Netanyahu fait monter les enchères contre les États-Unis et envoie le ministre Dermer à la Maison Blanche

Le ministre des Affaires stratĂ©giques Ron Dermer et le chef de l’AssemblĂ©e nationale Tzachi Hanegbi devraient de nouveau effectuer une visite diplomatique aux États-Unis.

Ă€ l’ordre du jour : La peur des progrès du programme nuclĂ©aire iranien.

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Ce sera la deuxième visite des deux avec leurs homologues aux États-Unis en trois mois, alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a pas encore Ă©tĂ© invitĂ© Ă  la Maison Blanche lui-mĂŞme.

Dermer, un proche de Netanyahu, est dĂ©fini par de hauts responsables gouvernementaux comme le « bureau de liaison » du Premier ministre pour l’administration Biden. Depuis sa nomination, il est tenu d’examiner l’attitude de l’administration face aux diffĂ©rentes mesures prises par le gouvernement, et Netanyahu oriente sa politique en consĂ©quence, d’une part pour maintenir le gouvernement de droite qu’il a mis en place, et d’autre part pour ne pas rompre le fil avec le gouvernement dĂ©mocratique.

Ces dernières semaines, sur la recommandation de Dermer et après que la Maison Blanche ait exercé des pressions sur lui, Netanyahu a retiré de la table la loi sur les associations du membre de son parti, Ariel Kellner.

La question a Ă©tĂ© longuement dĂ©battue ces derniers jours, mais en coulisses, une autre loi  du Likoud visant Ă  confisquer les fonds versĂ©s par l’AutoritĂ© palestinienne pour soutenir le terrorisme a Ă©tĂ© « gelĂ©e » en coulisses.

Amit Halevi  vise Ă  modifier la loi,  au lieu de geler les fonds terroristes et de les confisquer. En attendant, la loi ne sera pas promue pour des raisons similaires. Les États-Unis n’ont pas aimĂ© le libellĂ© de la proposition, et Netanyahu rĂ©duit les frictions inutiles avec eux.

En effet, tout au long de l’avenue ministĂ©rielle et aux niveaux politique et militaire, la coopĂ©ration avec l’actuelle administration amĂ©ricaine est qualifiĂ©e d’Ă©troite. Pas plus tard que la semaine dernière, Hanegbi a dĂ©clarĂ© : « Le lien entre nous et les AmĂ©ricains n’a jamais Ă©tĂ© aussi Ă©troit et aussi satisfaisant. »

Des propos similaires ont Ă©tĂ© tenus par le chef d’Ă©tat-major Herzi Halevi : « Le Premier ministre s’est entretenu plusieurs fois avec Biden depuis son Ă©lection, et je parle rĂ©gulièrement avec mon homologue. Les chefs de l’armĂ©e sont en contact très Ă©troit, et le ministre de la DĂ©fense est en contact Ă©troit avec son homologue. La relation est aussi Ă©troite que n’importe qui dans cette salle peut ĂŞtre heureux . Les AmĂ©ricains sont avec nous », a dĂ©clarĂ© Hanegbi.

Selon des sources politiques, d’autres questions internationales Ă©voquĂ©es ces dernières semaines avec Netanyahu reçoivent une rĂ©ponse basĂ©e sur deux volets : un – la prudence est requise avec l’administration amĂ©ricaine pour des besoins politiques importants, et le second – Dermer se penchera sur la question. Ainsi, comme mentionnĂ©, la dĂ©cision a Ă©tĂ© prise Ă  la fin de la semaine dernière de retirer la loi sur les associations de l’ordre du jour du ComitĂ© des Ministres. Alors que les pays europĂ©ens faisaient pression sur le cabinet du ministre des Affaires Ă©trangères, le bon ami frappait Ă  la porte de Dermer. Des sources Ă  l’Ă©tranger ont Ă©galement affirmĂ© que Dermer est la source et l’apporteur au nom de Netanyahu devant le peuple de Biden.

Après l’approbation du budget et la stabilisation de l’horizon politique de son gouvernement, et Ă  la lumière des menaces de l’Iran, Netanyahu dirige ses efforts vers le front politique. L’Iran d’abord, mais bien sĂ»r aussi l’expansion continue des accords d’Abraham, et l’Arabie saoudite d’abord. Les batailles contre l’alliĂ© le plus proche sont soigneusement choisies : la rĂ©glementation des implantations , oui ; la loi sur les associations – non, ainsi que la rĂ©glementation de la yeshivah Ă  Chomash sur les terres de l’État au prix d’un conflit diplomatique avec les États-Unis Ă  propos de questions de peu d’importance.

De hauts ministres du gouvernement soutiennent la conduite de Netanyahu et prĂ©tendent qu’elle est « responsable », mais il y a aussi ceux qui prĂ©tendent que Netanyahu transforme la visite tant attendue Ă  la Maison Blanche en un outil efficace de punition pour les États-Unis lorsqu’il y a de telles critiques après que Netanyahu a retirĂ© la loi sur les organisations Ă  but non lucratif de l’ordre du jour Ă  la demande des États-Unis : « Netanyahu attache trop d’importance et donne donc le pouvoir entre les mains de l’administration Biden . » D’autre part, le gouvernement affirme que Biden rend service Ă  Netanyahu sur la base de ses relations personnelles lorsqu’il ne met pas la question palestinienne Ă  son ordre du jour.