Voici comment le New York Times dĂ©crit le dĂ©but de la deuxième Intifada (anniversaire des 16 ans aujourd’hui) dans sa nĂ©crologie pour Shimon Peres:
M. Peres, M. Rabin et Arafat ont reçu le prix Nobel de la Paix en 1994.
Mais l’ère des bons sentiments ne durent pas. Il a Ă©tĂ© brisĂ© en 2000 , après une visite du chef de l’ opposition Ariel Sharon sur la place sacrĂ©e Ă JĂ©rusalem connu pour les Juifs comme le Mont du Temple et pour les musulmans comme le Noble Sanctuaire. Le lendemain, la police israĂ©lienne a tirĂ© sur des manifestants qui jetaient des pierres, inaugurant un nouveau cycle de violence qui est devenu connu comme la deuxième Intifada.
Il y a deux problèmes majeurs avec cette description. La première est que les annĂ©es après Oslo ont Ă©tĂ© remplies d’attaques terroristes contre les IsraĂ©liens. En fait, 279 IsraĂ©liens ont Ă©tĂ© tuĂ©s au cours des cinq annĂ©es qui ont suivi les accords d’ Oslo , plus que dans les 15 ans prĂ©cĂ©dents – y compris lors de la toute première Intifada. Cette pĂ©riode a vu certains des pires attentats suicides, en particulier sur les bus, ce qu’IsraĂ«l n’avait jamais vu.
| 1994 Dizengoff St bus bombardements, 22 tués |
La sagesse conventionnelle que Oslo a apportĂ© la paix est l’ un des pires mythes poussĂ©s par les mĂ©dias.
La seconde est que le NYT accuse les actions israéliennes de déclenchement de la deuxième Intifada. Voici une bonne description des événements de Ziv Hellman, un ancien rédacteur en chef du Jerusalem Post:
Le matin du 28 Septembre 2000, une dĂ©lĂ©gation du Likoud de la Knesset de six membres dirigĂ© par alors par le chef de l’opposition israĂ©lienne, Ariel Sharon, a effectuĂ© une visite au Mont du Temple Ă JĂ©rusalem. Dès le moment oĂą les plans pour la visite avait Ă©tĂ© rendu public , quatre jours plus tĂ´t, il y avait une inquiĂ©tude des responsables de la sĂ©curitĂ© israĂ©lienne que la visite très mĂ©diatique couverte pourrait enflammer certains sentiments nationalistes palestiniens , car il serait considĂ©rĂ© comme un symbole dĂ©libĂ©rĂ©ment provocateur du contrĂ´le israĂ©lien dans l’ ensemble de JĂ©rusalem, Ă l’ est et Ă l’ ouest.
Ces prĂ©occupations ont incitĂ© des consultations sur la question entre les responsables israĂ©liens et palestiniens, aboutissant Ă une conversation tĂ©lĂ©phonique entre le ministre israĂ©lien des Affaires Ă©trangères Shlomo Ben-Ami et le chef de la prĂ©ventive Organisation palestinienne de sĂ©curitĂ©, Jibril Rajoub, dans laquelle Rajoub a indiquĂ©: «Si M. Sharon se garde d’entrer dans les mosquĂ©es sur le Mont du Temple, il n’y aura pas de problème. » alors seulement apres cette condition, la police israĂ©lienne a permit cette visite avec une escorte de police de 1500 membres, juste au cas oĂą.
La visite de Sharon Ă©tait relativement breve, en Ă©vitant les mosquĂ©es. Elle s’est terminĂ©e Ă Â 8:30 et a Ă©tĂ© suivi d’une dĂ©monstration vocale d’environ 1000 Palestiniens dirigĂ©s par des membres israĂ©liens arabes de la Knesset qui lançaient des pierres sur des policiers israĂ©liens . Mais cela aussi Ă©tait relativement bref et pas sans prĂ©cĂ©dent dans le contexte des affrontements israĂ©lo-palestiniens prĂ©cĂ©dents Ă Â JĂ©rusalem. L’après – midi, malgrĂ© les poussĂ©es sporadiques de nouveaux affrontements entre policiers et manifestants, les responsables de la sĂ©curitĂ© israĂ©lienne ont conclu que l’affaire Ă©tait derrière eux.
