĂ©guler l’absorption des ions calcium, qui excitent les cellules Ă l’action.
Des tests supplĂ©mentaires ont utilisĂ© les informations de l’Ă©tude de l’ensemble du gĂ©nome et des base de donnĂ©es Ă partir d’une analyse et l’interaction de la protĂ©ine. Hertzberg explique que ces rĂ©sultats donnent un appui solide Ă l’idĂ©e des jeux de la rĂ©gulation du calcium et son rĂ´le central dans la schizophrĂ©nie, ajoutant que l’interaction gĂ©nĂ©tique a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e, permettant d’utiliser des cibles utiles pour les mĂ©dicaments.
Domany dit que lors de la prochaine Ă©tape , il faudra comprendre exactement la rĂ©gulation de la signalisation dĂ©sĂ©quilibrĂ©e du calcium dans la maladie. Mais les scientifiques espèrent que leurs rĂ©sultats suggèrent Ă©galement une approche fructueuse pour comprendre comment les gènes contribuent Ă la maladie neuropsychologique et à l’avenir, rĂ©pondre Ă la fois, un meilleur diagnostic et les traitements possibles contre la schizophrĂ©nie.