Mais qui a accusé l’Express d’antisémitisme?

Suite à[intlink id= »6987″ type= »post »] notre intervention[/intlink] sur le site l’Express, et la [intlink id= »6722″ type= »post »]publication de notre article [/intlink]qui a révélé une fausse photo mise en ligne concernant nos soldats de Tsahal, Mr Mettout directeur de rédaction de l’Express, a écrit un article, dont le titre révèle une vérité bien cachée :

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[intlink id= »7164″ type= »post »]\ »Non, Nous ne sommes pas antisémites\ »[/intlink]

Notre partenaire, le Ptit Hebdo, a demandé à de nombreux journalistes et Mr Mettout ainsi qu’à nous même, notre avis concernant une réaction complétement déplacée du rédacteur, vu qu’aucun site juif ou pas ne l’avait accusé d’antisémitisme.

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Je vous laisse découvrir cet article fort intéressant que nous avons prit du Ptit Hebdo :

Quand les journalistes français parlent d’Israël

 Lorsqu’un article ou un reportage sur Israël est critiqué, les journalistes pensent devoir se dédouaner de toute accusation d’antisémitisme. Pourquoi ?

 Eric Mettout

 Directeur éditorial L’Express.fr

 Israël est un pays comme un autre, et comme tout pays, il est accessible à la critique, à l’investigation, à la contradiction – sans que celui qui se livre à cette critique, cette investigation, cette contradiction doive être systématiquement discrédité et taxé d’antisémite. Quand les journalistes français critiquent, contredisent ou enquêtent sur, au hasard, les États-Unis, la Russie, la Syrie, la Suisse, le Québec, le Mali… tous pays aujourd’hui au cœur de l’actualité, il ne leur est que très marginalement reproché d’être par nature anti-américains, antirusses, anti-Syriens, anti-Suisses, anti-Québécois, anti-Maliens… Si les journalistes qui enquêtent sur Israël se « dédouanent de toute accusation d’antisémitisme », c’est parce que, sauf à louer sans réserve la politique israélienne, on leur reproche systématiquement de l’être, antisémites – comme l’ensemble des médias français, si j’en crois ce que je lis ici et là sur les sites pro-israéliens. Je vous retourne la question : pourquoi, lorsqu’un article signé d’un journaliste français critique (ou enquête sur) un aspect ou un autre de la politique ou de la diplomatie israélienne, est-il systématiquement taxé d’antisionisme et presque quasi-systématiquement taxé d’antisémitisme (au mieux latent, au pire atavique) ?

 

Sabrina H.

infos-israel.news

 Lorsque nous avons remarqué la supercherie de l’Express, un photomontage venant du Liban censé montrer un prisonnier palestinien coincé entre deux soldats de Tsahal, [intlink id= »7160″ type= »post »]nous avons saisi l’affaire[/intlink] et l’Express a retiré cette photo en ajoutant : « Non, nous ne sommes pas antisémites ». Pourquoi une telle réaction ? Lier la critique à l’antisémitisme, c’est justifier que l’État d’Israël est devenu le Juif des nations, dont on exige un comportement exemplaire. L’antisionisme a dédouané ce que l’antisémitisme avait discrédité.Lorsqu’il s’agit d’antisémitisme en diaspora, la presse est attentive. Mais si l’on parle d’Israël, la réaction est toute autre. Le gouvernement israélien est diabolisé sans retenue, entraînant une succession d’incidents antisémites en France (Toulouse). Une jouissance médiatique contre Israël, qui rappelle les mêmes réactions et la même haine avant la Shoah. Cette bataille que mène l’État d’Israël est vitale, la survie du peuple juif en dépend. Cette fois-ci, nous ne nous tairons pas.

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André Gallego

Directeur de « Le Journal Toulousain »

 Candidat aux législatives en Haute-Garonne

 

Je suis pour le dialogue et non pas la force. Pour ma part je n’ai jamais critiqué Israël, car je ne voulais pas donner du grain à moudre à nos adversaires. Mais Israël est un pays, avec des dirigeants qui peuvent comme ailleurs se tromper. A-t-on le droit de le dire ou pas sans devoir s’expliquer contre de possible attaques d’antisémitisme, telle pourrait être aussi votre question ? Personnellement je suis un homme libre et debout et je ne chercherai jamais à m’expliquer sur tel ou tel écrit, car ma carrière, ma manière d’être plaident pour moi, je l’espère. Mais si je me trompe et si je dois m’excuser, même devant mon pire ennemi – je ne m’en connais pas – je le ferai. C’est probablement pour cette manière d’être que dans ma vie j’ai toujours eu l’impression d’avoir plus d’efforts à faire que d’autres pour avoir accès à la vérité. Comme Israël qui depuis la nuit des temps doit laver plus blanc que blanc pour simplement espérer sa reconnaissance.

