Le prĂ©sident français Emmanuel Macron a annoncé la nĂ©cessitĂ© de cesser de fournir des armes Ă IsraĂ«l afin de parvenir Ă une cessation des hostilitĂ©s dans la bande de Gaza par des moyens politiques. C’est ce qu’il a dĂ©clarĂ© dans une interview accordĂ©e Ă la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision France Inter.
« Je pense que la prioritĂ© aujourd’hui est de revenir Ă une solution politique, nous devons arrĂŞter de fournir des armes pour les combats dans la bande de Gaza », a dĂ©claré Macron .
IsraĂ«l importe de petites quantitĂ©s d’armes et de composants français pour produire ses propres armes. Au printemps, le ministre de la DĂ©fense de la RĂ©publique, SĂ©bastien Lecornu, avait indiquĂ© que l’État juif ne reprĂ©sentait que 0,2 % du total des exportations françaises.
En termes d’argent, nous parlons de 15 millions d’euros pour la fourniture des armes elles-mĂŞmes et de 34 millions d’euros pour l’exportation de biens « Ă double usage ». Lecornu a ensuite prĂ©cisĂ© qu’il s’agissait « essentiellement de la fourniture de pièces dĂ©tachĂ©es ».
Les États-Unis sont le plus grand fournisseur d’armes d’IsraĂ«l. En mai, le prĂ©sident amĂ©ricain Joe Biden a menacĂ© de restreindre les exportations en cas d’opĂ©ration terrestre Ă Rafah. Selon certaines informations, les livraisons de bombes de deux tonnes n’ont jamais repris.
Un autre fournisseur important est la Grande-Bretagne. Après la victoire du parti travailliste de gauche aux Ă©lections lĂ©gislatives, Londres a durci sa position Ă l’Ă©gard d’IsraĂ«l. Le pays a notamment suspendu 30 des 350 licences de fourniture d’armes Ă IsraĂ«l.





