Pour la deuxième fois dans l’histoire : le virus du sida a disparu chez une femme sans aucun traitement

Une femme de 30 ans a rĂ©cemment Ă©tĂ© documentĂ©e comme Ă©tant guĂ©rie du VIH, huit ans après avoir Ă©tĂ© diagnostiquĂ©e pour la première fois, ont rapportĂ© lundi dernier des chercheurs d’Argentine et des États-Unis. Ce n’est que le deuxième cas de l’histoire dans lequel un patient se remet du virus sans le traitement habituel, ce qui rend le cas particulièrement intriguant parmi les professionnels de la santĂ© du monde entier, et donne aux chercheurs l’espoir qu’un jour plus de personnes porteuses du virus VIH pourront ĂŞtre guĂ©ries.

Selon un rapport de l’Ă©quipe internationale de scientifiques des Annals of Internal Medicine, la patiente, originaire d’Argentine, n’a trouvĂ© aucune preuve d’un virus complet qui pourrait se rĂ©pliquer après avoir examinĂ© des millions de cellules dans son corps. Ce chiffre a conduit les chercheurs Ă  conclure qu’elle Ă©tait probablement guĂ©rie naturellement du virus, 8 ans après avoir Ă©tĂ© infectĂ©e. Les chercheurs ne savent pas comment son corps s’est dĂ©barrassĂ© du virus, et l’hypothèse est qu’il s’agit d’une combinaison de diffĂ©rents mĂ©canismes immunitaires, peut-ĂŞtre mĂŞme congĂ©nitaux.

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La patiente de 30 ans, diagnostiquĂ©e sĂ©ropositive en 2013, est tombĂ©e enceinte en 2019 et a commencĂ© un traitement avec les mĂ©dicaments « tĂ©nofovir » et « emtricibine », au cours des deuxième et troisième trimestres de sa grossesse. Elle a donnĂ© naissance Ă  un bĂ©bĂ© en bonne santĂ© qui n’Ă©tait pas porteur du virus et a arrĂŞtĂ© le traitement. Des millions d’Ă©chantillons de sang prĂ©levĂ©s sur elle, ainsi que des Ă©chantillons du placenta de son bĂ©bĂ©, ont montrĂ© qu’elle Ă©tait porteuse du virus dans le passĂ© et qu’elle n’avait pas de virus complet dans son corps qui pourrait se rĂ©pliquer, ce qui signifie simplement qu’elle Ă©tait sĂ©ronĂ©gative.

Selon les donnĂ©es officielles, il y a actuellement environ 38 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde, ce qui pourrait conduire Ă  l’effondrement du système immunitaire ou au SIDA. L’annĂ©e dernière seulement, 690 000 personnes sont mortes de maladies liĂ©es au sida dans le monde, un nombre Ă©norme qui explique probablement pourquoi les chercheurs s’accrochent Ă  toutes les nouvelles donnĂ©es scientifiques qui pourraient aider et Ă©ventuellement faire avancer les chercheurs sur la voie de la mĂ©decine.