Une chronique publiĂ©e dans le journal espagnol El PaĂs, intitulĂ©e « Anne Frank dans les territoires occupĂ©s » a suscitĂ© la controverse en comparant les filles palestiniennes Ă l’adolescente assassinĂ©e pendant la Shoah.
«J’imagine des filles palestiniennes effrayĂ©es par le rugissement des missiles et des bombes, Ă©coutant attentivement la nuit, toujours en alerte, se demandant toujours ce que c’est que la vie. Si Anne Frank avait Ă©tĂ© dans les territoires occupĂ©s, elle Ă©numĂ©rerait les pĂ©nuries quotidiennes : le manque d’eau potable, de nourriture, de mĂ©dicaments », prĂ©cise l’article signĂ© par Najat El Hachmi.
«Si depuis Amsterdam Ana a dit ‘tout cela nous arrive pour le simple fait d’ĂŞtre juif’, dans la Palestine en conflit, il y aura aussi des adolescents notant dans leur journal : ‘tout cela nous arrive parce que nous sommes arabes’», dĂ©clare l’article d’El PaĂs, assimilant la situation dans la bande de Gaza au meurtre de 6 millions de Juifs sous le rĂ©gime nazi.
« Compte tenu de cela, je me demande si nous n’avons rien appris de la Shoah, si les leçons sur les dangers de l’antisĂ©mitisme et jusqu’oĂą la haine peut nous mener ne servent pas Ă empĂŞcher la haine contre les autres de ceux qui ont le plus souffert. S’il est possible que la peur d’un peuple d’ĂŞtre Ă nouveau effacĂ© de la carte puisse le conduire Ă la tentation de vouloir exterminer un autre peuple qui est perçu, tous, pas seulement ses membres belligĂ©rants, comme l’ennemi « , ajoute la note.





