Macron a vendu la France à la gauche islamiste et antisémite : que vont devenir les Juifs de France ?

Head of La France Insoumise (LFI) left-wing party Jean-Luc Melenchon (C) takes part in a march near the Gare du Nord, in Paris, on November 10, 2019, to protest against Islamophobia, at the call of several anti-racist activists and collectives. (Photo by Michel Stoupak/NurPhoto) (Photo credit should read "Michel Stoupak/NurPhoto via AFP" - filename: 075_stoupak-headofla191110_nppxF)

Surprise lors des Ă©lections Ă  l’AssemblĂ©e nationale en France : le bloc des partis de gauche « Front populaire » a rĂ©ussi Ă  remporter le plus grand nombre de sièges au second tour des Ă©lections, devançant derrière lui le parti « Union nationale » de Marine Le Pen, selon les rĂ©sultats prĂ©liminaires d’Ă©chantillons dans le pays.  

Le leader du Front populaire, Jean-Luc MĂ©lanchon, après avoir pris connaissance des rĂ©sultats des sondages, s’est tournĂ© vers le prĂ©sident Macron et lui a demandĂ© de confier Ă  son parti la formation du nouveau gouvernement. « Nous tiendrons parole et ferons tout ce que nous avons promis », a dĂ©clarĂ© MĂ©lanchon. 

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Selon les rĂ©sultats des sondages, aucun parti n’a atteint la majoritĂ© absolue au parlement et ne sera donc pas en mesure de former seul un gouvernement. Selon les sondages, le parti « Union nationale » de Le Pen a subi un coup dur et est arrivĂ© en troisième position derrière le Bloc du Centre du prĂ©sident Macron. 

Selon les modèles, le Front populaire a remportĂ© entre 172 et 205 sièges au Parlement, qui en compte 577, et le parti de Macron, ensemble, a remportĂ© entre 150 et 175 sièges. L’« Union nationale » de Le Pen dĂ©tiendra entre 115 et 150 sièges. Le candidat de « L’Union nationale » au poste de Premier ministre, Jordan Bardella, a reconnu la dĂ©faite de son parti et a dĂ©clarĂ© : « Nous travaillerons pour promouvoir nos valeurs auprès de l’opposition ». 

Bardella a Ă©galement ajoutĂ© : « Après qu’Emmanuel Macron ait dĂ©libĂ©rĂ©ment paralysĂ© nos institutions, il a poussĂ© la France dans les bras de l’extrĂŞme gauche et dans l’insĂ©curitĂ© et l’instabilitĂ© gouvernementale. En consĂ©quence, il a refusĂ© aux Français toute rĂ©ponse aux difficultĂ©s quotidiennes qu’ils vivent, ce qui cela se poursuivra dans les mois Ă  venir. »

Le bureau prĂ©sidentiel français a dĂ©clarĂ© que le prĂ©sident Ă©tudiait les rĂ©sultats des Ă©lections et respecterait, dans le cadre de l’histoire de la prĂ©sidence française, le choix du peuple. Les rĂ©sultats des Ă©lections constituent une rĂ©ussite limitĂ©e pour Macron, car il a rĂ©ussi Ă  empĂŞcher une majoritĂ© d’extrĂŞme droite au Parlement, mais il devra maintenant essayer de parvenir Ă  un accord avec l’extrĂŞme gauche.

L’ElysĂ©e a annoncĂ© que le prĂ©sident ne demanderait pas la nomination d’un nouveau Premier ministre suite aux rĂ©sultats des Ă©lections. Emmanuel Macron a appelĂ© Ă  la retenue face Ă  des rĂ©sultats qui pourraient encore Ă©voluer, et veut attendre la rĂ©partition dĂ©finitive des sièges Ă  l’AssemblĂ©e nationale avant de nommer un nouveau chef de cabinet pour remplacer Gabriel Attal. Selon l’ElysĂ©e, Macron entend poursuivre ses projets et se rendre au sommet de l’Otan Ă  Washington.

Politique anti-israélienne

Jean-Luc Mélanchon, leader du « Front populaire », est considéré comme un gauchiste radical, un socialiste et un partisan bien connu de la communauté musulmane de France. Melanchon considère Israël comme un « projet colonial » et s’est prononcé contre ce projet à plusieurs reprises. Melanchon avait même précédemment accusé le parti Likoud de s’ingérer contre le candidat britannique Jeremy Corbyn lors des élections britanniques de 2019. 

En janvier, Melanchon est arrivĂ© Ă  La Haye pour ĂŞtre prĂ©sent lors du dĂ©pĂ´t du procès contre IsraĂ«l devant la Cour internationale de Justice de La Haye, en tant que membre de l’Ă©quipe des procureurs sud-africains. Melanchon a dĂ©clarĂ© que le but de son adhĂ©sion est de « mettre fin aux hostilitĂ©s dans la bande de Gaza ». 

Le chef du Parti socialiste en France, Jean-Luc Mélanchon, A.F.P
Le chef du Parti socialiste en France, Jean-Luc Mélanchon, photo: AFP

MĂ©lenchon s’oppose Ă©galement Ă  l’Union europĂ©enne et affirme que l’institution a Ă©tĂ© « corrompue par le capitalisme libĂ©ral » et ne sert plus le continent. MĂ©lanchon soutient la sortie de la France de l’OTAN et le rapprochement avec la Russie. 

Le ministre Amichai Shikli, qui s’est prononcĂ© Ă  plusieurs reprises en faveur de Le Pen et l’a mĂŞme rencontrĂ©e, a rĂ©pondu : « C’est une très mauvaise nouvelle, d’abord pour la communautĂ© juive de France, mais aussi pour nous dans l’État d’IsraĂ«l et c’est dommage que nous nous en soyons privĂ©s. MĂ©lanchon, comme Jeremy Corbyn, sont antisĂ©mites et haineux. Il refuse catĂ©goriquement de condamner sans Ă©quivoque les massacres du Hamas le 7 octobre et de les reconnaĂ®tre comme organisation terroriste.