Ce n’est pas une blague, ni un Fake News | Les « rabbins pour les droits de l’homme » disent que le fait que Dieu envoie des plaies Ă  l’Egypte et pas les Juifs fut discriminatoire.

Dans l’article des rabbins pour les droits de l’homme sur la portion hebdomadaire de la Torah de la semaine dernière, le rabbin Dr. Iris Yaniv a un problème avec la manière dont Dieu traite les Egyptiens sans punir les Juifs.

C’est discriminatoire, vous voyez.

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« Je voudrais me concentrer sur un autre problème thĂ©ologique qui dĂ©coule du texte, et c’est la discrimination entre les enfants d’IsraĂ«l et les Egyptiens, comme on le voit clairement dans la description de trois des plaies dans notre lecture de la Torah:

La peste chez les animaux sauvages (Erov) – Chapitre 8, versets 18-19:

« Et je sĂ©parerai ce jour-lĂ  le pays de Gosen, sur lequel mon peuple se tient, afin qu’il n’y ait pas de mĂ©lange de crĂ©atures nuisibles, afin que vous sachiez que je suis le Seigneur au milieu de la terre. Et je ferai une rĂ©demption entre mon peuple et ton peuple; ce signe arrivera demain. « 

La peste du bétail malade, chapitre 9, versets 4-7:

4. Et l’Éternel fera une division entre le bĂ©tail d’IsraĂ«l et le bĂ©tail d’Egypte; et il ne mourra rien de tout ce qui appartient aux enfants d’IsraĂ«l. 
5. L’Eternel fixa un temps dĂ©terminĂ©, en disant: Demain, l’Éternel fera cette chose dans le pays. 
6. Le lendemain, l’Éternel fit cette chose, et tout le bĂ©tail d’Égypte mourut, mais le bĂ©tail des enfants d’IsraĂ«l ne mourut pas. 
7. Et Pharaon envoya, et voici, il n’y en avait pas tant qu’un des troupeaux des IsraĂ©lites Ă©tait mort. Mais le cĹ“ur de Pharaon Ă©tait tĂŞtu, et il n’a pas laissĂ© partir les gens. 

La plaie de la grĂŞle, Exode, dans le mĂŞme chapitre 9, versets 25-26:

25. La grĂŞle frappa tout le pays d’Egypte, tout ce qui Ă©tait dans les champs, tant des hommes que des animaux; et la grĂŞle frappa toutes les herbes des champs, et brisa tous les arbres des champs.
26. Seulement dans le pays de Gosen, oĂą Ă©taient les enfants d’IsraĂ«l, il n’y eut pas de grĂŞle.

Les commentateurs traditionnels expliquent le mot discrimination (haflaya) mais ne ressentent aucune difficulté théologique découlant de la discrimination elle-même.

Cependant, l’ avocat Yotam Tolov, directeur exĂ©cutif de l’ organisation          « Bezchut », prĂ©occupĂ© par les droits des personnes ayant des besoins particuliers, et auteur, Ă©crit la matière de discrimination suivante :

« En premier lieu, il crĂ©e des distinctions et sĂ©pare entre deux (personnes) , d’ autre part la discrimination selon la plupart des comprĂ©hensions, il sait «couvrir ses traces» et trouver des explications «naturelles» pour les distinctions tout en dĂ©guisant ou en cachant l’avantage Ă  la partie discriminante. Troisièmement, la discrimination risque de susciter l’Ă©merveillement en ce qui concerne «pourquoi cette terre a-t-elle souffert mais que la terre n’a pas souffert ? «Lorsque la discrimination ne devient plus invisible et suscite des interrogations (littĂ©ralement« Ă©merveillement »), le processus d’effondrement intĂ©rieur commence».

Comme Yotam Tolov, il y a un grand problème dans cette discrimination. La discrimination conduit Ă  l’injustice. J’aurais prĂ©fĂ©rĂ© qu’il n’y ait pas du tout de pestes sur les Égyptiens, qui souffrent parce que Dieu, pour les propres raisons de Dieu, a endurci le cĹ“ur de Pharaon. Si l’on ajoute Ă  cela la discrimination inhĂ©rente aux flĂ©aux, le sentiment d’inĂ©galitĂ© et d’injustice est encore plus extrĂŞme.

 Il n’est guère besoin d’ajouter que les Egyptiens Ă©taient coupables de crimes contre les IsraĂ©lites, et pas seulement Pharaon. (Pharaon l’a dit lui-mĂŞme, Exode 9:27, « Moi et mon peuple sommes mĂ©chants », quand il voulait que MoĂŻse arrĂŞte la grĂŞle.) Voir aussi Ex. 1: 13-14 oĂą les Egyptiens sont ceux qui asservissent et oppriment IsraĂ«l, pas seulement Pharaon.)

Il n’a pas non plus besoin de mentionner que tout le point des plaies Ă©tait de montrer que Dieu contrĂ´le l’univers. Si les flĂ©aux avaient Ă©galement frappĂ© les IsraĂ©lites, Pharaon aurait supposĂ© qu’ils Ă©taient un phĂ©nomène naturel bizarre et ne les auraient jamais laissĂ©s partir.

Pour ces «droits de l’homme», les soi-disant rabbins, Dieu ne sait pas ce qu’il fait quand il punit les mĂ©chants et Ă©pargne les innocents. Pour eux, dans l’intĂ©rĂŞt du fair-play, il aurait vraiment dĂ» punir les esclaves aussi.

Peut-il y avoir un meilleur exemple de la façon dont le judaĂŻsme est subverti Ă  la rectitude politique de la «moralité» supĂ©rieure des critiques d’IsraĂ«l ?

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