Ĺ’il pour Ĺ“il : un Ă©ditorial iranien appelle Ă  l’attaque du rĂ©acteur Dimona

Un journal iranien affiliĂ© au chef suprĂŞme du pays, Ali Khamenei, a publiĂ© samedi un Ă©ditorial appelant le gouvernement Ă  attaquer l’installation nuclĂ©aire israĂ©lienne de Dimona en rĂ©ponse Ă  la rĂ©cente attaque contre la centrale nuclĂ©aire de la RĂ©publique islamique de Natanz, largement attribuĂ©e Ă  IsraĂ«l.

Dans le quotidien ultra-conservateur Kahyan, l’Ă©minent analyste rĂ©gional Saadullah Zarai a dĂ©plorĂ© la rĂ©ponse donnĂ©e jusqu’ici par le gouvernement iranien Ă  la suite de l’opĂ©ration de sabotage du 11 avril Ă  Natanz.

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Depuis lors, l’Iran a commencĂ© Ă  enrichir une petite quantitĂ© d’uranium Ă  60% de puretĂ© – son niveau le plus Ă©levĂ© Ă  ce jour, et Ă  un pas de la fabrication d’armes – en violation flagrante de l’accord nuclĂ©aire de 2015.

« Malheureusement, en annonçant que l’Iran installera des centrifugeuses plus avancĂ©es dans l’installation endommagĂ©e et augmentera l’enrichissement d’uranium Ă  60%, le prĂ©sident [Hassan Rohani] a effectivement annoncĂ© que l’Iran ne rĂ©pondrait pas du tout proportionnellement Ă  l’attaque », a Ă©crit Zarai.

«La position claire de cet auteur est que la rĂ©ponse appropriĂ©e Ă  l’incident de Natanz – basĂ©e sur [le concept de] Ĺ“il pour Ĺ“il et sur la politique de crĂ©ation d’un Ă©lĂ©ment de dissuasion sĂ©curitaire – devrait ĂŞtre une action contre le nuclĂ©aire [israĂ©lien]. installation de Dimona. En effet, aucune autre action n’est au mĂŞme niveau que l’incident de Natanz », a-t-il ajoutĂ©.

IsraĂ«l n’a jamais reconnu qu’il dispose d’un arsenal nuclĂ©aire, mais maintient plutĂ´t une politique d’«ambiguĂŻtĂ© nuclĂ©aire» tout en promettant qu’il ne sera pas le premier Ă  utiliser des armes nuclĂ©aires au Moyen-Orient. Le centre de recherche nuclĂ©aire de Dimona est officiellement appelĂ© le Centre de recherche nuclĂ©aire Negev Shimon Peres.

Le ministre iranien des Affaires Ă©trangères, Mohammad Javad Zarif, a saisi plus tĂ´t cette annĂ©e d’importants travaux de construction sur le site de Dimona alors que son pays se prĂ©parait Ă  limiter l’accès de l’Agence internationale de l’Ă©nergie atomique des Nations Unies au milieu des attaques. Tensions avec l’Occident Ă  propos de son accord nuclĂ©aire effondrĂ© de 2015. « IsraĂ«l Ă©largit Dimona, la seule usine de bombes nuclĂ©aires de la rĂ©gion », Ă©crit-il.

« Toute discussion sur le programme nuclĂ©aire iranien est totalement absurde », a dĂ©clarĂ© Zarif Ă  la branche anglophone de la tĂ©lĂ©vision d’Etat iranienne Press TV. « Soyons clairs lĂ -dessus : c’est de l’hypocrisie. »

Samedi Ă©galement, la tĂ©lĂ©vision d’Etat iranienne a nommĂ© une suspecte, Riza Karimi, dans l’attaque de Natanz et a dĂ©clarĂ© qu’elle avait fui le pays.

A Vienne, les nĂ©gociations entre l’Iran et les puissances mondiales se sont poursuivies samedi sur l’accord, avec quelques progrès.

Un haut responsable iranien a reconnu mardi que l’explosion de l’installation nuclĂ©aire de Natanz, que TĂ©hĂ©ran attribue Ă  IsraĂ«l, avait dĂ©truit ou endommagĂ© des milliers de centrifugeuses utilisĂ©es pour enrichir l’uranium.