Yuval Greenstein et ShaĂŻ Atar, un couple de Tel Aviv, ont publiĂ© en fin de semaine un post sur Facebook dans un groupe d’IsraĂ©liens en Espagne, tâtant le terrain sur un Ă©ventuel dĂ©part dans ce pays. Les centaines de rĂ©ponses qu’ils ont reçues, ils ne les avaient pas anticipĂ©es. israelhayom
Les deux travaillent comme freelances dans l’industrie du cinĂ©ma. Ils disposent tous deux de passeports europĂ©ens (français et autrichien), ce qui simplifie en principe les dĂ©marches administratives. Leurs questions portaient sur le marchĂ© du travail dans leurs domaines, la demande pour des enseignants d’anglais, et la faisabilitĂ© de continuer en freelance. israelhayom
Le tir de barrage
Les rĂ©ponses n’ont pas tardĂ© : 265 commentaires, dont la majoritĂ© leur expliquait sans dĂ©tour que l’Espagne est un pays qu’il vaut vraiment mieux ne pas rejoindre, surtout en ce moment. israelhayom Les axes de la critique Ă©taient multiples et convergents.
Sur le marchĂ© du travail : « Personne ne vous attend. La situation de l’emploi en Espagne n’est pas terrible. Il faut absolument parler espagnol, la majoritĂ© ne connaĂ®t aucune autre langue, et pour travailler Ă Barcelone il faut aussi le catalan. » Sur les salaires : « Les salaires en Espagne sont affreux et il n’est pas facile de trouver du travail. » Sur l’antisĂ©mitisme : « Taux de chĂ´mage Ă©levĂ©s, salaires relativement bas, antisĂ©mitisme et anti-israĂ©lisme en forte hausse. » israelhayom
Certains Ă©taient encore plus directs : « Vous n’avez pas trouvĂ© de pays moins antisĂ©mite ? », Ă©crivaient d’autres internautes. israelhayom
Pourquoi partir — et pourquoi maintenant
Yuval explique : « Nous regardons les parents qui descendent aux abris avec des nourrissons dans les bras, et nous comprenons Ă quel point il est aberrant que nous nous y soyons habituĂ©s. Il y a ici des enfants qui avant l’âge d’un an ont dĂ©jĂ vĂ©cu deux longues pĂ©riodes de descentes aux abris. Des nourrissons de quelques mois dont les parents doivent les protĂ©ger contre des missiles balistiques. » israelhayom
Le couple a fixĂ© ses propres lignes rouges il y a quatre ans : si l’Iran devenait nuclĂ©aire, ou si Netanyahou parvenait Ă achever le coup d’État juridique. « Aujourd’hui au moins, la première condition ne semble plus absurde. Si l’opĂ©ration contre l’Iran Ă©choue et qu’elle conserve son uranium enrichi, il y a de rĂ©elles chances qu’elle coure vers le nuclĂ©aire dans un dĂ©lai pas si long. » israelhayom
La conclusion : « Nous ne nous sommes pas dĂ©cidĂ©s. Nous hĂ©sitons sur l’Espagne, d’autres endroits, et en gĂ©nĂ©ral sur partir ou rester ici. » israelhayom
Source : Israel Hayom, Sahar Avrahami, 26/03/2026
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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