Pour la première fois Biden contacte Netanyahu mais ce fut contre la réforme juridique : il appelle à un compromis

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu ce dimanche soir avec le prĂ©sident amĂ©ricain Joe Biden. La conversation a Ă©galement portĂ© sur la rĂ©forme juridique et les affirmations de l’opposition selon lesquelles sa lĂ©gislation nuirait considĂ©rablement Ă  la dĂ©mocratie israĂ©lienne. Biden s’est dit prĂ©occupĂ© par les mesures juridiques prises par le gouvernement et a appelĂ© Ă  un compromis. Le ministre Netanyahu a assurĂ© au prĂ©sident Biden qu’IsraĂ«l resterait une « dĂ©mocratie forte et dynamique ».

Le Premier ministre a informĂ© Biden de l’attaque qui s’est produite aujourd’hui Ă  Hawara, au cours de laquelle un citoyen israĂ©lien a Ă©tĂ© blessĂ©. Dans le contexte de l’attaque, le Premier ministre Netanyahu a dĂ©clarĂ© au prĂ©sident Biden qu’IsraĂ«l continuerait d’agir partout contre les terroristes et les architectes du terrorisme. La conversation a Ă©galement portĂ© sur la menace iranienne et l’Ă©largissement du cercle de la paix.

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La conversation a lieu alors que le Premier ministre Netanyahu attend une invitation Ă  une visite diplomatique Ă  la Maison Blanche depuis plus de 60 jours Ă©coulĂ©s depuis le mandat de Netanyahu en tant que Premier ministre pour la sixième fois – et l’invitation (traditionnelle) n’a pas encore atterri sur son bureau.

Bien que le prĂ©sident sortant Joe Biden apprĂ©cie rĂ©ellement Netanyahu, après que les deux aient accumulĂ© plus de 40 ans de connaissance, la Maison Blanche n’est pas pressĂ©e d’appeler – ni au tĂ©lĂ©phone pour les fĂ©licitations après avoir remportĂ© les Ă©lections (presque une semaine après elles) ni Ă  un convocation officielle. L’expĂ©rience passĂ©e montre que de telles invitations n’atteignaient IsraĂ«l que lorsque des questions substantielles se posaient : des initiatives de paix, en passant par les accords commerciaux, Ă  la question de la menace iranienne.

Cette fois, le sentiment est que la situation a Ă©galement Ă©tĂ© aggravĂ©e par le manque d’affection manifeste que les responsables de la Maison Blanche ressentent pour une grande partie du gouvernement Ă©tabli par Netanyahu. Jusqu’Ă  prĂ©sent, les rĂ©unions politiques se tenaient Ă  d’autres niveaux. Netanyahu, qui il y a quelques annĂ©es Ă  peine entretenait une relation chaleureuse avec la Maison Blanche sous l’administration Trump, est dĂ©sormais sous le contrĂ´le de l’administration amĂ©ricaine.

Après les troubles Ă  Hawara, le gouvernement Netanyahu a eu des ennuis avec l’administration amĂ©ricaine lorsque le ministre des Finances a dĂ©clarĂ© dans une interview que « Hawara devrait ĂŞtre anĂ©antie » . L’ambassadeur amĂ©ricain en IsraĂ«l, Tom Neides, a dĂ©clarĂ© dans des conversations Ă  huis clos que Smotrich Ă©tait « stupide » et a ajoutĂ© « il a un vol pour les États-Unis avec Danny Neve et si je le pouvais, je le jetterais de l’avion ». IsraĂ«l a niĂ© les choses attribuĂ©es Ă  l’ambassadeur, mais il convient de noter qu’il s’agit en soi d’une dĂ©claration sĂ©rieuse de la part d’un haut responsable amĂ©ricain Ă  propos d’un haut responsable du gouvernement israĂ©lien dont on ne se souvient jamais.