Le problème n’est pas Tsahal, mais nous tous…
La diminution des effectifs reflète la rĂ©fĂ©rence Ă la valeur du service en gĂ©nĂ©ral, et il a d’autres aspects tels que la motivation de ses officiers et l’inscription dans les rĂ©serves • IsraĂ«l aura besoin de tout cela mĂŞme dans de nombreuses annĂ©es Ă venir.
« OĂą avez-vous servi dans Tsahal ? », c’Ă©tait une question lĂ©gitime, une question qui dĂ©bute chaque entretien d’embauche, et pas mal de conversations entre IsraĂ©liens. Mais cette question est de moins en moins posĂ©e. Certains vous dirons que la question est inĂ©gale ou qu’elle perpĂ©tue une sorte de complexe. Après tout, que rĂ©pondra un Arabe qui n’est pas obligĂ© de servir, un Haredi qui a reçu une dispense ou une personne handicapĂ©e ?
Tout au long de mes annĂ©es en tant que porteur de l’uniforme de Tsahal, lorsque les directeurs d’Ă©cole m’ont demandĂ© : « Comment motiver les jeunes Ă recruter ? », j’ai rĂ©pondu que chaque Ă©ducateur devrait s’assurer que chacun de ses Ă©lèves aide et contribue de lui-mĂŞme au profit des autres sans compensation comme vers la vieille femme solitaire du quartier, aux enfants malades du Cancer, Ă un ami qui a des difficultĂ©s dans les Ă©tudes ou socialement.
Et alors seulement, lorsqu’ils dĂ©velopperont une façon de penser avec des valeurs et une morale, qui conduira Ă donner au-delĂ de leur avantage personnel, alors lorsqu’ils atteindront les portes du bureau de recrutement, ce sera plus facile pour eux de comprendre le pourquoi de l’armĂ©e, qui est comme remplacer en un instant la cause de la femme âgĂ©e qu’ils aidaient ou la plus faible de la classe, en service pour tout le pays, dans l’IDF.
Si quelqu’un a un problème avec la question « OĂą avez-vous servi dans Tsahal ? » Je suggère qu’il s’habitue plutĂ´t Ă demander sur le lieu de travail « Comment avez-vous contribuĂ© ? », qu’avez-vous fait pour l’État et la sociĂ©tĂ© en IsraĂ«l. Lorsque cette question est Ă©rodĂ©e, avec elle, notre rĂ©silience nationale est Ă©rodĂ©e. La question importante devrait nous accompagner tous, et plus important encore avec la rĂ©ponse.
Ce qui s’oppose Ă ceux qui ont oubliĂ© leur devoir, c’est la bonne majoritĂ©, ceux qui servent dans l’IDF et ceux qui ont mĂŞme bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une dispense, se battent pour s’enrĂ´ler.
Par exemple, le cas inspirant suivant : Il y a environ un mois, un soldat avec besoins spĂ©ciaux est venu me voir Ă la Knesset et m’a exprimĂ© sa gratitude pour l’avoir aidĂ© dans sa lutte pour s’enrĂ´ler. Le mĂŞme gars, avec le spectre autistique, a Ă©tĂ© disqualifiĂ© du service après la première ordonnance, puis m’a contactĂ©. J’ai Ă©voquĂ© la nĂ©cessitĂ© de tests, et la question a Ă©tĂ© traitĂ©e et rĂ©glĂ©e . Un cas parmi tant d’autres, qui devrait ĂŞtre mis en Ă©vidence en particulier dans la discussion sur ceux qui choisissent de se soustraire.
Certaines des significations du dicton que j’ai inventĂ© « une nation construit une armĂ©e, qui construit une nation », sont construites sur le mĂ©canisme naturel sur lequel repose le fondement de l’existence de l’État d’IsraĂ«l – la loi du service obligatoire. Tsahal s’appuie sur deux sources principales : le budget et la main-d’Ĺ“uvre. Ces deux sources sont fournies par l’État depuis toujours. Est-ce que quelqu’un imagine que si Tsahal manque de budget, elle enverra des soldats et des femmes soldats travailler pour augmenter le budget ? Bien sĂ»r que non.
Recruter pour Tsahal est un dĂ©fi pour la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, bien avant que ce ne soit un dĂ©fi pour Tsahal. La diminution des donnĂ©es reflète la rĂ©fĂ©rence Ă la valeur du service en gĂ©nĂ©ral, et elle a d’autres aspects tels que la motivation de l’officier et le rapport aux rĂ©serves. Pour l’avenir, IsraĂ«l aura besoin de tout cela mĂŞme dans de nombreuses annĂ©es Ă venir.
Il ne fait aucun doute qu’il est facile de considĂ©rer les donnĂ©es comme un problème pour l’armĂ©e et d’exiger d’elle des solutions, mais ce n’est vraiment pas un problème pour Tsahal. C’est notre problème, celui de nos enfants et petits-enfants. La solution est dans nos foyers, dans le système Ă©ducatif, avec chacun d’entre nous.
L’Ă©crivain est ministre du renseignement, gĂ©nĂ©ral de rĂ©serve et occupait auparavant le poste de chef de l’ACA. Le Major (Ă la retraite) Elazar Stern.




