L’Union europĂ©enne a reçu une lettre de l’Iran demandant l’activation de la clause du mĂ©canisme de règlement des diffĂ©rends dans l’accord sur le nuclĂ©aire, a rapportĂ© samedi soir, le Washington Post. Selon la publication, la RĂ©publique islamique affirme que la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France ne soutiennent pas l’accord.
La lettre, transmise par le ministre iranien des Affaires Ă©trangères Mohammed Jawad Zarif au ministre des Affaires Ă©trangères de l’Union, Joseph Burrell, dĂ©clare que « l’Iran exige de modifier la clause de rĂ©solution des conflits », Ă compter de son opĂ©ration, il y a un dĂ©lai d’un mois pour rĂ©soudre tout diffĂ©rend entre les parties Ă l’accord, affirmant que l’une des parties viole sa partie de l’accord.
La semaine dernière, Zarich a tweetĂ© sur son compte Twitter que « les trois pays devraient s’excuser publiquement pour leur manquement Ă leurs obligations en vertu de l’accord sur l’Ă©nergie nuclĂ©aire iranienne, simplement parce qu’ils ne sont pas en mesure de faire face Ă l’intimidation amĂ©ricaine ».
La lettre de Zarif Ă Borell est intervenue un jour seulement après la mystĂ©rieuse brèche qui a Ă©clatĂ© dans l’installation nuclĂ©aire de Natanz, que les responsables iraniens ont identifiĂ©e comme une « cyberattaque israĂ©lienne » malgrĂ© aucune rĂ©ponse officielle de TĂ©hĂ©ran. Le chef de la dĂ©fense civile, Velrama Jalliali, a dĂ©clarĂ© que l’État « prendrait des mesures de reprĂ©sailles contre tout État qui lancerait des cyberattaques sur ses sites nuclĂ©aires ».
Pour rappel, ce n’est pas la première fois que le règlement du conflit est mis en Ĺ“uvre depuis la signature de l’accord en 2015. En janvier de cette annĂ©e, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont activĂ© la clause pour forcer l’Iran Ă participer Ă des pourparlers sur les violations de l’accord affirmant que TĂ©hĂ©ran ne remplit pas ses obligations et continue d’enrichir l’uranium.





