Des milliers de personnes sont arrivĂ©es au Kottel à JĂ©rusalem ce samedi soir pour marquer le jour de Tisha BeAv en priant au dernier vestige du Second Temple, avec des milliers d’autres qui devraient arriver pendant toute la journĂ©e de ce dimanche.
Le Second Temple a Ă©tĂ© dĂ©truit et le peuple d’IsraĂ«l a Ă©tĂ© exilĂ© de sa maison, il y a 2000 ans. Le peuple juif se souvient de la mort, la destruction et la dĂ©vastation chaque annĂ©e avec un jeĂ»ne le jour de Ticha BeAv (le 9 av du mois juif).
Ă€ compter du samedi soir et pendant toute la journĂ©e de dimanche, les fidèles au Kottel ont lu le Livre des Lamentations, ainsi que les lamentations Ă©crites après la destruction du Temple. Parce que l’Ă©tude de la Torah est considĂ©rĂ©e comme une occupation joyeuse, on n’étudie pas Ă Tisha BeAv.
Selon la coutume, à cause du deuil, les fidèles sont assis sur des chaises basses ou sur le sol, dont quelques-uns peuvent aussi dormir à même le sol. A la synagogue, le Livre des Lamentations est lu dans un éclairage faible, et parfois à  la lumière des bougies.
Le jeune de Tisha BeAv est considĂ©rĂ© comme le jour le plus difficile de l’annĂ©e, car il commence la nuit prĂ©cĂ©dente et en étĂ©. Il est le deuxième jeune le plus important de l’annĂ©e après Yom Kippour. En plus du jeĂ»ne, il est d’usage d’Ă©viter de se baigner, de porter des chaussures en cuir, ou d’avoir des relations intimes.
Parce que Ticha BeAv coĂŻncide avec Shabbat cette annĂ©e, le jeĂ»ne a Ă©tĂ© reportĂ© au dimanche, car il n’y a pas le deuil le jour du shabbat.
Le deuil ne se limite pas au Mur occidental. Des millions de Juifs en Israël et dans le monde entier marquent la journée par le jeûne.
Ce samedi soir, les rassemblements spĂ©ciaux ont eu lieu Ă travers le pays, rĂ©unissant des gens de diffĂ©rents styles dans un effort de mettre fin Ă la haine gratuite, qui, selon la croyance juive est ce qui a conduit Ă la destruction du Second Temple. Le plus notable de ces Ă©vĂ©nements a Ă©tĂ© l’un intitulĂ©  » Ce soir, nous n’Ă©tudions pas la Torah « .
Un tel rassemblement s’est fait pendant trois nuits d’affilĂ©e Ă la place Rabin Ă Tel-Aviv, avec des personnalitĂ©s comme le poète Erez Biton, l’ancien ministre de l’Education Yuli Tamir, le chef de  Otniel et sa  yeshiva Rabbi Re’em Ha’Cohen, Natan Meir, qui est le mari de la victime Dafna Meir, les chefs de groupe religieux de la jeunesse du Bnei Akiva et les groupes de jeunes laĂŻques ainsi que les adolescents et les adultes de diffĂ©rents partis de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne.
Mais ce qui fut le plus puissant est cette prière  » Hamakom Yerah’em  » au Kottel chantĂ© par tous les Juifs Ă l’unisson pour ne pas oublier la perte du Temple saint de JĂ©rusalem





