« On les extermine … et ils ne disent mĂŞme pas merci ! » – Par Philippe ARNON

Il y a lĂ , certes exprimĂ©e de manière caricaturale, toute la logique des goyim du monde entier vis Ă  vis des Juifs. Et depuis que ceux-ci ont Ă©tĂ© expulsĂ©s par les romains il y a près de deux millĂ©naires et qu’ils se sont Ă©parpillĂ©s, principalement en Europe, formant ainsi la diaspora c’est Ă  dire une minoritĂ©, elle est encore d’actualitĂ© et plus que jamais ! Alors, qu’est-ce que cette logique vraiment très spĂ©ciale ?
C’est principalement un Ă©tat d’esprit qui veut que les goyim -en grande majoritĂ© des chrĂ©tiens !- peuvent s’en prendre aux Juifs ou plus exactement, dĂ©fouler leur trop-plein de haine quand celui-ci se fait irrĂ©pressible, sans que leur conscience les interpelle, sans que la notion de pĂ©chĂ© n’effleure leur âme christique. C’est ce qu’on appelle tout simplement l’antisĂ©mitisme ! Il peut mĂŞme y avoir derrière cet acharnement contre les Juifs qu’on croit au premier abord spontanĂ©, une stratĂ©gie politique ! VoilĂ  par exemple ce qui est Ă©crit dans le tract diffusĂ© par les sections d’Odessa du Bund après le pogrom de Kichinev en 1903 :
« Mais quel est le vĂ©ritable fauteur de violence, quel est le vrai coupable de toutes ces horreurs ? Ce n’est pas cette foule ignorante, elle-mĂŞme affamĂ©e et victime de l’effrayante oppression de l’ordre capitaliste contemporain. Ce n’est pas cette foule stupide qu’un gouvernement odieux force Ă  croupir dans les prĂ©jugĂ©s religieux et nationaux et chez qui on excite les passions les plus grossières et les instincts bestiaux. Non ! Mais notre gouvernement autocratique, ce monstre repoussant, entre les griffes sanglantes duquel cette masse n’est qu’un instrument aveugle … Ce monstre a peur des lendemains. Il ne recule devant aucun moyen pour Ă©carter de lui la colère populaire et l’Ă©garer sur une mauvaise voie ».
 
Les Juifs, c’est un peu comme les femmes en temps de guerre quand arrivent les conquĂ©rants c’est Ă  dire les mâles dominants qui vont s’en donner Ă  coeur joie en violant et violant jusqu’Ă  plus soif … des ĂŞtres faibles et dĂ©sarmĂ©s qu’on peut bousiller et bousiller, le bouc-Ă©missaire tout trouvĂ©. Les Juifs pendant des siècles et des siècles, malgrĂ© des intermèdes heureux, n’auront Ă©tĂ© que des femmes violĂ©es !
 
Mais ce qu’il y a de pire, c’est que l’entière libertĂ© laissĂ©e Ă  la manifestation satanique des goyim, produit en miroir chez les Juifs, un Ă©tat d’esprit très particulier qu’on ne retrouve chez aucun autre peuple : la rĂ©signation, ce qui signifie concrètement, se prendre des coups sans faire front. Ceci est d’ailleurs Ă©tonnant quand on sait le nombre d’invasions qu’ont subi les Juifs sur leurs terres ancestrales et les combats farouches qu’ils ont menĂ©s pour s’en dĂ©barrasser. Dans la Pologne et la Lituanie de l’entre-deux-guerres, il y avait un nombre consĂ©quent de villes dont la majoritĂ© -souvent très forte- Ă©tait … juive ! Or, je n’ai pas connaissance que cette majoritĂ© ait prĂ©vu de s’organiser en vue de se protĂ©ger au cas oĂą … car des pogroms s’Ă©taient dĂ©jĂ  produits ! C’est assez surprenant. Mais cette passivitĂ© en fait Ă©tait due Ă  la rĂ©signation. C’est vrai que lorsqu’on est chez les autres, on ressent de la rĂ©serve, une retenue pour ne pas perturber ceux qui vous accueillent.
Tout peuple envahi, quel qu’il soit, a toujours opposĂ© une rĂ©sistance. L’histoire est une accumulation de conquĂŞtes et de rĂ©sistances. Et bien, pour les goyim, et mĂŞme donc pour les Juifs pendant longtemps, il n’est pas concevable que ces derniers se battent pour dĂ©fendre leurs vies. Dans son livre « L’Etoile de la rĂ©demption » Franz Rosenzweig Ă©crit :  » … à la diffĂ©rence de tous les autres peuples, la propriĂ©tĂ© pleine et entière sur sa patrie lui est contestĂ©e mĂŞme lorsqu’il est chez lui ; lui-mĂŞme n’est qu’un Ă©tranger, un rĂ©sident provisoire dans son propre pays : « C’est Ă  moi qu’est le pays » lui dit Dieu ». Il ne reste donc plus au Juif que sa vie propre sans vraie attache terrestre donc et la prĂ©server devient chose irrĂ©elle, c’est un non-sens. Il suffit d’Ă©couter de Gaulle le 27 novembre 1967 après la brillante victoire d’IsraĂ«l sur les Arabes lors de la Guerre des 6 jours :
 » … Les Juifs, jusqu’alors dispersĂ©s et qui Ă©taient restĂ©s ce qu’ils avaient Ă©tĂ© de tout temps, c’est Ă  dire un peuple d’Ă©lite, sĂ»r de lui-mĂŞme et dominateur, une fois qu’ils seraient rassemblĂ©s dans les sites de son ancienne grandeur, n’en viennent Ă  changer en ambition ardente et conquĂ©rante les souhaits très Ă©mouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles : l’an prochain Ă  JĂ©rusalem ».
 
