Quoi qu’il en soit, le vote des Nations Unies a une signification purement symbolique pour expliquer les raisons de la crĂ©ation d’IsraĂ«l.
Hanan Ashwari, membre du ComitĂ© exĂ©cutif de l’Organisation de libĂ©ration de la Palestine, a rĂ©cemment rĂ©affirmĂ© l’une de ses idĂ©es fausses prĂ©fĂ©rĂ©es sur la crĂ©ation d’IsraĂ«l. Ce mensonge – ironiquement, souvent rĂ©pandu Ă la fois par les partisans d’IsraĂ«l et ses ennemis – prĂ©tend qu’IsraĂ«l a Ă©tĂ© Ă©tabli en vertu du plan de division des Nations Unies dans la rĂ©solution 181, adoptĂ©e le 29 novembre 1947, et qu’il a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par le retrait britannique le 14 mai 1948.
C’est un mensonge pernicieux qui dĂ©peint IsraĂ«l simplement en raison de la «gentillesse des Ă©trangers» et comme un corps Ă©tranger imposĂ© Ă la rĂ©gion par des forces extĂ©rieures.
En fait, les Juifs aspirent et luttent pour retourner sur leurs terres ancestrales depuis des milliers d’annĂ©es. Le sionisme a commencĂ© comme un mouvement en 1897 , lorsque les Juifs ont commencĂ© Ă s’installer en Palestine, culminant avec la dĂ©claration d’indĂ©pendance d’IsraĂ«l en 1948, le jour mĂŞme du dĂ©part de la Grande-Bretagne.
Ces dates de 1947 et 1948 Ă©taient des Ă©vĂ©nements significatifs dans les efforts sionistes pour Ă©tablir une nation juive dans leur patrie et sont cĂ©lĂ©brĂ©es chaque annĂ©e en IsraĂ«l et parmi la majoritĂ© des juifs de la diaspora. Mais le 29 novembre – date du vote de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU sur la recommandation de diviser la terre – n’est pas un jour fĂ©riĂ© israĂ©lien, respectivement. Cependant, le 14 mai – ou la date Ă©quivalente sur le calendrier juif – est considĂ©rĂ© comme le jour de l’indĂ©pendance d’IsraĂ«l.
Quoi qu’il en soit, le vote de l’ONU a une signification purement symbolique pour expliquer les raisons de la crĂ©ation d’IsraĂ«l.
Après la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne Ă©tait une ombre complètement Ă©puisĂ©e de son ancienne puissance coloniale. Bien que la crĂ©ation de la patrie juive ait Ă©tĂ© l’objectif direct du mandat britannique, qui a dĂ©butĂ© en 1922 dans le cadre de la SociĂ©tĂ© des Nations, le Royaume-Uni s’est pleinement engagĂ© dans ce mandat.
Au lieu d’accepter des immigrants juifs en Palestine, les Britanniques – pour apaiser le terrorisme antisĂ©mite arabe – ont publiĂ© le tristement cĂ©lèbre Livre blanc de 1939, qui interdit l’immigration juive en Palestine. Il a donc isolĂ© six millions de Juifs europĂ©ens du seul endroit au monde qui pouvait les sauver du gĂ©nocide d’Hitler.
Ni les Juifs ni les Arabes de Palestine ne voulaient voir les Britanniques là -bas, et il y avait un chaos armé.
Ainsi, lorsque la Grande-Bretagne a dĂ©missionnĂ© après la Seconde Guerre mondiale, l’ONU, âgĂ©e de deux ans, s’est attaquĂ©e au problème. La Commission spĂ©ciale des Nations Unies pour la Palestine (UNSCOP) a recommandĂ© que la seule solution pour la Palestine soit de la diviser en un État juif et un État arabe.
Les frontières de l’UNSCOP de la proposition des deux États Ă©taient totalement irrĂ©alisables et n’avaient pas grand-chose Ă voir avec les frontières atteintes par IsraĂ«l après la guerre d’indĂ©pendance. Au cours de cette longue guerre, la Jordanie et l’Égypte ont certainement volĂ© toutes les terres qui auraient pu devenir «l’État arabe» de l’ UNSCOP.
L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale – par 33 voix pour, 13 contre et 10 abstentions, y compris le Royaume-Uni – a votĂ© en faveur du plan de l’ UNSCOP et a fait des recommandations pour sa mise en Ĺ“uvre.
Le vote n’a créé rien d’autre qu’un chaos encore plus grand.
Alors que la Ligue des États arabes a promis d’Ă©radiquer l’État juif, l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies a demandĂ© au Conseil de sĂ©curitĂ© de veiller Ă ce que sa recommandation de partition soit mise en Ĺ“uvre. Comme le Premier ministre israĂ©lien David Ben Gourion l’a brièvement dĂ©clarĂ© en 1949, « l’ONU n’a pas levĂ© le petit doigt » pour arrĂŞter l’attaque arabe. Le Conseil de sĂ©curitĂ© a examinĂ© la situation, y compris la question des armĂ©es arabes concentrĂ©es, et a dĂ©cidĂ© de laisser les Juifs Ă eux-mĂŞmes.
Ainsi, bien que la division proposĂ©e de l’ONU ait, dans une certaine mesure, fourni un soutien moral international Ă la cause sioniste – ainsi que la culpabilitĂ© europĂ©enne pour l’Holocauste – la naissance d’IsraĂ«l en mai 1948 Ă©tait une rĂ©alisation complète du rĂŞve. Merci aux efforts des Forces de dĂ©fense israĂ©liennes et du mouvement juif mondial sioniste.
Ni l’Organisation des Nations Unies orwellienne ni aucun autre peuple que la TchĂ©coslovaquie n’ont envoyĂ© une seule balle pour aider Ben Gourion Ă crĂ©er l’État d’IsraĂ«l. Avec son plan de partition Ă©dentĂ©, le monde et l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ont de nouveau tournĂ© le dos aux Juifs.
En fait, le plan de partition n’a jamais Ă©tĂ© implĂ©mentĂ©. Il a Ă©tĂ© mis au dĂ©fi par l’invasion arabe massive d’un jeune État. Il est difficile d’imaginer comment l’absence d’un tel plan onusien aurait changĂ© un peu l’histoire.
Depuis, l’impuissance de l’ONU dans son plan de division s’est multipliĂ©e au fil des ans. Non seulement l’ONU n’a rien fait pour aider IsraĂ«l Ă survivre Ă l’offensive arabe de 1948, mais elle est Ă©galement restĂ©e un ardent dĂ©fenseur des forces antisĂ©mites pendant sept dĂ©cennies, sapant la lĂ©gitimitĂ© et la survie d’IsraĂ«l.
Par consĂ©quent, dans les conversations avec les amis, la famille et les opposants, mĂ©fiez-vous de l’expression «l’ONU a imposĂ© l’État juif de Palestine » ou que «IsraĂ«l doit respecter les Nations Unies parce qu’il doit son existence et sa lĂ©gitimitĂ© aux Nations Unies elles-mĂŞmes».
Expliquez-leur patiemment qu’IsraĂ«l ne doit rien Ă l’ONU et que la raison d’ĂŞtre d’IsraĂ«l est sa propre capacitĂ© Ă dĂ©fendre le droit du peuple juif en tant que peuple Ă sa patrie. Oh oui, et IsraĂ«l a Ă©galement une dette de gratitude envers lui-mĂŞme, pour sa viabilitĂ© dĂ©mocratique, le respect de ses minoritĂ©s et sa capacitĂ© Ă se dĂ©fendre face Ă un monde hostile… y compris l’ONU.





