La Grande-Bretagne envisagera de reconnaĂ®tre un État palestinien dans le cadre d’efforts diplomatiques visant Ă mettre fin au conflit avec IsraĂ«l, a dĂ©clarĂ© le ministre des Affaires Ă©trangères Lord David Cameron.
Il a déclaré lors d’une réception à Londres lundi soir que cette décision contribuerait à faire d’une solution à deux États – actuellement bloquée par l’opposition du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu – un processus « irréversible ».
Lord Cameron a Ă©voquĂ© la nĂ©cessitĂ© de donner au « peuple palestinien un horizon politique » dans le cadre des efforts visant Ă mettre fin Ă la guerre entre IsraĂ«l et le Hamas, lors d’une rĂ©ception pour les ambassadeurs arabes au Parlement
Pendant ce temps, son homologue conservateur s’engage à ce que la Grande-Bretagne « fasse tout ce qu’elle peut » pour empêcher le conflit de « déborder des frontières » lors d’une visite au Moyen-Orient.
La semaine dernière, lors d’une réunion à Jérusalem, le ministre des Affaires étrangères a poussé M. Netanyahu en faveur d’une solution à deux États pour apporter la paix aux peuples israélien et palestinien.
M. Netanyahu a repoussé les efforts de ses alliés, y compris les États-Unis, pour obtenir son soutien à la proposition, affirmant que cela « mettrait en danger l’État d’Israël », tout en critiquant la « tentative de nous contraindre ».
Mais Lord Cameron a expliqué comment le Royaume-Uni et ses alliés pourraient accroître la pression en envisageant de reconnaître un État palestinien aux Nations Unies.
« Nous devrions commencer à définir à quoi ressemblerait un État palestinien – ce qu’il comprendrait, comment il fonctionnerait », a-t-il déclaré.
« À mesure que cela se produira, nous examinerons, avec nos alliés, la question de la reconnaissance d’un État palestinien, y compris aux Nations Unies.
« Cela pourrait ĂŞtre l’une des choses qui contribuent Ă rendre ce processus irrĂ©versible. »
Lord Cameron effectuera cette semaine sa quatrième visite au Moyen-Orient depuis sa nomination au poste de ministre des Affaires Ă©trangères en novembre, alors qu’il fait pression pour une dĂ©sescalade des tensions.
À partir d’Oman, le haut homologue conservateur devrait appeler à la stabilité face aux attaques des Houthis dans la mer Rouge et à une pause immédiate dans le conflit à Gaza, alors qu’il cherche à travailler diplomatiquement pour empêcher la guerre entre Israël et le Hamas de dégénérer en un conflit plus large.
Une attaque menĂ©e ce week-end par des milices soutenues par l’Iran en Jordanie, qui a tuĂ© trois soldats amĂ©ricains et fait des dizaines de blessĂ©s, a attisĂ© de nouvelles craintes d’une confrontation occidentale avec TĂ©hĂ©ran.
Le Royaume-Uni, les États-Unis et d’autres alliés ont cherché à contrôler la mer Rouge après que les Houthis, un autre groupe rebelle soutenu par l’Iran et basé au Yémen, ont commencé à cibler les navires commerciaux sur la route commerciale mondiale vitale ces derniers mois.
Les États-Unis et le Royaume-Uni ont lancé une deuxième série de frappes conjointes contre les rebelles, mais celles-ci ne semblent pas avoir fait grand-chose pour dissuader les missiles Houthis.
Un pĂ©trolier liĂ© Ă la Grande-Bretagne a pris feu après une frappe revendiquĂ©e vendredi par le groupe basĂ© au YĂ©men, avant qu’une nouvelle attaque contre le HMS Diamond, un destroyer de la Royal Navy stationnĂ© en mer Rouge, ne soit repoussĂ©e.
S’exprimant avant son retour au Moyen-Orient, Lord Cameron a dĂ©clarĂ© : « Les Houthis continuent d’attaquer des navires dans la mer Rouge, risquant des vies, retardant l’acheminement d’une aide vitale au peuple yĂ©mĂ©nite et perturbant le commerce mondial.

« Et nous ne pouvons ignorer le risque que le conflit à Gaza s’étende, dépassant les frontières et s’étendant à d’autres pays de la région.
« Nous ferons tout notre possible pour garantir que cela ne se produise pas – l’escalade et l’instabilitĂ© ne sont dans l’intĂ©rĂŞt de personne.
« À Gaza, il y a un besoin urgent d’une pause immédiate pour permettre l’arrivée de l’aide et la sortie des otages.
« Nous sommes déterminés à faire tout ce que nous pouvons pour faire pression en faveur d’un cessez-le-feu durable et nous intensifions notre engagement auprès des pays de la région pour garantir que cela se produise. »
Le ministère des Affaires Ă©trangères a dĂ©clarĂ© que la crise de la mer Rouge constituerait probablement un « objectif majeur » des discussions de l’ancien Premier ministre au cours de son voyage.
Les responsables ont dĂ©crit la visite comme une opportunitĂ© de faire avancer la proposition du ministre des Affaires Ă©trangères concernant un soi-disant groupe de contact – qu’il souhaite voir formĂ© entre le Royaume-Uni, les États-Unis, les États clĂ©s de l’Union europĂ©enne, la Turquie et les pays arabes et du Golfe – qui pourrait utiliser un une future pause dans les combats entre IsraĂ«l et le Hamas pour « crĂ©er une dynamique vers une solution durable ».
À Oman, le ministre des Affaires étrangères devrait rencontrer son homologue omanais, Sayyid Badr Albusaidi, pour discuter de la désescalade des tensions croissantes dans la région.