Bref, que le peuple juif passe Ă  l’attaque avant que l’ennemi passe Ă  l’attaque dans le seul but de l’anĂ©antir, est une anomalie, quelque chose d’anormal, quelque chose qui n’a jusqu’alors, jamais existĂ©. Et donc, quelque chose de renversant. Et le grand monsieur en profite alors pour dĂ©celer, avec une belle petite fĂ©lonie feinte dont il a souvent Ă©tĂ© friand, une abominable ambition impĂ©rialiste … dans ce qui n’est en fait que de la simple lĂ©gitime dĂ©fense. Et pourtant, l’article 51 de la Charte des Nations-unies Ă©voque sans ambiguĂŻtĂ© le « droit naturel de lĂ©gitime dĂ©fense, individuelle ou collective, dans le cas oĂą un membre des Nations-Unies est l’objet d’une agression armĂ©e jusqu’Ă  ce que le Conseil de SĂ©curitĂ© ait pris les mesures nĂ©cessaires pour maintenir la paix et la sĂ©curitĂ© internationales ». On ne peut pas dire que le Conseil de sĂ©curitĂ© se soit vraiment creusĂ© les mĂ©ninges pour prendre les mesures nĂ©cessaires pour prĂ©server IsraĂ«l. Pourquoi ce pays en serait-il donc exclu ? Ne faut-il pas voir lĂ , encore une fois ! l’obligation pour IsraĂ«l de se prendre des coups et dire amen Ă  chaque fois ?.
Dieu merci, a t-on envie de dire, les Juifs ont fini par accepter de rĂ©sister, d’en finir avec les pogroms, d’en finir en fait avec leur martyrologe bref, d’en finir avec leur rĂ©signation. Et ils le doivent principalement Ă  Theodor Herzl, crĂ©ateur du sionisme. VoilĂ  ce qu’il Ă©crit dans son livre « L’Etat des Juifs » publiĂ© Ă  Vienne le 14 fĂ©vrier 1896 :
« Nous sommes un peuple, un peuple-un. Partout nous avons loyalement tentĂ© de nous fondre dans les communautĂ©s nationales qui nous entouraient et de conserver la loi de nos pères. On ne nous le permet pas. C’est en vain que nous sommes de bons patriotes voire dans certains pays des patriotes exacerbĂ©s … Dans les pays oĂą nous vivons depuis des siècles, nous sommes considĂ©rĂ©s comme des Ă©trangers … Personne n’est assez fort ou assez riche pour transplanter un peuple d’un endroit Ă  un autre. Seule une idĂ©e peut y parvenir. L’idĂ©e de l’Etat a cette force. Tout au long de leur longue et tragique histoire, les Juifs n’ont cessĂ© d’entretenir ce rĂŞve royal : « L’an prochain Ă  JĂ©rusalem ». C’est lĂ  notre vieux proverbe. Il convient maintenant de montrer que le rĂŞve peut devenir une rĂ©alitĂ© lumineuse ».
 