 

Grégory Philipps

Correspondant de Radio France à Jérusalem

 Dans le Jérusalem Post du lundi 21 mai, l’écrivain Benjamin Kerstein écrit : « toute critique d’Israël est antisémite, à cause des circonstances historiques et de la situation dans laquelle les Juifs vivent aujourd’hui ». Je me dois d’être en désaccord avec Kerstein. Je connais ici en Israël, et à l’étranger, quantité de gens qui peuvent se montrer réservés voire parfois critiques à l’égard de telle ou telle politique du gouvernement de l’État hébreu. Je sais que ces gens dont je parle ne sont pas antisémites. L’accusation d’ailleurs me paraît trop grave pour être manipulée sans précaution. De la même manière, je rencontre régulièrement des observateurs ou des responsables politiques et associatifs qui dénoncent la violence absurde des roquettes lancées depuis Gaza sur le sud d’Israël, ou encore certaines de l’autorité palestinienne. Cela fait-il de ces gens des racistes, antimusulmans ? Je ne le pense pas. Je considère enfin, qu’en ma qualité de correspondant de Radio France à Jérusalem, mon rôle n’est pas de me montrer « critique » à l’égard de telle ou telle institution, mais de rapporter le plus fidèlement possible et le plus honnêtement les situations que je vois chaque jour ici, en Israël, ou dans les territoires palestiniens. C’est à nos lecteurs et auditeurs de se faire une opinion. J’ai parfois lu, sur certains sites Internet ou dans quelques médias, que les correspondants français se montraient dans leur ensemble hostiles à Israël, ou pro-palestiniens. Je pense que c’est une erreur de penser ainsi. Beaucoup de ces correspondants ont derrière eux une carrière plus ou moins longue et c’est précisément parce qu’ils sont expérimentés qu’ils ont été nommés dans cette région « complexe ». J’ai peine à croire que, dès le pied posé sur la Terre sainte, tous ces journalistes oublient d’un seul coup leurs principes de déontologie et d’honnêteté. Qu’on les soupçonne d’être anti-israéliens me paraît être une absurdité. Et d’être antisémite une accusation abjecte.

 

Jean-Patrick Grumberg

Dreuz.info

 La France et l’Europe ont un passé compliqué mélangeant jalousie, haine et honte envers les Juifs. Jalousie parce que les Juifs et les Israéliens réussissent brillamment quand eux sont à la dérive. Honte parce que ce sont des grands-parents de Français qui ont aidé l’holocauste. Notez bien : jamais les médias n’encensent les Juifs en tant que tels pour leurs inventions. Google, Facebook, le GSM, les raisons ne manquent pourtant pas. Sont-ils conscients que les critiques qu’ils dirigent contre Israël s’appliquent puissance dix à des régimes réellement d’apartheid, racistes, autoritaires et criminels, et pas du tout à Israël ? Bien entendu ! Mais combien d’antisémites ordinaires reconnaissent leur antisémitisme ? Seulement voilà : ont-ils d’autres moyens qu’Israël pour critiquer les Juifs ?

 Nicolas Falez

 Correspondant de RFI à Jérusalem

 La dernière personne m’ayant raconté avoir été qualifiée d’antisémite s’appelle… Philippe Karsenty (interviewé pour un reportage prochainement diffusé sur RFI à propos de l’élection législative dans la 8ème circonscription des Français de l’Étranger). Preuve – s’il en fallait une – que ce reproche est souvent brandi de façon irréfléchie, voire absurde. L’antisémitisme est une chose suffisamment grave pour ne pas galvauder ce terme. Et le fait de rencontrer souvent, ici, des gens qui en ont été victime dans leur chair me conforte dans ce point de vue. Correspondant à Jérusalem depuis près de deux ans, je suis régulièrement confronté à des critiques sur la couverture de l’actualité de la région. J’ai toujours pensé qu’un échange serein était souhaitable. Mais je suis persuadé que l’antisémitisme est totalement étranger aux malentendus et désaccords que nous constatons tous.

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