Ils se sont avĂ©rĂ©s ĂŞtre très mal. En quelques heures , la Voix de la Palestine incitait sur sa radio en disant que  Sharon avait menĂ© « une Ă©tape sĂ©rieuse contre les lieux saints musulmans. » Yasser Arafat, le prĂ©sident de l’ AutoritĂ© palestinienne, a appelĂ© l’ensemble du monde arabe et islamique à « se dĂ©placer immĂ©diatement pour faire cesser ces agressions et les pratiques israĂ©liennes contre la sainte JĂ©rusalem. » Les Ă©missions rĂ©pĂ©tĂ©es tout au long de la soirĂ©e et la nuit ont dĂ©crit la visite comme une souillure dĂ©libĂ©rĂ©e de la mosquĂ©e. Le matin du 29 Septembre, l’ opinion publique palestinienne a Ă©tĂ© enflammĂ©e de façon que l’ intelligence israĂ©lienne avait Ă©chouĂ© Ă prĂ©dire cet évĂ©nement. Dans la ville « cisjordanienne » de Qalqilya un officier de police palestinien participant Ă une patrouille de sĂ©curitĂ© conjointe avec la police israĂ©lienne a ouvert le feu et tuĂ© son homologue israĂ©lien, conduisant Ă la suspension permanente de toutes les patrouilles de sĂ©curitĂ© conjointes israĂ©lo-palestiniennes. Après la prière du vendredi matin dans les mosquĂ©es du Mont du Temple, des centaines de Palestiniens se sont prĂ©cipitĂ©s sur les gardes-frontières israĂ©liens placĂ©s vers la plate – forme donnant sur la place du Mur occidental oĂą les fidèles juifs priaient avant les fĂŞtes de Rosh Hashanah. Lorsque les roches lourdes ont commencĂ© Ă Â pleuvoir du composĂ© sur le Mont et sur les fidèles juifs sur la place ci – dessous, le contingent de garde-frontière israĂ©lien a ouvert le feu sur les Ă©meutiers palestiniens avec des balles en caoutchouc, tuant quatre personnes et en blessant plus de 100 autres.
Il y a aussi des preuves convaincantes que la deuxième Intifada a été planifiée par Arafat aupréalable. De Wikipedia :
Certains ont affirmĂ© que Yasser Arafat et l’AutoritĂ© palestinienne (AP) ont prĂ©-planifiĂ© l’Intifada.  Ils citent souvent un discours prononcĂ© en DĂ©cembre 2000 par Imad Falouji, le ministre de l’AP et des Communications Ă l’Ă©poque, oĂą il explique que l’Intifada avait Ă©tĂ© planifiĂ©e depuis le retour d’Arafat Ă partir du sommet de Camp David en Juillet, Ă l’ avance de la visite de Sharon.  Il a dĂ©clarĂ© que l’Intifada « a Ă©tĂ© soigneusement planifiĂ©e depuis le retour du (prĂ©sident palestinien) Yasser Arafat des nĂ©gociations de Camp David rejetant les conditions amĂ©ricaines».  David Samuels cite Mamdouh Nofal, ancien commandant militaire du Front DĂ©mocratique pour la LibĂ©ration de la Palestine, qui fournit plus de preuves de concernant 28 prĂ©parations militaires en septembre. Nofal raconte qu’Arafat « nous a dit, maintenant , nous allons Ă la lutte, donc nous devons ĂŞtre prĂŞts ».
L’idĂ©e que Arafat a prĂ©vu l’Intifada vient du chef du Hamas , Mahmoud al-Zahar, qui a dĂ©clarĂ© en Septembre 2010 que lorsque Arafat a rĂ©alisĂ© que le sommet de Camp David en Juillet 2000 ne conduirait pas Ă la rĂ©union de toutes ses demandes, il a ordonnĂ© le Hamas ainsi que le Fatah et les Brigades des Martyrs Aqsa, de lancer «des opĂ©rations militaires» contre IsraĂ«l. al-Zahar est corroborĂ©e par Mosab Hassan Yousef, fils du fondateur du Hamas et le chef, Sheikh Hassan Youssef, qui prĂ©tend que la deuxième Intifada Ă©tait une manĹ“uvre politique prĂ©mĂ©ditĂ©e par Arafat.
Youssef affirme que «Arafat Ă©tait devenu extraordinairement riche malgrĂ© son symbole international victimaire. Il n’a pas Ă©tĂ© sur le point d’abandonner ce statut et Ă assumer la responsabilitĂ© de construire effectivement une sociĂ©tĂ© en fonctionnement.»
La veuve d’Arafat, Souha Arafat aurait dĂ©clarĂ© Ă la tĂ©lĂ©vision de DubaĂŻ en DĂ©cembre 2012 que son mari avait prĂ©vu le soulèvement. « ImmĂ©diatement après l’Ă©chec de Camp David [ les nĂ©gociations], je l’ ai rencontrĂ© Ă Paris Ă son retour …. Le Camp David avait Ă©chouĂ©, et il m’a dit:« Vous devriez rester Ă Paris. Je lui ai demandĂ© pourquoi, et il a dit: « Parce que je vais commencer une intifada. Ils veulent que je trahis la cause palestinienne. Ils veulent que je donne sur nos principes, et je ne vais pas le faire, » selon l’institut de recherche [MEMRI] traduit par Suha .
De l’avis du New York Times, les actions des israĂ©liens avaient pour objectif de dĂ©truire les «bons sentiments». Près de 300 morts israĂ©liens post-Oslo n’ont pas suffit pour ĂŞtre considĂ©rĂ© mais seule la visite d’Ariel Sharon oĂą il n’y avait pas de victimes fut plus terrible, mĂŞme si les Palestiniens ont dĂ©cidĂ© de jeter les pierres sur les fidèles au Mur occidental pendant la prière…