Herzl a ouvert les yeux des Juifs qui ont fini par se mettre debout, notamment pendant la Seconde guerre mondiale : des Juifs se sont rĂ©voltĂ©s dans des camps de concentration comme Ă  Sobibor, dans des ghettos comme dans celui de Varsovie et ont créés des rĂ©seaux de rĂ©sistance comme en Lituanie et en BiĂ©lorussie. Le pari de Herzl fut exaucĂ© en 1948. Mais on sait cependant que, dans sa volontĂ© onirique, il avait sous-estimĂ© la haine des musulmans. Et malheureusement, le martyrologe juif ne s’est pas arrĂŞtĂ©. IsraĂ«l n’a connu que des guerres depuis sa crĂ©ation et a mĂŞme vĂ©cu de nouveau un pogrom le 7 octobre 2023 !!!
Seulement voilĂ , depuis qu’elle a retrouvĂ© sa terre ancestrale et que celle-ci lui a insufflĂ© une puissance indicible -des ondes bĂ©nĂ©fiques sans doute dues au mariage de ses enfants avec elle !- les Juifs, devenus des IsraĂ©liens, ne baissent plus la tĂŞte. Finie la rĂ©signation, finis les complexes d’antan, fini de se prendre des coups sans rĂ©agir : le droit de lĂ©gitime dĂ©fense et de rĂ©sistance est le porte-drapeau d’IsraĂ«l.  IsraĂ«l a aujourd’hui une armĂ©e, Tsahal, sans doute la meilleure du monde, et elle a plus que jamais son sens.
Par contre, les autres en face eux n’ont pas changĂ©. Les Juifs sont toujours des gens Ă  part qui n’ont pas les mĂŞmes droits que les autres. Le fait qu’ils aient rĂ©agi après le 7 octobre est une aberration. Pour eux, ils auraient dĂ» acquiescer, se taire, rester dans leur petit coin et baisser les yeux comme dans le bon vieux temps. C’est vrai que : qu’est-ce que c’est que 1200 Juifs exterminĂ©s en quelques heures ? Une bagatelle sur les 7 milliards de goyim que contient cette brave vieille terre. C’est mĂŞme un moment de joie : « Maman ! J’ai tuĂ© 10 Juifs » dira un monstre du Hamas. Et c’est ainsi qu’on a vu et on voit encore des foules d’imbĂ©ciles mĂ©chants dĂ©filer dans les rues arborants des drapeaux palestiniens qu’ils considèrent comme … les vrais rĂ©sistants ; des dirigeants malsains comme Macron en ĂŞtre encore rĂ©duits Ă  proposer « La solution Ă  deux Etats » ! La bĂŞtise atteint mĂŞme parfois les sommets. Comme le dit Elisabeth Badinter : « L’extrème-gauche a rĂ©ussi Ă  faire croire que les Palestiniens seraient les nouveaux juifs tandis que les IsraĂ©liens seraient les nouveaux nazis ». 
 
StĂ©phane Simon, auteur du livre rĂ©cent publiĂ© chez Fayard et intitulé « 7 octobre : la riposte. IsraĂ«l-Iran : la guerre secrète » cosignĂ© avec Pierre Rehov, disait rĂ©cemment dans une interview de Boulevard Voltaire : « Le seul terrorisme islamique qui n’a jamais de condamnations dĂ©finitives et sĂ©rieuses, c’est le terrorisme islamique qui s’exerce contre IsraĂ«l et lĂ  on voit bien qu’il y a un vieux fond d’antisĂ©mitisme mondial qui en est la raison ». L’auteur aurait pu ajouter qu’IsraĂ«l est l’Etat qui accumule le plus grand nombre de condamnations de la part de l’ONU.
Comme le dit l’adage populaire : « Il n’y a que les imbĂ©ciles qui ne changent pas d’avis ». Cela saute aux yeux. Et aujourd’hui, parmi les foules de goyim, les haineux, les psychopathes qui ne cessent de rĂŞver Ă  l’extermination des Juifs, sont toujours bien prĂ©sents et mĂŞme en voie de prolifĂ©ration comme des essaims de sauterelles destructrices. Mais les IsraĂ©liens eux, ont dĂ©finitivement changĂ©; ils sont devenus des guerriers, mais des guerriers pour leur seule prĂ©servation, pas pour le plaisir d’exterminer ceux d’en face, pour leur vie tout simplement, comme une Ă©vidence, celle de tout le monde. Et dĂ©sormais, il s’en foutent, mais comme d’une guigne, de ce que peuvent bien penser ceux qui se disent, de manière hautement superfĂ©tatoire, les porte-paroles zĂ©lĂ©s de ce qu’ils sont convaincus ĂŞtre la bien-pensance. Hashem ! Comme ils ont raison et comme cela fait du bien de les voir enfin droits et fiers !
Je suis goy. Vive Israël !
Philippe ARNON
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