Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a prĂ©cisĂ© aujourd’hui (dimanche) au dĂ©but de la rĂ©union du cabinet que l’armĂ©e israĂ©lienne opĂ©rerait Ă Rafah et a critiquĂ© les pays qui font pression sur IsraĂ«l pour qu’il n’opère pas Ă Rafah.
« Depuis le dĂ©but de la guerre, nous combattons sur deux fronts : le front militaire et le front politique », a commencĂ© Netanyahu, ajoutant que « sur le front politique, nous avons rĂ©ussi jusqu’Ă prĂ©sent Ă permettre Ă nos forces de combattre dans un contexte sans prĂ©cĂ©dent pendant cinq mois complets. Mais ce n’est un secret pour personne que les pressions internationales Ă notre encontre s’accentuent. »
Il a ajoutĂ© que « certains membres de la communautĂ© internationale tentent d’arrĂŞter la guerre maintenant, avant que tous ses objectifs ne soient atteints. Ils le font en lançant de fausses accusations contre Tsahal, contre le gouvernement israĂ©lien et contre le Premier ministre israĂ©lien. Ils le font en essayant de provoquer des Ă©lections maintenant, en pleine guerre. Et ils le font parce qu’ils savent que les Ă©lections actuelles mettront fin Ă la guerre et paralyseront le pays pendant au moins six mois. »
Netanyahu a prĂ©cisĂ© : « Alors soyons clairs : si nous arrĂŞtons la guerre maintenant, avant que tous ses objectifs ne soient atteints, cela signifie qu’IsraĂ«l a perdu la guerre, et nous ne le permettrons pas. Par consĂ©quent, nous ne devons pas cĂ©der Ă ces pressions, et nous ne leur cĂ©derons pas. »
« Au contraire, cette simple vĂ©ritĂ© ne fait que renforcer notre dĂ©termination Ă continuer Ă lutter contre les pressions et Ă poursuivre le combat jusqu’au bout, jusqu’Ă la victoire absolue. Aucune pression internationale ne nous empĂŞchera d’atteindre tous les objectifs de la guerre : Ă©liminer le Hamas, libĂ©rer tous les otages et veiller Ă ce que Gaza ne constitue plus une menace contre IsraĂ«l.
Il a dĂ©clarĂ© que « pour ce faire, nous opĂ©rerons Ă©galement Ă Rafah. C’est la seule manière d’Ă©liminer le reste des bataillons meurtriers du Hamas, et c’est la seule manière d’exercer la pression militaire nĂ©cessaire pour libĂ©rer toutes nos personnes enlevĂ©es ».
« A cette fin, nous avons approuvĂ© les plans opĂ©rationnels pour l’opĂ©ration Ă Rafah, y compris la promotion des mesures d’Ă©vacuation de la population civile des zones de combat. Il s’agit d’une Ă©tape nĂ©cessaire vers l’opĂ©ration militaire », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Il a rĂ©pondu aux critiques concernant l’impossibilitĂ© d’entrer dans Rafah et a dĂ©clarĂ© que « ceux qui disent que l’opĂ©ration Ă Rafah n’aura pas lieu sont les mĂŞmes qui ont dit que nous n’entrerons pas dans Gaza, que nous n’opĂ©rerons pas Ă Shifaa, que nous n’entrerons pas dans la bande de Gaza. « Nous opĂ©rerons Ă Khan Yunis et que nous ne reprendrons pas les combats après le cessez-le-feu, alors je le rĂ©pète : nous opĂ©rerons Ă Rafah. Cela prendra quelques semaines et cela arrivera. »
Plus tard, Netanyahu s’est adressĂ© aux pays du monde : « Et Ă nos amis de la communautĂ© internationale, je dis : votre mĂ©moire est si courte ? Avez-vous oubliĂ© si vite le 7 octobre, le massacre le plus terrible commis contre les Juifs depuis l’Holocauste ? ĂŠtes-vous prĂŞt Ă refuser Ă IsraĂ«l le droit de se protĂ©ger contre les monstres du Hamas ? Avez-vous perdu si vite votre conscience morale ?
Il a ajoutĂ© et critiquĂ© : « Au lieu de faire pression sur IsraĂ«l, qui mène une guerre injuste, contre un ennemi qui n’est pas plus cruel, dirigez votre pression contre le Hamas et contre son patron, l’Iran. Ce sont eux qui reprĂ©sentent un danger pour le monde  »




